LIVRE I. CHAPITRE IT
aux ventouses, et d'ôpérer ainsi une saignée locale? il faut appliquer d’abord le vase sur la partie, suivant un des procédés qui viennent d’être indiqués, afin d'y déterminer J'afflux du sang. La ventouse est ensuite ôtée , et l’on fait sur l'endroit qu’elle recouvrait un plus ou moins grand nombre de scarifications légères et parallèles à l'axe du membre, au trajet des nerfs et des vaisseaux, ou bien encore à la direction des fibres D blaires ou des plis cutanés de la région. Après quoi on réapplique de nouveau la ventouse comme la première fois.
Le sang sort alors des solutions de continuité avec une force et une abondance proportionnées, d’une part, à la pro'ondeur, à l'étendue et à la multiplicité des scarifications , de l’autre , au degré de raréfaction que l’on a communiqué à l'air renfermé dans le vase. On concoit , d’après cette observation, combien il importe, lorsque l'on veut opérer des évacuations sanguines abondantes , de pratiquer des scarifications assez Haute pour pénétrer dans l’épaisseur du derme, *t pour ouvrir en grand nombre les vaisseaux qui le parcourent.
Lorsque la ventouse, presque remplie de sang, a cessé d'agir , il faut la détacher, et l’on peut au besoin reutteler l'évacuation sanguine , en lavant la partie avec de l’eau tiède ,.et en réappliquant de nouveau la cloche , après l'avoir nettoyée. |
M. Larrey a imaginé, pour cette légère opération, un instrument particulier, assez semblable à la flamme dont les médecins vétérinaires se servent pour saigner les chevaux ; mais le tranchant arrondi et fort court de ce scarificateur s’'émousse promptement. Il est difficile de le rendre très-fin, et, en dernière analyse, son action ne diffère en rien de celle du bistouri ordinaire.
Les chirurgiens allemands font un grand usage d’un scarificateur qui consisle en seize où un plus grand nombre de lames tranchantes , renfermées dans une boîte carrée, en cuivre, et qui, au moyen d’un ressort, sont poussées rapidement au dehors, et font instantanément sur les parties des divisions qui peuvent pénétrer tout le corps de la peau. Pour se servir de cet instrument , on tend le ressort, on met la surface de la hoîte