‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 39 sur 322 · LIVRE I. CHAPITRE IH, DES PRODUITS DE L'INFLAMMATION · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAPITRE IH, DES PRODUITS DE L'INFLAMMATION

testin ou même le poumon; que des collec tions biliaires se font jour à travers l hypo- | | condre, ete.

rèslévacuation du pus, soit au dehors, | soit dans quelques organes à parois mujeuses ; les parois des abcès reviennent sur elles-mêmes , se rapprochent, se mettent en contact; les bourgeons celles et vasculaires développés à à leur surface s’unissent, et la cavité suppurante, incessamment rétrécie, disparait enfin, ne Jaissant à sa place qu’ une cicatrice celluleuse, qui s’efface à son tour dans beaucoup de cas.

Mais ce travail spontané ne s'opère sou-

vent qu'avec une extrême lenteur ; et pendant le temps ordinairement fort long que la nature consacre à le poursuivre, les tissus

irrités souffrent, s ’épaississent, se désorga-

nisent parfois, et ne reviennent que Atlement à leur état normal. On abrége donc les douleurs du sujet, et l’on hâte sa guérison, aussi bien qu'on l’assure, en ouvrant les abcès aussitôt qu’ils sont complétement

formés. Je ne fais pas entrer parmi ces mo-

tifs d'opérer, la crainte de voir le pus occasionner des caries aux os, ou pénétrer dans les cavités séreuses ou synoviales : la nature elle-même prend ordinairement soin que ces accidents n’aient pas lieu, en fortifiant et en faisant adhérer entre eux les tissus profonds sur lesquels reposent les abcès.

La potasse, appliquée au centre des foyers purulents, avec les précautions indiquées plus haut, est employée par quel ques per:

sonnes à Pocrlure des abcès; mais elle occasionne des douleurs vives; une perte de substance assez grande et une cicatrice ap-

parente et diras résultent de son ap-!

plication ; enfin, elle ne peut. être utile dans

les abeës Solo or si tués, à raison de

la difficulté de désorganiser sûrement toutes les parties qui les recouvrent, Il faut done, en général, lui préférer l'instrument tran- CRU qui présente autant d'avantages qu Qué offre d’inconvénients.

Les abcès étant une des maladies pour lesquelles on pratique le plus souvent les diverses espèces d’inci ‘isions simples , qu il me soit permis de m arrêter un instant sur l'exécution des opérations dece genre.

Les |incisions ue ou composées ; ;

procédés opératoires,

EE, DES OPÉRATIONS QU'ILS RÉCLAMENT. à + gi

elles euvent être exécutées avec le bistouri ou à l'aide des ciseaux. É e bistouri, dont on fait en chirurgie un

si péner usage , est un instrument assez Pr:

"TES EELT,

d' environ trois pouces, est 7 ou étend bée, pointue, mousse, où lerminée par un bouton à son extrémité libre. Son tranchant, tantôt droit, lantôt convexe, doit être parfaitement évidé. Dans les bistouris courbes, celte lame est étroite, allongée ; et le tranchant, placé lantôt sur sa ii tantôt du côté de sa convexité, comme dans le bistouri de Dupuytren, ne règne quelquefois que dans l'étendue de a à à douze lignes près du bouton qui la termine, ainsi qu ‘on lobserve sur le bistouri de Cooper. Enfin, la lame, unie au manche par un clou rivé, y est arrêtée dans l'extension par un prolongement qui descend en arrière, et s'appuie, à raison de son aplatissement, AR le dos du manche. Dans l'intention d'empécher la lame de se fermer malgré la volonté. de l’opérateur, on a employé Éc mécanismes trèsvariés, qu’il serait trop long de décrire ici, et qui d ailleurs n’ont que peu de supériorilé les uns sur les autres. Ün ressort, semblable à celui des couteaux de its est encore celui que l’on emploie le plus géné- —alement.

L'instroment étant choisi, trois objets doivent attirer l’attention du chirurgien : ce sont la position à donner à l'instrument, la manière de disposer les parties à se préler à son action, enfin la pratique de l'incision elle-même.

