‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 266 sur 322 · par exemple ; le gros orteil vis-à-vis de la · texte numérisé non relu

par exemple ; le gros orteil vis-à-vis de la

partie interne. de. la rotule ; le condyle externe de l’humérüs, vis-ävis du sommet de l'acroñtion, etc,

Lorsque la réduction a été complétement opérée , le membre doit, sans éprouver de déplacement nouveau, être enyeloppé par l'appareil, et affermi à la conformation régulière qu’on lui a donnée.

Opérer la réduction, mais ajourner l’application de l’appareil définitif à à une époque plus ou moins éloignée, et jusqu’à ce que les accidents 2 re M ne soient plus à à craindre, est une manière d'agir qui ne saurait supporter là moindre discussion, Laissés à découvert, ou imparfaitement contenus, les membres sont exposés à des déplacements continuels. Les topiques relàchants et chauds, appliqués à leur surface, favorisent l’engorgement et la turgescence des tissus. Si la fracture est tellement simple qu'aucun accident ne survienne ». le bandage aurait pu être appliqué immédiate ment sans danger ; si de l’inflammation , au contraire , tend à se développer , la douce pression d’un appareil méthodique , l’action du liquide dont il est imprégné , et surtout la contention solide et invariable qu'il exerce, sont certes les meilleurs moyens de la prévenir ou de la faire avorter.

Aux membres thorachiques, le sujet doit étre assis et maintenu par des aides, qui s'emparent des parties supérieures et infé-

rieures à la région blessée, et les maintien-

nent immobiles, pendant que le chirurgien enveloppe successivement cette région de compresses, de bandes, puis applique les remplissages, les attelles, et enfin le dernier bandage roulé.

Aux membres inférieurs, la partie doit être posée sur l'appareil, méthodiquement

étendu , à cet effet, et recouvrant le plan

de sustentation. Pendant que l'extension et la contre-extension sont maintenues, les diverses pièces de cet appareil sont successivement appliquées.

Dans les fractures les plus simples, comme dans celles qui présentent le plus de gravité, les bandages inamovibles sont préférables aux bandages ordinaires. Les premiers, dit-on, laissent le chirurgien dans l'ignorance des modifications successives que subit la fracture ; mais sila coaptation a été” bien faite, si le membre à été solidement maintenu pendant le pansement, si l’on a

"CHAPITRE Ÿ. MÂBADIES DÉS OS. "#2

convenablement “disposé le plan de sustentation, d’où proviendraient les changements dé rapp ges drdtsaires se dérangent, se rélachent, cèdent sous la pression des parliés, et se laissent incurver ; de là, des flexions, dés rotations, dés irrégularités, qu’il importe de prévénir par üne surveillanté attention, ét la mise des parties à découvert, à dés époques plus ou moins rapprochées. L'appareil inamovible, au contraire , constituant une boîte, ou plutôt un cylindre solide, ajusté à toutes les saillies ét les rentrées des membres, et les souténant de toutes paris, n'expose à aucun déplacement semblable, et rend, par conséquent , une pareille surveillance inutile. Si les parties S’affaissent, diminuent de volume et deviennent flottantes dans l'appareil , ce changement coïncide avec la chute de l’irritation, avec l'amaigrissement musculaire, avec là formation du cal, avec l’affaiblissement graduel de toutes les causes de déplacement, en même temps . que le plan de l'appareil sur léquél appuie le membre, continué à lüi offrir la forme la mieux appropriée à ses dispositions, et que les extrémités de ce mème appareil, emboîtant les parties qui leur correspondent, les maintiennent à distance, les empêchent de se rapprocher, et par conséquent s’opposent au raccourcissement.

L'application des appareils à fracture en général, et de l'appareil inamovible ou solidifiable, en particulier, exige une grande habitude et une attention soutenue. Imbibées du liquide dont on à fait choix, quelques compresses, pliées en double, assez longues pour s’étendre à toute là région de la fracture, assez larges pour la recouvrir complétement, doivent être collées, d’abord, avec une grande exactitude, sur la peau, de manière à n'y former ni le moindre pli, ni la plus légère inégalité. Ces compresses, au nombré de trois ou quatre, sont déstinées à renforcer l'appareil , et à préserver les parties des pressions inégales que les compresses et les bandelettes , ou les bandes circulaires, pourraient déterminer. Après leur application, la partie est successivement en-

tourée, en procédant de bas en haut, avec qui a presque

| placement des coussiiiets, dont le remplis:

| \ at ML 4 oc dcr au 7. " ortsdes pièces osseuses ? Les banda-

oAT sage doit être disposé dé manière à remplit les vidés, ainsi qu’à prôtégér les aïllies du membre. Enfin, les attelles étant placée et

