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LV. Vif. MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOGOMOTION

onretranche sa portion affectée. Siles os de

l’avant-bras sont malades, le chirurgien prolonge sur eux les incisions latérales, détache les téguments qui les recouvrent en arrière, les isole en avant, et les réséque à leur tour. La division des os se faisant d’arrière en avant, il est convenable de scier l'humérus un peu obliquement de bas en haut, et les os de l’avant-bras de haut en bas, afin que le membre étant à demi fléchi, on puisse plus exactement mettre ses deux parties en contact.

Le malade étant couché sur le dos, ou au moins sur le côté sain, l’avant-bras doit être étendu. Après les incisions latérales et la formation du lambeau quadrilatère postérieur et supérieur, si le chirurgien reconnaît quela résection devra s'étendre aux os de l’avant-bras, il prolonge immédiatement de ce côté les deux premières sections, et forme un second lambeau. Il découvre et fait écarter ensuite le nerf cubital.

Puis, plaçant l'avant-bras dans la demi-

flexion , il sépare de l’humérus les chairs

antérieures du bras , glisse entre elles et l'os une plaque de bois, sur laquelle il opère la section , à une hauteur convenable, Le fragment est ensuite saisi et renversé en arrière, puis, détaché de haut en bas, et désarticulé par la section de tous les liens fibreux qui le retiennent. Si la résection doit portier sur le radius et le cubitus, la désarticulation n’est pas faite; mais on poursuit la séparation antérieure des chairs jusqu’à la hauteur indiquée par la maladie, et à laquelle les os de l'avant-bras sont divisés à leur tour.

Ce procédé ne me semble offrir aucun avantage sensible sur le premier. Il est ordinairement difficile de déterminer, avant d’avoir ouvert l'articulation et examiné les surfaces osseuses, la hauteur précise à laquelle la résection devra être portée.

Une incision étant faite le long de la crête d’un des condyles de l’humérus, et tombant perpendiculairement sur une autre division, dirigée en travers, au côté correspondant de l'articulation, il est facile, en écartant les

lèvres decetteplaie, quiala forme d'un T,de

découvrir l’éminence qui lui correspond, et d’en retrancher, soit avec une scie à main,

CHAP. IV. RÉSECTION DES ARTICULATIONS

soit au moyen de la gouge et du maillet, toute la portion carice,

On a voulu enlever le radius en entier.

Une incision étendue, en dehors, à toute la longueur de l’avant-bras, permettrait d’arriver au côté externe du radius, en avant des muscles long supinateur et radiaux externes, En écartant les lèvres de la plaie vers le milien de l'avant-bras, on arriverait au ligament interosseux. Une plaque serait glissée à travers cette incision et le radius coupé en deux moitiés, qu’il serait ensuite assez facile de détacher, de ce point vers les deux articulations.

Cette opération appartient à lamphithéätre beaucoup plus qu’à la chirurgie pratique.

Exécutée pour la première fois par White en 1769, puis par Bent, Moreau père, Percy, Larrey, Willaume et autres, la résection de la tête de l’humérus est une opération peu difficile, White incisa longitudinalement la peau et toute l'épaisseur du muscle deltoïde, depuis l’acromion jusque vers la partie moyenne du bras; ensuite, divisant la capsule articulaire et les tendons qui la recouvrent, il fit sortir la tête de l’humérus à travers la plaie, et en retrancha toute la partie malade.

Sabatier voulait qu’on fit deux incisions obliques , écartées en haut de deux à trois pouces , et réunies en bas, de manière à former un lambeau que l’on pût aisément relever.

Moreau faisait deux incisions, longues de quatre pouces, une en avant, l’autre en arrière de l'articulation , et les réunissait par une section transversale qui passait sous Vacromion, de manière à circonscrire un large lambeau quadrangulaire, qui était en-

suite abaissé. Les tendons qui recouvrent

la capsule articulaire étant coupés, et la tête de l’humérus étant portée en dehors, à travers la plaie, il était facile d’en faire la résection. Si l'angle antérieur de ! omoplate paraissait rialhdhé, on prolongeait en arrière les deux incisions latérales, un nouveau Jambeau était formé, aux dépens des téguments sus-acromiaux, et l’on emportait le reste de la carie. On réunissait ensuite les parties , et l’on soutenait le bras avec'une

écharpe. Ce procédé présente le désavantage de former un lambeau dont la base étant dirigée en bas, ne permet pas au pus de s’écouler avec facilité, et dont la réunion à l’acromion doit toujours être difficile.

