LIV. VII. MALADIES DɰL'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
de l'épaule au poignet. Une dérnière bande
les maintientet les affermit par des doloires, | Le membre tout entier se trouve ainsi com-"!
pris entre deux demi-pouttièrés, consti-,
tuant, par leur réunion, une sorte de tube, sébburbé à
simple , indiqué par Désault, satisfait à toutes lés indications , et évite la préfé-
rence que lui ont accordée les chirurgiens | français sur les appareils plus compliqués |
de MM. Cooper et Amesburyÿ.
La présque certitude de voir succéder une ankylose , fractüres du coude , rend indispensable la position demi-fléchie de l’avant-bras péndant toute la durée du traitement. Placée à l'extrémité d’un levier infléxible ; la main serait rendue à peu près inutile, si l’on ne prenait cette précaution.
Là portion la plus élevée de Fhumérus !
peéut se fracturér à son col chirurgical où à
son col anatomique. Dans le prémiér Cas, !
la partie supérieure du fragment inférieur .
se porte en haut ét en dedans, au fond du creux de l’aisselle , par l’action combinée des muscles grand pectoral, grand dorsal et grand rond, coraco-brachial, fragment supérieur, au contrairé, roule en dehors et en avant, dans la cavité glénoïde, entraîné par les muscles sus et sous-épineux, petit rond et sous-scapulaire. Dans le
second cas, celui de la fracture au col ana- | tomique, le fragment supérieur, privé d’at- :
tache musculaire, reste immobile, tandis que le fragment HHÉérieui, remonté par tous les muscles qui se portent de l'épaule au bras et à l’avant-bras, est en même temps tiré en dehors par ceux qui s’attachent à la grosse tubérosité de l’humérus.
Le diagnostic est, parfois, d'autant plus difficile , que là fracture, ordinairément produite par des causes directes, s’accompagne d’un gonflement considérable , et
d’une douleur intense qui s'oppose au moin- | dre mouvement ; | fée, le coude éloigné du tronc, et que l'on !
que l'épaule est défor-
sent une tumeur anormale dans l’aisselle.
Cependant,
angle droit et dans lequel aucun !
miouvement n’est possible. Ce bandage fort |
‘au moins incomplète, aux !
etc. Le !
la crépitation, qui peut ètre | | percüe au moyen de mouvements divers , surtout de ceux de rotation, imprimés au !
Ghonntles dr se
CHAT, V. MALADIES DES OS
fragmént inférieur , l'épaule étant rete:
nueÿ l'inégalité dé la tumeur de l’aisselle ; la facilité avec laquelle le coude peut être appliqué au tronc ; la position inférieure de la dépression deltoïdienne, d’ailleurs incomplète, et enfin la facilité avec laquelle là conformation normale peut être rétablie et pérdue : tels sont les principaux symptëmèês distinciifs des deux lésions.
À raison des contusions résultant de l’action directe des causés vulnérantes qui les produisent ; les fractures du col de l’humérus sont presque toujours fort graves. Assez souvent , aussi, la consolidation laisse à sa suite Soit de la difformité , soit de la gêne et de la faiblesse dans les mouvements du mémbre. Ce résultat est surtout à redouter dans les fractures du col anatomique, dont la consolidation, pour n’être pas impossible, comme on l’a cru, ne s'opère cependant qu'avec difficulté , et souvent au moyen de prolongements stalactiformes étendus d’un fragment à l’autre,
Il est absolument impossible , dans les fractures de ce genre, d'agir sur le fragment supérieur; trop court pour offrir de la prise aux moyens de réduction et de contention, Aussi ; l'épaule étant retenue par un aide, un autre aide s'empare du bras, l’avant-bras
étant à demi fléchi, étend le membre, et lui
donne, le long du corps, sa rectitude normale. La réduction étant exacté, des compresses et trois attelles, une antérieure, une externe et une postérieure , soutenues par un bandage roulé, sont appliquées sur le bras, avec l'attention de leur faire dépasser l'épaule. Un coussin , disposé de manière à maintenir la direction perpendiculaire de l’humérus, doit être ensuite appliqué entre le bras et la poitrine, et retenu à laide de rubans fixés à son angle supérieur. Le chirurgien ; après avoir soutenu le membre à l’aide d’une écharpe large et solide, applique et maintient le bras contre le coussin, au moyen d’un bandage de corps assez large et assez long pour ne faire du membre, du coussin, de l’écharpe et de la poitrine qu’un seul tout; solide et inamovible. Un scapulaire et des épingles, où des points d’aiguille, rendent ce bandage persistant, autant qu’il était mobile et susceptible de
se déplacer, à l’aide des bandes de Desault, Dé toutes les parties de l’omoplate, la plus saillante, la moins protégée par les couches musculaires, et la plus accessible aux chocs directs ou transmis par l’humérus, l’apophyse acromion, bien que ses fractures soient assez rares , est cependant celle qui offre les exemples les plus nombreux de ces lésions. Ces fractures ha nairement transversales, déterminent l’inclinaison de Ja tête du malade vers le côté affecté, l’immobilité du bras , que le blessé ne peut soulever en dehors , enfin l’abaissement du sommet de l’apophyse , sa mobilité, la crépitation et la présence d’inégalités marquées au niveau de la fracture, Soulever verticalement le bras contre l'épaule, appliquer des compresses épaisses sur l’acromion , et les fixer au moyen, d'a bord d’une écharpe, puis de tours de bande, dirigés en 8 de chiffre, de l’aisselle du côté sain, sur l'appareil local et sous Le coude correspondant ; enfin, appliquer un ban-
dage de corps, de largeur suffisante ; qui .
