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LIVRE VII MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION

qu'on retranche seulement la troisième. Le chirurgien forme et détache ensuite un lambeau palmaire , que l’aide relève ; puis , « ouvrant la partie antérieure de la capsule , et divisant les ligaments latéraux, il termine l’opération par la section des tissus postérieurement situés. Cette opération est évidemment moins simple et moins rapide à exécuter que la précédente , sur laquelle ! ses résultats n’ont aucun avantage.

IL en est de même de la méthode circulaire , que quelques personnes ont cherché : à mettre en honneur. Diviser-circulairement | la peau , à deux ou trois lignes au-dessous de l'articulation, puis faire relever cette membrane par l’aide chargé de maintenir la main, et couper enfin les ligaments et les tendons , constituent des actions assez nombreuses et d’une exécution parfois difficile. Quant au lambeau dorsal , substitué au laibeau palmaire , il ne convient d’y recourir que lorsque la destruction des parties molles antérieures du doigt ne permet pas d'opérer autrement.

Observant qu'aucun tendon ne s’attache à la première phalange des doigts ; et craignant que cette partie ne reste étendue et immobile après l’amputation du reste de l'organe, M. Lisfranc a imaginé de faire d’abord , au devant de cette phalange, une incision longitudinale, pénétrant jusque dans la gaine des tendons fléchisseurs. et les entamant. Ces tendons devaient, par suite de cette opération préliminaire, coniracter des adhérences avec la phalange au !

devant laquelle ils passent, de manière à conserver à cette partie, après l’'amputation, la mobilité dont elle jouissait précédemment. Suivant ce procédé, le chirurgien pratiquerait deux opérations ; le malade serait exposé à l’inflammation, toujours grave, de la gaine des tendons ; et, en définitive, Padhérence de ces organes à la première phalange s'opère constamment dans la cicatrice, après l’amputation ordinaire , avec autant de süreté et de puissance que si la précaution indiquée avait été prise. Elle est donc à la fois inutile et dangereuse.

En général, après les amputations inter-

. phalangiennes des, doigts, les parties doi-

vent être tellement Latin que la cica-

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