Il serait à désirer que les positions du bis- Ro dans la main du chirurgien fussent classées d’une manière AAA par tous les auteurs, afin que, dans la description des

lorsqu'on indique la première, la seconde, ou toute autre de ces positions, chacun püt, dès le premier inslant, savoir de quoiils agit. Dans l'absence de cetleunanimité, la ne suivante,

"qui offre une grande simplicité, ayant déjà

été adoptée par plusieurs personnes, paraît ‘susceptible d’être généralement admise, et

m'a semblé devoir être reproduite. pif 1° Le manche de. l'instrüment est placé

dans la paume de la main, où les deux derniers doigts le ‘retiennent ; le pouce.et le médius correspondent à fun du manche avec la lame; l'indicateur, médiucrement étendu, appuie sur le dos 16h celle-ci, la sou lient, la dirige en que que sorte, et augmente la Are avec laquelle on peut la faire agir.

2e Le manche de. l'instrument est encore placé et maintenu avec.les deux derniers doigts dans la paume, de | la main ; mais il Y est tourné de manière à ce que son ventre soit dirigé vers celte partie; le doigt à andicateur touche au côté de la lame re lieu

| d’être appliqué sur son dos ; le pouce et le

médius sont toujours placés à l’union de cette lame et du manche.

3° Tenu entre le pouce et l'indicateur, qui pressent les côtés du point d'union c de ses deux parties: principales, le bistouri est affermi dans cette position par le | nédius, qui appuie sur le côté de la lame, en même temps que son manche, étendu le long de la base de l'indicateur, fait saillie vers T face dorsale de la main.

4° Cette position estla même que la précédente, excepté que le dos du bistourti est dirigé vers les tissus, et son tranchant du côlé opposé. 4

Dans ces deux positions, les deux derniers doigts de la main, restés libres, peuvent prendre un point d'appui sur les parties voisines de celles à inciser, de manière à augmenter de beaucoup sa fixité et la sûreté d'action de l'instrument.

5° et 6° Que le pouce, l'indicateur et le médius, tenant le bistouri en troisième position, se fléchissent, et ques la main se ploie sur 1 poisnet, de manière à faire saillir en avant le manche de l'instrument, et à diriger sa pointe en arrière : On aura les cinquième et sixième positions. seloneque le tranchant s’'appliquéra aux tissus à ingiser, ou.sera tourné vers la paume de la main du chirurgien \

7° Lé pouce d'in côté et tous les autres doigts de l’autre soutiennent le bistouri,.en appuyant, l’un sûr l'articulation de la lame avec le manche, et les autres, parallèlement rangés, sur ces deux parties à la fois. L’instrument alors peut présenter aux tissus son

# re

de

56 LIVRE LL CHAPITRE in. DES PRODUITS DE L'INFLAMMATION

tranchant, son dos, ou une deses pb selon

que l’on veut couper. de dehors en dedans,

de dedans en dehors, ou en dédolant.

Afin de rendre les sections faites avec le bistouri plus faciles, plus sûres et moins douloureuses, le durs icn doit constamment fixer et tendre convttablentent les parties à diviser; et cette indication peut être remplie, Fee les occasions, par un des procédés suivants :

1° Appliquer le bord cubital de la main restée libre sur la partie, le petit doigt,

‘auriculaire et le médius se RAT UINX vis-

à-vis du pouce, et le pouce lui-même s’appuyant par son côté radial en opposition

avec les autres doigts. Alors les tissus sont fixés dans deux sens différents : par la portion métacarpienne de la main, suivant une direction opposée à celle que va parcourir le bistouri, et en travers de cette direction par le pouce et les autres doigts. Ce procédé réunit la simplicité à la sûreté, et on doit l’employer toutes les fois que la conformation des parties se prête à son application.

2° Saisir l'organe à pleine main, par le cÔté opposé à el sur lequel on opère, et attirer les técuments en arrière, dans cette main elle- mème. C'est ainsi qu’on en agit toutes. les fois que le bistouri doit être porté sur des parties peu volumineuses , isolées, et recouvertes de téguments délicais , irés-extensibles el très - mobiles, comme le scrotum dans l'opération du sarcocèle, ou lorsque l’on a un grand intérèt à ne pas déplacer la peau en la tendant, comme dans l'opération de la saignée.

