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LIVRE VII. MALADIES DE L'APPAREIL DÉ LA LOCOMOTION

rant ces opérations , 1° d'exercer, pour extraire le séquestre à travers une ouverture trop étroite, des efforts susceptibles , ou de briser la pièce osseuse, ou dé dénuder l'os nouveau, et de provoquer une nouvelle nécrose ; 2 de diviser trop loin l’enveloppe du séquestre , ce qui aurait le grave mconvénient d’affaiblir le membre, d'étendre inutilement le désordre , et de retarder la guérison; 8° enfin, d’ébranler fortement l'os nouveau avec la gouge ou le maillet, parce que l’on pourrait le fracturer, et compliquer ainsi la maladie. C’est pourquoi l’opérateur doit, autant que possible , éviter l’usage de ces instruments , et leur préférer le trépan, puis les scies à tranchant convexe , destinées à diviser les ponts qui restent entre chaque térébration. Il est parfois indiqué de diviser le séquestre lui-même , au moyen de pinces incisives, ou d’autres instruments analogues , afin de se dispenser d'agrandir outre mesure le passage qu’il doit traverser. Après l'avoir amené au dehors, le chirurgien panse mollement la plaie , et l'écoulement du pus doit être favorisé par une situation convenable. La division, dès lors réduite à des conditions simples, ne tarde ordinairement pas à se cicatriser.

La méthode employée jusqu’à présent pour étudier les maladies des os n’a guère conduit qu’à déterminer leurs caractères physiques les plus apparents , les plus grossiers. Les observateurs ont accumulé dans les cabinets les squelettes les plus hideux, les plus bizarres , des altérations que le hasard fait chaque jour découvrir. Sacrifiant le parenchyme , ils n’ont conservé que la cage plus ou moins déformée qui renfermait le mal. Aujourd’hui, les chirurgiens et les anatomistes entrent dans une voie différente, qui promet de faire arriver à des connaissances plus exactes et plus utiles.

On injecte les vaisseaux de tous les genres, on examine les membranes , on dégage les parties vivantes altérées de la gangue inerte qui les encroûte, les masque et les défigure. L’os , desséché et dépouillé de ce qu’il renfermait, n’est pas plus utile à l’anatomie pathologique que ne le serait à l’anatomie comparée la carapace vide des crustacés ou des tortues. Aussi cherche-t-on à

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