LIVRE VII MALADIES DE L'APPAREIL DE LA LOCOMOTION
rait peu méthodique de négliger, lorsque la maladie les comporte. Si les terreurs mani-
festées par M. Blandin, relativement aux
dangers attachés à l’amputation tarso-métatarsienne , sont exagérées, ainsi que le constate l'expérience, la crainte de voir, après l’'amputation intertarsienne, le moignon du pied se renverser en bas, et le talon se coller contre la face postérieure des os de la
jambe , ne l’est pas moins. Je n’ai perdu de #
vue que depuis quelques mois un artilleur à qui j'ai pratiqué cette opération, 1l y a plus de deux ans, et qui marche sur la partie tarsienne du pied, sans éprouver la moindre
- gène. Ces deux opérations doivent donc res- w
ter dans la pratique, et fournir au chirur-
gien un double moyen de conserver la «
jambe.
Indiquée par Hippocrate, mise en pratique par Fabrice de Hilden , et l'objet des éloges de quelques praticiens, l’amputation du pied dans son articulation avec la jambe est aujourd’hui entièrementabandonnée. Il faudrait , pour qu’elle püt être remise en hon-
neur,qu'ildevint facile d’adapterdes bottines : inférieure du «
mécaniques à l'extrémité membre.
Le lieu d’élection pour lamputation de la jambe est à deux pouces environ au-dessous de l'insertion du ligament inférieur de la rotule au tibia. Si la lésion qui exige l’opé-
“raiion s’étendait très-haut, le chirurgien
pourrait, comme l’a fait un grand nombre de fois M. Larrey, couper le membre dans l'épaisseur des condyles du tibia , immédiatement au-dessous de l’attache du ligament rotulien, Le sujet étant situé comme pour l’'amputation de la cuisse, lemembre étendu, et l'artère crurale comprimée sur la branche horizontale du pubis, le chirurgien incise les tévuments , à deux ou trois pouces audessous de l’endroit où les os doivent être
ER
ed
sciés ; l’aide, placé en haut, les attire vers .
le genou, à mesure qu'avec le couteau les liens celluleux qui les retiennent sont divisés. La dénudation étant portée assez loin,
les muscles doivent être coupés d’un second !
trait, puis le couteau est porté sur les chairs interosseuses, au niveau de celles que la rétraction a fait remonter. Pour cela, la pointe de instrument , glissant, en avant,