CHAPITRE VI, AMPUTATION DES MEMBRES
le décomposer, pour conserver, au con- |
traire , la partie vivante , dont les modes de dégénérescence deviennent apparents, et peuvent dès lors être analysés, et décrits sous tous les aspects.
Au surplus, cette partie de la pathologie, qui traite des variétés diverses des maladies des os, dont 1l vient d’être sommairement question, attend encore un historien assez habile pour exposer les lois qui les régissent, et retracer exactement les formes nombreuses qu’elles affectent. Un fait, que l'on ne saurait méconnaître , c’est que les principales altérations osseuses se combinent souvent entre elles : ainsi, la carie détruit, en beaucoup de cas, les parties des os tuméfiées, ou exostosées, si l’on peut.s’exprimer ainsi; il n’est pas rare de rencontrer, dans le même os, des portions encore dures, et seulement gonflées, à
côté de parties ulcérées, ou ramollies , ou carnifiées, ou cancéreuses , ou enfin frappées de mort, dans une plus ou moins grande étendue. Ces combinaisons sont analogues à celles qu’on observe dans les parties molles, où il n’est pas rare de voir une tumeur ulcérée présenter des portions lardacées , fibreuses , cartilagineuses , cérébriformes , etc. Dans toutes ces occasions , aux os, comme dans le reste de l’organisme , on ne saurait trop le répéter, c’est l'irritation qui constitue le phénomène fondamental et la cause immédiate de la maladie ; c'est elle que le praticien doit presque toujours combattre, En la détruisant , il rendra souvent inutiles les opérations les plus graves, ou du moins , en ramenant les tissus à un état meilleur, les procédés opératoires deviendront plus faciles , et produiront des succès plus assurés.
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