8° Placer le pouce d’un côté et le doigt indicateur de l’autre. Ce procédé, one aupremier, nes “emploie que lorsque PT ci est inapplicable, à raison de l'exiguité des parties sur lesquelles on agit, comme les PERTE, par exemple. N

ne: 4 Appuyer la main à plat sur la pañtie , et tirer les téguments dans un sens opposé à la diréction que va suivre l'instrument

pour les diviser. Ce procédé, rarement em-

ployé, ne trouve guère d’application que Jorsqu’ il s’agit d'agrandir, de dedans en

st

go Appliquer les quatre doigts placés sur | la même ligne et dans le sens que doit parcourir le Metounte Par ce procédé on fixe!

plutôt la peau qu’on ne la tend. Les extrémités des doigts indiquent bien alors la di-: rection à Aer é à l’incision, et s’ oPPORE A] à ce que les tésuments RH entrainés par | l'instrument ; mais, placés dans un seul!

sens, sur un seul côté, et ne tirant rien, ils ! n’exercent aucune tension. Ce procédé est | spécialement employé lorsqu'on se propose | d’inciser sur le trajet préalablement exploré | et reconnu d’une artère , qu’il s’agit de dé- ! couvrir et de lier. | 6° En tirant la peau d’un côté, tandis | qu’un aide la saisit et l’entraîne en sens con- | traire. Ce procédé est usité, par exemple, dans le cas d’incision de parties libres, minces et mobiles, comme les lèvres, le pré-, puce, etc. On l'emploie encore afin d’agran- | dir une première section faite sur des parties dont la peau est délicate et facile à soulever, comme, par exemple, dans l'opération de la Héroié inguinale. +

7° En confiant à un we le le soin de maintenir et d'écarter les téguments, pendant qu'avec ses mains restées libres, le chirurgien s'empare des parties malades et opère sur elles. C’est ainsi qu’on en agit durant l’extirpation de beaucoup de tumeurs volumineuses, dans quelques cas de dissection de sacs herniaires, etc.

Les incisions simples, faites avec lebistouri seul, peuvent être exécutées en divisant les parties, soit de dehors en dedans, soit de dedans en dehors ; et, dans chacune de ces deux. manières Le l'instrument est susceptible d’être dirigé de gauche à droite, de droite à bauché ER soi, ou contre soi.

Pour inciser de dehors en dedans et de.

gauche à droite, le bord cubital de la main gauche doit êtré appliquésur lestéguments, et les fixer dans une direction perpendiculaire à celle que la division doit avoir : le pouce, d’un côté, et les trois derniers doigts de l’autre endent transversalement la peau.

Alors la main droite, qui tient le bistouri en

Por:

dehors, duélaué : incision ou quelque ouver- « première position, présente sa pointe aux

ture déjà faite à à des parties minces et mo-*

biles.

parlies, dans une telle direction qu’il forme ‘ avec elles un angle de 45 degrés environ,

à ê ET DES OPÉRATIONS QU'ILS RÉCLAMENT.

ce, autant que le permettent la prudence et la nature des tissus à diviser.

nclinant ensuite le tranchant jusqu’à 20 ou 25 degrés. et le tirant, en appuyant avec modération, l'incision est faite dans l'étendue jugée convenable. On termine la section en ramenant le bistouri à sa direction première, afin que les tissus soient également coupés dans toute leur profondeur.

Cette manière d'opérer les incisions est en quelque sorte la plus naturelle, et c’est à elle qu’il convient, autantque possible, de donner la préférence. |

Pour couper contre soi, la main gauche doit être placée de la même manière que dans le cas précédent, excepté que sa paume est dirigée vers l’opérateur : le bistouri, tenu en première ou en troisième position, est. porté sur les parties, et les divise suivant les mêmes règles.

