‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 269 sur 322 · LIVRE VII, MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION · texte numérisé non relu

LIVRE VII, MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION

éhthôtisiasme, ét âltérnativement abandon:

‘nées et féprises, Sont aujourd'hui pour

| quélqueS" personnes l'objet d’une prédilec-

, tion "a Le fañiatiqué. Je les ai émployéés

assez fréquemment, et ellés mont fourni

des résultats très-variés. D'abord, elles né

| péuvent être facilement émploÿées qu’à la main, aü pied, àl'avant-bf s ou à la jambe ; au delà du genou etdu coude, il estpresque

impossible d’en faire usagé; car, malgré les plus minutieuses précautions, lé lit n’est que difficilement préservé d'humidité ; ét, constamment entourés de linges mouillés, les blessés contractent des bronchites plus ou moins graves. Durant l'hiver, cés inconvénients augmentent. Dans beaucoup de circonstances de guerre , où de localités dé nos campagnes, on ñe Säurait absolument y recourir. Tous les sujets d’ailleurs ne les supportent pas avec un égalefacilité : chez un grand nombre, après un ou plusièurs jours, leur impression devient désagréable, puis pénible ; le froid gagne lé tronc, des | frissons se manifestent, et l’on est obligé dé suspendre ou d’abandonrer l'irrigation avant que les accidents locaux qui les ont fait commencer soient conjurés.

En compensation de cés inconvénients, sur lesquels on n’a pas assez insisté, et que beaucoup de personnes ont sans doute constatés comme moi, les irrigations continues présentent, il est vrai, de notables avantages : elles soustraient à la partie la chaleur morbide, à mesüre que celle-ci tend à se développer; elles resserrent les tissus , s’opposent à leur tuméfaction , à leur engorgement par l’afflux des liquides , et par suite à la suppuration. En faisant , en beaucoup de cas, avorter la phlogose, ou en la maintenant à de faibles degrés, elles préviennent les abcès , les fusées purulentes, les dénudations étendues des os, et les accidents analogues , si communs à la suite des fractüres compliquées. D’autres fois, cependant, ét cela dans d’assez grandes proportions , elles ne suffisent pas ; et malgré leur emploi persévérant ét méthodique , l’inflammation l'emporte, et produit $es désordres accoutumés.

En définitive, les irrigations d’eau fraîche constituent, pour les fractures compliquées

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