maintienne le membre contre la poitrine et s'oppose au dérangement des autres parties de l’appareil , tels sont les moyens de pansement qu’il convient le mieux d'employer.
Dans les fractures verticales du scapulum , reconnaissables à la mobilité des fragments et à la crépitation , les fibres charnues , implantées sur les deux portions de l'os, empêchent que lé déplacement soit jamais considérable , et pour voient presque seules aux frais de la contention. Il suflit ensuite , pour que la consolidation s'opère, de fixer le bras, soutenu par une écharpe, contre le tronc, de manière à ce que l’épaule soit portée en arrière. C
Les solutions de continuité horizontales ont lieu, le plus ordinairement, dans la partie sous-épineuse de l'os, et consistent parfois, seulement, dans la séparation de son angle inférieur, La portion supérieure de l’omoplate est alors entraînée en haut et en arrière par les muscles angulaire , trapèze et rhomboide, tandis que l'inférieur se porte en avant, cédant à l'effort du grand dentelé, du grand dorsal et du grand rond.
Des compresses épaisses ; placées sous l’an-
gle et le bord antérieur de l'omoplate , doi- | 17
vent, retenues par un bandage de corps, maintenir ces parties en haut et en arrière; puis on fixera le bras contre la poitrine , la main du côté malade appliquée contre l’épaule du côté sain, et le coude , porté en avant , soutenu pôr une écharpe.
Ces Adi dipl ne se maintiennent solidement, qu'autant que les compresses sont imbibées de liquide rendu solidifiable avec Pamidon où l’albumine , qui les transforment en un plastron résistant, moulé sur les parties , adhérent à leur re , etne pouvant être déplacé, lorsqu'il a acquis toute sa consistance, Je viens d'employer ce moyen avec un succés remarquable contre une fracture du cartilage de la huitième | côte. di + Quantaux autres fractures de l’omoplate, comme celles du col de cet os et de l’apophyse coracoïde , elles sont excessivement rares , et. bien plus constamment encore que les précédentes produites par des causes directes, d’une extrême violence ; de - telle sorte que, lorsqu'il en rencontre , le chirurgien a bien plus à s'occuper des lésions des parties molles qui les accompagnent que de la solution de continuité de l'os. Elles exigent seulement, du reste, que le bras, salée par une écharpé soit maintenu, au moyen d’un bandage de corps, en contact avec. le tronc. |
Des plus fréquentes , parmi les lésions de ce genre ; et produites par des causes directes, OS SO VEN que par contre- "CUups, et surtout par des chutes sur le moignon de l'épaule’, les fractures de la clavicälé ont lieu dans le corps de l'os, ou près de ses extrémités articulaires.
* Les premières sont reconnaissables aux signes suivants : le fragment externe, obéissant au poids de l’épaule , s’abaisse au-dessous de l'interne; puis, attiré par les muscles sous-clavier et pectoraux, il s serporte en dedans; de telle sorte que .le sujet se présente, l'épaule basse, rapprochée du sternum , la tête inclinée du côté malade, et 'éjañl-brés demi-fléchi , soutenu par la
main opposée, afin de dia la douleur :
et le tiraillement des muscles. Cette attitude est caractéristique. L’impossibilité de porter Ja main à la tête est un symptôme commun