On agit de cette manière dans l’opération de la taille sous-pubienne latéralisée, ainsi

que dans plusieurs autres circonstances, et |

ce procédé ne le cède en rien au précédent, ni pour la facilité, ni pour la sûreté de l’exécution. | S'agit-il de pratiquer la section en s’éloignant de soi? La main oauche doit être appliquée à plat sur les téguments , et les tendre ‘en Îles tirant vers ae tant Le bistouri est tenu en quatrième ou en cinquième position; c'est dans cette situation

que s’exécuie la ponction, et ensuite la divi-

sion des tissus.

Il est à remarquer que, dans celte manière d'opérer, la main du chirurgien s’interpose plus ou moins complétement entre l'œil et les parties; l'instrument n’a d’ailleurs que peu de solidité, que peu de sûreté, et il ne convient de le diriger ainsi que dans quelques casrares, lorsque, par exemple, durant les opérations, des brides ou des lames cellulaires peu importantes se présentent et ne sauraient être coupées autrement.

En changeantla main gauche de direction,

-eten lui faisant tendre les parties vers la droite, en même temps qué la main de ce

côté tourne le bistouri de manière à coûper à gauche, il est facile d'exécuter l’incision dans ce dernier sens.

Ce procédé exige entre les feux mamnsun ,

eo + L e

croisement qu'il convient toujours d'éviter.

Il est de, beaucoup préférable alors de changer l'instrument de main, et d’ agir avec la main gauche.

Les incisions de dedans en dehors et de gauche à droite exigent que la paume de la main gauche soit couchée à plat sur les parties, de manière à ce que son bord radial corresponde à l’incision, et qu’elle tende les tissus en sens contraire de la direction suivant laquelle celle-ci doit s'opérer. Le bistouri est alors tenu en sixième position, letranchant dirigé vers la paume de la main, celle-ci renversée sur l'avant-bras, et la pointe de l'instrument présentée presque perpendiculairement aux parties. Lorsqu’elle a pénétré assez profondément, on incline le dos de la lame vers les tissus, et, faisant marcher sa pointe la première, on

incise dans une étendue convenable.#L'i in=

strument est ramené à la perpendiculaire, en terminant la section.

Un changement de direction dans les deux mains suffit pour permettre d’inciser de dedans en dehors et contre soi. Les parties

doivent être tendues avec le bord cubital

LA de la main gauche, le pouce et les autres $

doigts; la pointe 4. bistouri., renversé en

sixième position dans la patme de sa main.

droite, est dirigée vers l'OPCRAERR et pré- Rerltée aux tissus, de manière à ïes diviser

dans la nouvelle direction qu’on lui a don-

née.

Pour inciser de droite à gauche, il faut que la main gauche, apPO TUE plat sur les parties, présente son bord cubital à l'inci-

sion et tire les téguments vers la droite. Le

bistouri est tenu én seconde ou en quatrième position, son tranchant dirigé en haut, et sa pointe pénètre aisément.

Changez les deux mains de direction, c'est- didire placez en travers le bord cubital de la main gauche, dont la paume appuie

sur les téœuments, tirez ceux-ci vers vous,

et portez la pointe 44 bistouri tenu comme dans le cas précédent, au dela’ de l’autre main, il vous sera facile d’inciser Te de dedans en dehors, et devant vouss

Les incisions de dedans en de viennent toutes les fois q ’on ne C de blesser quelque partie impor

58 LIVRE I. CHAPITRE li. DÉS PRODUITS DE L'INFLAMMATION à

dans cette circonstance, on emploterait ou le bistouri boutohné, ou un condüeteur.

