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LIVRE VIT. MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION

ments supérieurs des trois dernières articu= lations métatarsiennes. Arrêté par le second os du métatarse , le couteau doit être portés du côté opposé, et ouvrir l'articulation dun premier cunéiforme avec le premier métatarsien, articulation placée plus en avant” que les autres, et qui est un peu oblique de dedans en dehors et d’arrière en avant. Les chirurgien cerne ensuite le second métatarsien dans la mortaise qui le reçoit. Lorsqu'il! a coupé ses ligaments dorsaux , il achève sa

‘désarticulation, en tournant le tranchant du Couteau vers la base du pied, en insinuant

sa pointe en bas, sous la partie interne de

la mortaise, et en divisant, par un mouve-

ment d'élévation imprimé au manche, le“ très-fort ligament qui retient cet os. Le

de pouce environ plus en avant que l’externe. Elle commence, en dehors, derrière la tubérosité externe du cinquième métatarsien, et se termine, en dedans, à un enfoncement que l’on remarque sous le côté interne du pied, entre la partie postérieure du premier os du métatarse, et une émi-

reste de l'opération ne présente plus, dès lors, de difficulté sérieuse. Les ligaments tarso-métatarsiens plantaires étant divisés, le chirurgien couche la lame du couteau en !

travers el à plat, sous les extrémités posté- « rieures des os du métatarse, et termine l’ablation des parties, en conservant inférieu- :

nence qui appartient au premier cunéiforme. Le tendon du muscle jambier antérieur passe sur la face interne de cette Jointure, et se fixe aux deux os qui la forment.

Ces premières notions étant acquises , il devient assez facile d’amputer le pied entre le métatarse et le tarse ; opération déjà indiquée en 1720, pratiquée en 1789 par Percy, en 1799 par M. Hey, et décrite en 1815 par M. Willermé, ainsi que par M. Lisfranc. Le procédé de ce dernier est le seul qui soit demeuré dans la pratique. Pour l’exécuter, le chirnrgien, saisissant le pied, de telle sorte qu’il en recoive la face plantaire dans la paume de la main gauche, appuie, d’une part, le pouce, et de l’autre, le doigt indicateur de cette main sur les extrémités interne et externe de la ligne articulaire qui nous occupe. Üne incision, légèrement convexe en avant, est dirigée de l’un de ces points à l’autre, à un demi-pouce environ au devant des articulations à ouvrir. La peau étant relevée par l’aide qui tient la base du pied, le couteau doit ètre porté derrière la saillie du cinquième méta-

tarsien et inciser d’un seul coup les liga-,

rement un lambeau, plus long en dedans | qu'en dehors, et destiné à être relevé sur la "

plaie.

Telle est l’opération exécutée sur le pied

droit; en opérant sur le pied gauche, le

chirurgien doit , ou tenir le couteau de la main gauche, ou commencer la désarticulation par la partie interne de l'organe, ce qui, au reste, est peu important, Chez les enfants, ainsi que le remarque M. Lisfranc, il serait possible d’amputer dans la continuité des os de métatarse, en divisant les cartilages d’ossification qui séparent leurs épiphyses postérieures de leurs corps.

Le premier et le cinquième métatarsiens peuvent être facilement amputés, dans leurs articulations postérieures , à l’aide de procédés à lambeau ou ovalaires, parfaitement semblables à ceux décrits pour l’extirpation des métacarpiens du pouce et du petit doigt.

Il serait inutile d’y revenir.

Afin de retrancher isolément les deux premiers métatarsiens, on a proposé de faire, sur la face dorsale du pied, une première incision étendue de l'articulation postérieure du second métatarsien à la seconde commissure des orteils. Une autre incision :

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