M. Syme veut qu'après l’incision verticale de White on en pratique une autre, partant de sa partie inférieure , et gagnant en arrière le bord postérieur de l’aisselle, de ma nière à découvrir le côté correspondant de l'articulation. À l’incision de White, Bent ajoute deux incisions supérieures, transver:

sales, qui lui donnent la forme d’un T, et lui permettent de pénétrer jusqu’à la jointure.

Aucun de ces procédés n’a de supériorité très-marquée sur les autres. Dans les cas où la tête de l’humérus est broyée par un coup de feu, l'on a pu, en agrandissant les ouvertures faites par la balle, extraire les esquilles, et porter l’os assez loin au dehors pour en opérer la résection. Lorsque, la tête de l'humérus est malade, est téguments intacts, il est indispensable de tailier des lambeaux pour la faire sortir; le procédé de La Faye, modifié par Dupuytren, dont il sera parlé au sujet des amputations , est alors un des convenables. La plupart des opérations proposées pour exécuter l’ampu tation du bras dans son articulation supérieure , sont d’ailleurs applicables à la résection de la tête de l'humérus.

Si l'angle glénoïdien de l’omoplaie était altéré, le chirurgien pourrait l'enlever, avec la scie à chaîne, ou avec la scie ordinaire, après en avoir séparé les parties saolites Lorsque la maladie s'étend plus loin, il est facile de prolonger en haut les Angles des incisions, de détacher dans le mème sens les parties molles, et de pratiquer une résection scapulaire, que MM. Larrey, Hunt et Baudens n’ont pas craint de faire porter jusqu’au delà des trois éminences qui surmontent l’omoplaie. M. Janson excisa mème une pariie très-considérable de cet os, comprise dans une tumeur qui pesait huit livres et demie, et dont l’intérieur offrait l'aspect d’une grenade.

La puérison ne s'opère pas ; après la résection de la tête humérale , par la formation d’un. cal solides et.d’une articulation

nouvelle. L’extrémité supérieure de l’humérus reste éloignée du scapulum par un intervalle proportionné à l'étendue de la perte de la substance opérée ; le bras est pendant sur le côté du thorax ; mais l’avant-bras peut être fléchi, et la main, ainsi que les doigts , conservent une grande partie de leur force, et toute leur liberté. Le sujet, toutefois, ne peut écarter le membre du tronc, ni le soulever en avant ou en arrière, et il est obligé de se servir de l’autre membre pour le porter là où la main doit exereer son action.

Dans un cas de carie du tiers externe de la clavicule, M. Velpeau a réséqué la portion malade, au moyen d’une incision cruciale dontles branches avaient quatre pouces d’étendue. Il divisa ensuite les ligaments acromio-claviculaires , pénétra dans larticulation, souleva la clavicule, l’isola, et en retrancha la portion altérée.

Il me semble qu’on aurait plus de facilité en pratiquant une incision parallèle à la clavicule, jusqu’à son articulation externe, puis en glissant sous cet os la scie à chaîne, et en terminant par la désarticulation du fragment malade.

La même incision , dirigée en dedans, permettrait de déubnle l'extrémité ur nale de la clavicule, laquelle après la section de la partie moyenne de l'os, serait assez facilement soulevée et détachée. Cette opération a ‘été plusieurs fois pratiquée avec succés.

M. Mott, de New-York, aextirpé la clavicule entière, transformée en une tumeur égale en volume aux deux poings réunis. I] fit d’abord une incision semi-lunaire, à convexité inférieure , au-dessous de la masse morbide , et s'étendant d’une extrémité de l'os à l’autre ; puis une seconde section, opposée supérieurement à la première. Il coupa la clavicule avec une scie à chaîne, entre Vacromion et l’apophyse coracvide, et détacha enfin la tumeur de dehors en dedans.

Les deux veines jugulaires furent liées , amsi qu’une multitude de branches artérielles.

Après les opérations de ce genre, une machme, convenablement disposée , pourvait maintenir l'épaule écartée en arrière,

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