Éllessont sHébtite née consacrées à l'ouver-

ture des abcès superficiels, qui exige que le

bistouri soutienne ou mème Hulévé les tissus en les divisant , afin de les empêcher de s’affaisser vers dès organes plus profohdément situés, lors de l'écoutéMént ad pus, el dé prévenir ainsi leur lésion. Elles peuvent être toutes pratiquées avec une facilité

et unésüreté à peu près égales, etl’habitude, :

plus que tout autre HUE, porte seule le praticien à donner , dans certains cas, la préférence à à l’une d elles sur les autres. Les incisions de dehors en dedans, au contraire, doivent être préférées toutes les fois qu'il importe de ne pénétrer qu'avec ménagement dans.les tissus. Parmi elles, les ifcisions de gauche À droite et contre soi sont plus con- Éehhte que les deux autres, parce qu’elles pérheléént de tendre les parties transversalement sous le bistouri, et de diriger l'instrument avec plus de sûreté que si l’on 6pérait devant soi ou de droite à gauche, Ces dérnières incisions sont tellemerit désavañtageuses. que, pour les éviter, il convient F: dé tendre les tés is avec la main dalle, © Qüelquelois, afin d'éviter plus sûrement là blessure dés organes sous-jacents, Von prénd la précaution de soulever la peau, de là détacher et d'en former un pli dont une extrémité est confice à un aide, tandis que lé chirurgien lui-même soutient l’autre de là main gahche. La lame du bistouri, tenue en première PUSIHUN, est alors portée perpendiculairement sur ce pli,etle divised’un seul trait jusqu’è à $a base. Si l’incision semble ncore trop petite, l'aide saisit fa lèvre de lspisie qui lui correspond , le chirurgien s empare de l'autre , et l'instrument, porté éans l'angle de la divletbnr la prolonge autant qu ïl est nécessaire. Dans les occasions où les tépguments ne peuvent étre soulevés, ét où cependant il faut inciser avec beaucoup é circonspéction, l'on tend les parties, et, promenänt sur elles la lame d’un bistotit xe, on divise leur épaisseur, coùûche souche, démaänière : àne jamais pénétrer dé rès- étites profondeurs à la fois.

it enfin de pénétrer avec d'ex-

trêmes précaütions jusqu’à un or£ la lésion serait dangeretisé, dan: l'opé ation de la hernie par ëxemple, on saisit avec ÉErR pincès à disséquer de petites portions de tissu cellulaire, qui sunt succéssiveme soulevées et collpfées avec le bistouri, tenu en septième position, et porté sur élites en dédolant,

Souvent, afin de mieux découvrir cértainés parties, il est nécessaire de diviser les téguments en plusieurs sens. Alofs, la prémière incision étant faite, si l’on coupe chacun de ses bords perpendiculairement à sa direction, il en résulte une incision cruciale. En ne divisant, au contraire, que l’une de ses lèvres on lui donne la forme d’un T.

Ces sections secondaires se font quelquefois en soulevant la lèvre qui doit ent être le siése, en la traversant à sa base, et en la coupant jusqu’à son bord libre, avec le bistouri tenu en seconde ou eñ septième position, le tranchant en haut: Le plus ordinai- -rement on les fait en divisant les parties de dehors en dedans, depuis la base , Jusqu'au Bord ONU de la première section.

Il serait peu méthodique de commencer les incisions secondaires à ce bord, pour les terminer àunedistance plus ou moins grande, car il en résulterait un tiraillement douloùreux d’une partie impossible à tendre, et sa seclion serait moins facile. Enfin, si l’on

réunit deux incisions en un même point, la

plaie qui en résultera aura la figure d’un L ou d’un V. Il importe de toujours placer l'angle d'union de ces sections dans Ja partie

- [a plus déclive , et de fairé marcher la se-

conde incision deté base du triangle vers le point d’union, au lieu de partir de ce point pour s’enéloisner, en formant un angle plus où moins ouvert : dans ce dernier éas 6h.

roulerait le sommet de l angle, on TÉL les parties, et l'incision éerail à à la fois moins nette, moins régulière et plüs douloureuse.

Les plus stNBtÉ parmi ces incisions $onk, en général, les plus convenables. Plus il ÿ a de lambeaux et plus ensuite la réunion de” la plaie est difficile; c’est pourqüoi l’on doit en général préférer dans les opérations,’ les incisions en V ou en T, aux divisions cru- .

ciales, qui sont plus compliquéés, sans persoÿ beaucoup mieux de découvrir lés tu-

si

és caries et lés autres lésions à Ion 6 lesquelles on les pratique.

