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LIVRE VII, MALADIES, DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION

de bande serrés ; ou ‘bien encore compren- |

> la partie entre deux attellés également résistantes , , également garnies , appliquées sur les parties PTE et convexe opposées, et serréés convenablement : tels sont les moyens que l’on peut employer, seuls ou diversement combinés, selon la disposition des parties.

Lorsque le cal définitif est formé, ét que les moyens précédents de redréssement ne est-on autorisé à rompre l'union des fragments, à à

reproduire les fractures , et à rétablir in- |

stantanément la conformation normale? Les anciens le pensaient ; À. Paré les imita, et des expériences entreprises par Fabrice d’Aquapendente, Purmann, et, dans ces derniers temps, par Élusiéuts chirurgiens allemands, démontrent qu l peut en être réellement ainsi. Des pressions exercées , à l’aide de pelotes et de traverses, membre, servent alors à le redresser violemment, jusqu’à ce que la rupture ait lieu. Ce

procédé est préférable à celui de M. Wasserfuhr , qui mit le cal à découvert et le :

scia. Après la rupture de la partie courbée, un appareil convenable doit être appliqué, de manière à assurer une guérison régulière.

La rupiure ou la section du cal ne remédient qu'aux difformités anguleuses des membres ou aux déplacements suivant la

direction de los ; elles ne sauraient procurer !

d'autre Kheueur que celle qui résulte du A de l’angle lui-même. Malgré les précautions prises pour éviter, Poe la rupture , la contusion des parties , et les complications de la nouvelle fracture, l'opération n’est pas aussi exempte de danger que le prétend M. OEsterlen. Des accidents graves l'ont parfois suivie, et si l'expérience ne permet plus de la proscrire absolument, comme l'ont fait J.-L. Petit et la plupart de ses successeurs, la raison défend d’ y recourir légèrement, et alors qu’elle n’est pas rendue nécessaire par de telles difformités que les pages du membre soient entièrement perdus.

Appliquons les données dentes aux fractures en particulier.

Toujours produites par des causes direc-

inérales précé-

sur Île :

ww CHAPITRE V.MALADIES DES OS,

tes, et souvent compliquées de contusions violentes et de plaies, les fractures des phalanges des doigts sont faciles à reconnaître, ainsi qu’à réduire. On les maintient ensuite , en entourant d’abord le doigt de compresses circulaires, puis en plaçant deyant et derrière lui une attelle de bois mince et flexible, ou de carton, que des tours de bande affermissent ; et enfin, en lui constituant une ou deux attelles latérales, avec les doigts contigus, qued’on comprend dans les derniers tours de bande, , Fracturés souvent comme les phalanges ; par des causes directes, mais pouvant l'être par des chutes sur leur extrémité digitale, les os du métacarpe n’éprouvent presque Jamais de déplacement considérable, par cette raison que ceux qui sont demeurés sains servent de soutien aux autres. Aussi le diagnostic se fonde-til presque uniquement sur la mobilité et la crépitation. La réduction ne présente pas de difficulté , et

s'opère au moindre effort. Deux attelles, |

minces et flexibles, placées en avant et en arrière, depuis le poignet jusqu’à l’extrémité du doigt correspondant à la fracture, ctappuyant sur des compresses épaisses et étroites, de longueur égale, sont maintenues au moyen de tours de bande dont on enveloppe la main. Les derniers tours de cette bande réunissent au doigt malade celui ou ceux qui l’avoisinent , afin de maîtriser ses mouvements. Jai plusieurs fois guéri, sans difformité appréciable, des fractures des os du métacarpe, en plaçant la main sur une palette de bois, convenablement garnie ; une compresse épaisse recouvrait la face dorsale de l'os fracturé ; les doigts restaient à demi fléchis, et des compresses circulaires,

surmontées d’une bande, fixaient les par-.

ties dans cette situation.

Les os du carpe ne sont jamais le siége que d’écrasements, dans lesquels les parties molles ont été plus ou moins profondément dilacérées. Ces désordres, bien plus que la fracture elle-même, rendent la bles-

ure grave; et le chirurgien n’a presque l'autre tâche à remplir que celle de combattre les accidents inflammatoires , de maintenir l'immobilité du membre ; et de , faxgriser ainsi Ja cicatrisation des plaies.

