‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 31 sur 322 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

convient de faire observer seulement, 1° que

la basilique est appliquée dans une grande

étendue sur l’artere brachiale, dont elle n'est séparée que par la faible épaisseur de l’aponévrose bicipitale ; 2° que la médiane, plongée en dehors dans du tissu celiulaire, se rapproche aussi, en dedans, près de sa jonction à la précédente , du trajet de l’artère principale du bras; 8° enfin, que les deux autres vaisseaux sont éloignés , en dedans et en dehors , de tous les organes importants. Il résulte de ces dispositions que la saionée des deux premières des veines du bras n’est pas toujours exempte de danger, tandis que les deux dernières peuvent être constamment ouvertes sans que l’on ait d’accidents graves à redouter.

Si le sujet est fort malade, ou si l’on craint qu'il n'éprouve de la défaillance , il faut le saigner couché dans son lit; dans le’ cas contraire " on peut le faire ep sur une Chaise, Le nie étant découvert et étendu, le chirurgien s'assure d’abord du trajet 7 l'artère brachiale, de ses rapports avec les veines qui l’avoisinent, et du volume relatif de celles-ci, Le plein de la ligature est ensuite placé sur la partie inférieure du bras, à trois travers de doigt du ph du coude, et ses chefs, croisés derrière le membre, sont ramenés en dehors, où ils doivent être noués au moyen d’un nœud à rosette simple. Cette ligature est assez serrée, lorsque les veines de Vavant-bras se gonflent, sans que l’artère radiale cesse de battre. On fait ensuite plier ie membre, et pendant que le sang distend les veines, on choisit et l’on apprète la lancette, qui doit être à grain d'orge pour les veines grosses et superficielles, et à grain d'avoine ou à langue de serpent pour celles qui sont petites ou profondément situées.

La saignée qui nous occupe doit être pratiquée dé la main gauche sur le bras gauche, et réciproquement. La lancelte étant ouverte de manière à ce que sa lame fasse un angle droit avec la chässe, on la place 2 à la bou-

che, le talon obus vers là main A doit

pRérer

Lechirurgien ayant devant lui la personne qui tient le vase, et celle qui doit l’éclairer, si la lumière naturelle est insuffisante, étend le bras du sujet, et le maintient immobile,

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