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CHAPITRE IL

. La douleur est l'élément indispensable de toute révulsi n. Les agents et les procédés qui excitent les souffrances les plus vives constituent donc les révulsifs les plus puissants et les plus sûrs dans leurs effets. Ce sont eux que l'on doit préférer, toutes les fois que les irritations sont enracinées dans

les organes, et qu’elles ne peuvent être que

HEC dnt déplacées. IIS conviennent exclusivement aussi dans tous les cas où les

viscères les plus importants sont le siége de

congestions violentes, dangereuses, et de

. la prompte cessation dsnnelles dépend la

vie des sujets. Bien entendu que, dans ces circonstances oraves, on unit les évacuations sanguines et souvent les applications réfrigérantes locales à l’emploi des révulsifs, *

: N ÿ a : 448 DES PRODUITS DE L'INFLAMMATION , ET DES OPÉRATIONS QU'ILS RÉCLAMENT .

Lorsque l’inflammation aiguë n’a pas cédé à l’usage méthodique des médications précédemment indiquées, elle se termine ordipairement par la formation d’un liquide

nouveau, que l’on nomme pus, el qui peut | être ER par tous les organes. Ras emblé dans l’intérieur de nos parties, ce liq ide forme des collections plus ou moins consi-

dérables, qui recoivent le nom d’abcès.

Avant que l’abcès soit constitué, le tissu enflammé se. ramollit , et se pébetre çà et là d’une matière aie. opaque et sanguinolente, Ces petits foyers augmentent LÉ volume, se rapprochent, se confondent, et se rassemblent graduellement ‘en une cavité unique, dont le liquide, d’ abord rougeâtre, uleux et en p lus homogènes Le plus parfaitement él aboré est éré-

ÉLÉMENTS DE GRURGIR, Te 1

‘réunies. encore par quelques \ vaisseaux, ainsi

| meux, d’un blanc jaumâtre .miscible à Lea, [mais se déposant au fond des vases'qui en contiennent, bien que.ce liquide et l'albu-

ne forment la base de sa composition. De

leur côté, les parois des foyers purulents,

Se

que par des nerfs qui ont résisté à leur. Écar— tement, sont grisäires, toménteuses el et tapis sées par unersorte de mem! prane ahormale, que l'inflammation à créée, et qui résulte surtout du refoulement et de l'apposition des lames celluleuses eñtre Fr, lab.

cès sest logé. .21,2*

À mesure que ces ROME E. FA lieu, inflammation diminue 4 violence : asia

douleur brûlante qu'elle occasionnait, succède.un s timént de pésanteur el de tension ; là C leur disparait presque entière-.

ment, et la rongétr, devenue bleuâtre , se

concentre au sommet de Igkumenr. orsque des parties molles recouvren celle-ci, et qu’on la presse avec les doigts d’une main, tandis que ceux de l'autre sont appliqués sur le côté opposé, on sent le choc de la colonne de liquide ui se déplace dans le sens de la pression.” €" phénomène , que r on nomme fluctuation, constitue l’un des signes les plus sûrs de la formation des abcès ; il faut seulement apporter une grande attention » lorsque le foyer TER est pro'ondément situé, afin de ne pas le confondre ayec le déplacement ondulatoire que l'on peut imprimer aux parties molles, en les pressant alternativement en sens différents avec les doigts. Il est à remarquer encore que la fluctuation des abcès ne devient trèsapparente et facile à distinguer qu’autant Que ces collections reposent sur des plans . solides, tels que ceux fournis par les os, les parois thoraciques, les muscles épais, ele.

Si le foyer est mobile, appuyé sur des tissus très-facilement dépressibles ou spongieux, comme les environs de l’anus, le creux de laisselle, l'épaisseur des joues, etc. , les pressions exploratrices refouleront le liquide vers le fond de l’abcès, et la fluctuation ne sera pas ou ne sera que difficilement et imparfaitement sentie. Il faut donc, avant tout,

fixer alors, où faire fixer par un de la nt lection purulente, en appuyant sur son côté profond et mobile, avant de chercher à y découvrir Ja fluctuation ; car le flot du liquide ne viendra frapper les doigts disposés

pour en recueillir le “choc, qu’autant qu'il |

ne sera pas refoulé et perdu dans d’autres.

directions. Cette règle est d’une grande importance dans la pratique.

. Le pus tend toujours à se porter: vers l’une ou l autre des surfaces cutanéeou muqueuse du: corps; et l'organisme lrapProne.i incessamment de a.A surfaces , au moyen de la, distension, de la phlogose et de l'usure des parties qui l'en séparent. Lorsque des cavités séreuses doivent être travérsées, les parois opposées de ces cavités, mises en contact par la collection, ad De pen d’ abord'entre elles, puis s étodent et livrent passage au liquide , sans qu il s'opère aucun EC ment dans leur intérieur. C’est ainsi que des

“abcès du foie s'ouvrent dans l'estomac, l’in- |

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