Les os de l’avant-bras peuvent être brisés

isolément ou à la fois, à leurs extrémités ar-

ticulaires , ou vers le milieu de la longueur

du membre.

; : , d " Dans une chute sur la purs de la main,

Tlavant-bras recevant le poids du corps, c’est

toujours sur le radius que l'effort principal se dirige ; c’est cet os qui se fracture d’abord , et, presque constamment, la solution de continuité a lieu à son extrémité articulaire inférieure, ou immédiatement au-dessus. Îl est rare qu’elle soit” simple : j'ai pu constater dernièrement encore , par l’autopsie , faitexsix mois äprès la guérison, l’existence, dans une fracture semblable, de sept fragments parfaitement réunis , mais encore distincts et communiquant avec l’articulation.

Si l'effort s’épuise par la fracture du radius, elle reste isolée ; si, au contraire, il porte plus loin son action, le cubitus en souffre , et cet os peut alors, selon les cas, ou se luxer sur la main, et perforer les téguments, ou se briser à son tour, et quelquefois présenter plusieurs de ces lésions réunies, lesquelles sont secondaires, et dès lors moins fréquentes que la fracture du radius , par laquelle commence le désordre.

Les symptômes de la fracture de l’extrémité inférieure du radius , sont : la saillie en avant de l'extrémité inférieure du fragment supérieur; un enfoncement correspondant en arrière , au-dessous duquel on remarque la saillie postérieure du fragment inférieur etdu poignet, qu’attirentles muscles radiaux externes et long supinateur. La partie inférieure de l’avant-bras est arrondie, à raison du rapprochement du radius contre le cubitus; la main est lévèrement inclinée en dehors, et l'extrémité inférieure du cubitus est plus saillante qu’à l'ordinaire. Enfin, en saisissant le poignet, et en lui imprimant des mouvements de rotation, en même temps que le radius est retenu para main Opposée, la crépitation sesmanifeste ordinairement. . #

Lorsque les deux os sont fracturés , les symptômes précédents existent à un degré bien plus manifeste , et It maladie simule , plus exactement encore la luxation du poi-

| gneben arriére,

1 Li . ÿ & £ . Des déchirures considérables, des contusions ou des commotions profondes , accompagnent "ordinairement Ces fractures, et

déterminent parfois des-accidents graves,

qui les rendent dangereuses.

La réduction des fractures isolées du radius est fort simple : : il suffit, l’avant-bras étant ‘placé dans la demi-flexion , et le bras retenu par ün aide au-dessus ‘ coude, qu’un autre aide s s'empare du poignet , HA iende , l incline sur le côté cubital, et dirige d' apophyse styloïde du radius ,ou ë ‘base du pouce, au- -dessous du condyle externe de l'humérus, pour que la difformité disparaisse et que les fragments se mettent en rapport.

C’est dans cette situation que doit être opérée la coaptation, qui consiste dans l’effacement des saillies alternatives du poignet, et dans l'élargissement de la partie inférieure de l’avant-bras, opérée à l’aide de pressions exercées d'avant en arrière entre les deux os.

L'appareil se compose de compresses longuettes , épaisses et graduées , que le chirurgien couche , en avant et en arrière, le long de l’espace interosseux, de manière à rendre le diamètre antéro-postérieur de l'avant-bras plus étendu que son diamètre transversal , et à faire porter sur l’intervalle des deux os, qui s’en trouvent écartés, l’effort principal du bandage. Ces compresses doivent , en avant, s'étendre jusqu’au-dessous de la saillie formée par le fragment supérieur seulement , et en arrière Jusqu’au milieu du carpe. Sur elles sont couchées ” deux'attelles, qui doivent être assez larges pour arriver aufhiveau des bords externe et interne du membre , assez solides pour ne lui permettre aucun mouvement , assez longues pour atteindre du coude à l'extrémité des doigts. Des remplissages convenables préservent la main de toute pression inégale et douloureuse. Une série de compresses cireulaires entoure 18 membre ainsi maintenu , etl’appareil est pr au moyen d’un bandage roulé,

Dans d'intention de s opposer à l’inclinaison de la main > côté de la maladie, dans les fractures isolées à l'extrémité inférieure

du radius , Dupüyiren, après avoir appliqué *

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