: be {14 tal AO + HOTTE ï:

roulées dans le draÿ fanion, fe chirürgie is à l'ai +4

lie avec les rubans, ou les affermit à d'une dernièré bande." ST

Ïl immpoñte , däns toutes lés parties de cé pinsement , d'évitér les confétrietions 1r6p violentes , attaht que de laisser es müsclé éxémpts dé compression. Les pièces d

linge doivent , à cet effet, étre à pliquée avec soin les uñes sur lés autres ét éur la

peau , éans qi'il soit convertible d'éxéreet sur elles dé tractions , mais eu Vies) sieurs fois là mäaih À leur surface, afin dé les étendre et dé les éollèr exactement éntre elles. ni Lost. ob + + J'insiste sur cés détails | faute de #y étre attachés rigoureusement qué plusieurs praticiens h'ont pas obten du bandage indiovible 16$ sticeës Qu'ils 6 espéraient , et qu'ils ofit été entrai és lui attribuer des impérfectiôns qui prôvenaiënt surtout des imperfections de sa mise ‘en œuvre. L vw du ji'est bien entendu que , daris tous le de fracture, les parties inférieures du bre doivent étre enveloppées, d’abt d'un bardagé compréssif, depuis let trémité libré jusqu’à l'appareil | spétial, afin de prévenir leur ehiporgeément. n 248 Le vulgaire n’a pas tort lorsqu'il attaché üné grande importance , tant à la réduction proprement dite, qu'au preMier pänsenent

tion du membre dépend , ën effet, en trèsprände partie de ce prernièl acte chirurgical. "+ 4 Après le pañsement, Îe iembre étant réposé ou laissé sur les oreillers destinés à le soutenir, le chirurgien doit interroger le blessé stir sa Situation actuelle. S'il cotitfnué. à éprouver de violentes douletirs mL:

est À craindre que quelque irrégularité n'ait eu lieu dans le pañsement, et la persistance de cet accident peut obliger à lever le ban-, dage, pour le réappliquer avec plus de mé-

{hodé et d'attention. Si, au contraire, ce

toujours lieu ; le blessé

we CE: de PIN Varie EU? d'a: 4 TUMTES D'Ete LITE æ + 20 les autres pièces; el Von termine par le | trouve mieux; 8P1ES douleurs ont Considé.

des fracturés : la régularité de là conformä- |

parcé quetoest …

rablement diminué , on peut augurer favorablement du succès. Il importe de ne quit- “er le sujet qu'après avoir bien examiné ce qui l’entoure , prévenu toutes les causes de dérangement , et avoir assuré au membre la position qui semble le plus favorable.

Après le pansement, si le sujet est vigoureux, si du gonflement et de la douleur existaient déjà, le chirurgien doit faire

pratiquer es saignées veineuses, propor-

tionnées , en nombreet en abondance, à l'énergie de la constitution, à la violence des accidents, et à la gravité de leurs conséquences possibles. Une diète sévère , des boissons délayantes, des lavements émollienis,, si le ventre n’est pas libre, compléterontle traitement, Après cinq à six jours, si aucun accident ne survient , des aliments légers seront accordés, puis le régime sera rendu plus nutritifs et enfin, chez les enfants , les vieillards, les sujets lymphatiques

ou affaiblis, on prescrira une alimentation

substantielle, des amers, des toniques, le vin de Bordeaux en quantités modérées, afin de soutenir les forces et de donner à Vorganisation l'énergie indispensable pour conduire à bien le travail de la consolidation.

Aussi longtemps que l'appareil se maintient solide et résistant, il convient de le laisser en place. Si on le renouvelle, des

aïdes doivent s’emparer des portions supérieures et inférieures de la région fracturée, etles maintenir immobiles, tandis que le chirurgien, placé au côté externe du membre , et ayant du côté opposé untaide intelligent, détache les liens , écarte les attelles, enlève les coussinets de remplissage, puis sépare les bandelettes et les compresses circulaires. Arrivé aux compresses immédiates ; il redouble d'attention , afin de les soulever, sans imprimer de secousses aux parties. Après s'être assuré de la bonne conformation des os, l'appareil est, s’il en

est besoin, réappliqué, avec les mêmes

- précautions que la première fois.

Chacune des complications des fractures

faisant naître quelques indications spécia-

les, ilimporte de les Passer successivement

enrevue.

À LT j LD 4 Le nombre des fragments dans les frac-

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