SO EE
sanguines locales, non qu ‘elle provoque la
sorlie du liquide retenu dans la partie irri: tée, mais parce qu’elle l'empêche d’obéir à la force qui l'attire ou qui le pousse vers cette partie. Lorsqu'il jugé convenable de se servir de ce moyen, le chirurgien doit en surveiller attentivement les els ;, afin de prévenir la douleur, la fièvre et même la gangrène, qu'il:est susceptible*de provoquer, toutes les fois que son action , trop intense où mal dirigée, accroît l'irritation au lieu de la calmer, En général, la compression ne convient pas dans les inflammations aiguës; on ne peut y recourir avec avantage que contre les phlegmasies lentes, chroniques, non douloureuses, et accompagnées soit de l’angmentation de volume et de densité des tissus , soit de la dilatation passive ou variqueuse des vaisseaux. C’est ainsi que les essais dans lesquels on4’a opposée à l’érésipèle fleomoneux n'ont généralement pas réussi, asus qu’elle à fotir ni d'excellents résultats dans les irritations dont les jambes sont le siége,chez les sujets âgés; dans les tumeurs lymphatiques et glandulaires indolentes ; dans les engorgements des portions d’° intestins sorties à travers l'ouverture soil de l'anus naturel, Soit d’un anus anormal , etc.
L'afflux.du sang dans les parties irritées
constituant le phénomèné fondamental de
l’état inflammatoire, et ce liquide augmentant par lui-même tous les accidents qui ‘résultent de cet état, les saignées locales doivent étre botsdétées comme le moyen le plus simple , le plus direct et le plus eficace de le combattre, La médecine physiologique a démontré comhien ces saignées sont généralement utiles dans les inflammations viscérales ; des faits bien constatés ont depuis longtemps fait ressortir les excellents effets que la chirurgie était en droit d'en atiendré. Afin qu’elles soient efficaces, il importe de proportionner leur abondance à l'intensité des symptômes. Lorsqu'on les ménage trop, elles restent souvent sans utilité, ou plutôt elles favorisent, au lieu de la diminuer , la congestion locale qu'elles sont destinées à combattre, L’'irritation qui accompagne leur pratique tourne au profit de la congestion , qu’elles augmentent , en
même temps que le désorgement est à peu
près nul pour l'apaiser. Dans presque tous
les cas ; après une’première saignée il faut en opérerd'antres , à des ittervallés plus ou moins rapprochés , parce que les accidents , d’abord diminués , ou restent stationnaires,
ou reparaissent, et doivent être poursuivis ou de nouvéau dissipés par le même pro:
cédé. Û “
Parmi les moyens à l’aide desquels ‘on peut opérer lessaignées locales ; les sangsues sont incontéstableitdnt un des plus simples et des plus efficaces. Ces animaux font aux téguments des piqüres profondes, qui pénètrent quelquefois jusqu’au tissu cellulaire sous-cutané. Elles peuvent être appliquées sur toutes les parties du COrps ; et, groupées en plus où en moins grand nombre, elesioccasionnent des écoulements sanguins abondants, des dérivations puis= santes. Quelquefoi s, au lieu d'opérer tout à coup une forte déplétion , il est préférable de n'employer que quelques sangsues, que
l’on DEAN à mesure qu ‘elles tombent,
de manière à entretenir près du siége de "M phlog ose une hémorragie artificielle qui s'oppose au mouvement fluxionnaire morbide , le détourne, l’épuise, le fait cesser, et diesipe ainsi les symptômes qu'il produisait. Il serait impossible ; ou du moins fort difficile, d'obtenir dans beaucoup de cas, par d'autres moyens , un dégorgement loûtl aussi prononcé et aussi salutaire. ,
La sangsife médicinale, reconnaissable à sa edeteith noirâtre , aux six bañdes jaunes varices de brun qui ‘sillonnent son dos , et aux tachés jaunâfres que présente sa facé inférieure , doit êtrede grosseur moyenne, récemment retirée d’une eau claire et pure, avoir les mouvements prompis et vigoureux, et se contracter facilement en forme d'olive lorsqu'on la touche. Afin qu'elle prenne plus sûrement, on est dans l’usage de la laisser hors de l’eau pendant une ou deux heures avant de l'appliquer. Toutes les parties de la surface extérieure du corps, ainsi que les portions des membranes muqueuses accessibles aux instruments, peuvent étre le siége de cette application; il faut avoir seulement l'attention de les raser avec soin, et de les laver, afin d'enlever
les substances étrangères et odorantes qui pourraient les couvrir : dans quelques cas, on se trouve bien de les fomenter avec du lait, dont les sangsues sont avides. Celles ci LP. être ensuite mises dans un verre ÿ ou rassemblées au milieu d’un linge, et placées sur la partie malade. Ces procédés conviennent lorsque application est faite sur une large surface; mais lorsqu'il importe de he piquer les sangsues sur une partie déterminée , et pen étendue , comme la face interne des paupières, l'ouverture des narines, les gencives , eic., on est obligé de les saisir avec un linge près de leur extrémité la plus mince, qui est la tête , et de porter directement cette extré-
mité sur l'endroit où elle doit s'attacher.
Quelques personnes renferment alors la sangsue dans un tube, formé d’un long tuyau de plume, dont on ferme une sp extrémités, tandis que l’autre, à laquelle correspond la tête de l’animal, est appuyée contre l'endroit où la piqüre doit se faire.
Enfin lorsqu'il s ‘agit de porter les sangsues plus Krofôndément encore , comme dans le pharynx, il faut les A dans un tube de verre, après avoir traversé leur extré- mité caudale avec un fil. Lorsqu’elles sont attachées ; le tube est retiré , et le fil sert à les maintenir, etià PME, (EN qu’elles ne s’introduisent après leur chute dans l’œsophage ou le larynx. | #
Il convient, en g cénéral , après la chute spontanée des sangsues , de laïsser le sang s'écouler librement pendant plusieurs 1e res ; cette évacuation prolongée est plus tavérable encore que celle que l’animal a faite immédiatement. ‘On recouvre ensuite la partie de fomentations émollientes, qui ajoutent aux bons effets produits par la saignée locale. Si cependant l’hémorragie devenait considérable et menaçait la vie du sujet, aimsi qu'on l’a vu quelquefois chez les enfants, il serait facile d'y mettre un terme , soit en appliquant sur la partie un linge Léétanit , que l'on maintiendrait pendant quelques minutes en contact avec les piqüres, soit en recouvrant celles-ci de morceaux d'amadou , soit aussi en plaçant sur elles de petites compresses de linge, repliées en plusieurs doubles , maintenues par