LES incisions elliptiques ne conviennent

meurs, volumineuses où ulcérées, des portions plus. ou moins tee Ules de peau altérée où qui serait exubérante. La régle Veut que l’on commence toujours alors par la branche là plus déclive de l’ellipse,

afin que le sang qui s’en écoule ne gêne en

rien l'exécution de l’autre. L'habitude et un

coup d'œil juste peuvent seuls apprendre à

es pratiquer avec une régularité géométrique, qui, sans être d’absolue nécessité , est cependant utile, en favorisantle rapprochement parfait des lèvres de la plaie, après l opération.

Il serait souvent dangereux de porter la pointe du bistouri à nu pre les parties. On fait alors usage ou de bistouris boutonnés, dont l’extrémité ne part blesser, Ou de conducteurs qui rec oivent, couvrent et dirigent la pointe des bistouris PET ES Pire

conducteurs, le doigt indicateur est le plus

Simple, le plus utile, celui qu’il faut préférer à tous lesautres, FAR il peut être employé.

On couche à plat sur sa face palmaire, la lime du bistouri, et on l'introduit ainsi dans les parties, sans craindre de les blesser. Parvenu à la profondeur désirée , on relève le iranchant et l’on opère la section des tissus. Dans les cas où ce procédé ne peut être mis en usage, une sonde cannelée est introduite dans 15 trajets à dilater ou sous les brides à couper. La main gauche, placée transversalement eten SU au devant dé l'ouverture, recoit la plaque de la sonde, la maintient avec le pouce, tandis que lé doigt indicateur, étendu sous le corps de l'instrument, lui fait exécuter un mouvement de bascule, qui soulève son autre extrémité et tend les parties sur elle. Le bistouri, tenu comme pour couper de dedans en déhorèk est alors introduit dans la cannelure , qu'il parcourt jusqu’ à son extrémité, Ce procédé est un de ceux dont on fait le plus fréquemmeñt usage en chirurgie. à

Quelle que soit l’espèce d’incision que l’on

exécute, on doit observer : 1° de se servir d'un liste t bien affilé; 2° dé couper les parties en sciant plutôt qu’en pressant ;

: à lorsqu'on veut emporter avec certaines :

LA

36 dans les incisions simples, de les faire constamment dans des directions parallèles à celle des vaisseaux, des nerfs, des fibres musculaires , à l'axe da membres , ou suivant le grand diamètre des tumeurs : 4 de faire agiél instrument avec autant de rapidité que le permet l’état des parties ; Bv de ne pas multiplier les divisions sans nécessité, et de les faire toujours, autant que possible, d’un seul coup; 6° de conduire le bistouri avec une telle précision que les sections soient nettes, sans queues, au commencement ou à la fin, et surtout d'éviter ces échappées , Été lesquelles on peut blesser le malade, les assistants ou soi-.

même. |

Lorsque les collections purulertes sont formées, il serait souvent dangereux, ou du moins nuisible, d’ après les raisons indiquées plus haut, de trop attendre pour leur ouvrir une issue au dehors. Considérées comme d'une absolue nécessité toutes les fois. que l'abcès résulte de l’infiltration de substances très-irritantes et mortiféres dans le tissu adipeux, telles que les matières stercorales. l'urine , les liquides putrescents , eté., les incisionis prématurées sont encore applicables aux collections diffuses , et à celles qui sont accompagnées Perou: afin de:

prévenir les désordres RARE dont les parties affectées pourraient devenir le siége. Et dans les phlegmons les plus simples mémes, l’incision pratiquée avant l’époque de l'entière maturité de l’abeès, ou de la conversion complète de l'engorgement en foyer de pus, peut bien ne pas déterminer un dégorgement instantané des parties. malades, mais n'est presque jamais contraire au travail de la g guérison. La suppuralion, éntreténant, à raison de sa seule présence, le mouvement inflammatoire dans les tissus, ou S'infiltrant au loin le long des fascias cellulo-fibreux, ou provoquant la dégénéréscencé des organes, détermine, enbeaucoup de cas, de tels ravages que le chirurgien ne saurait hésiter entre “les dangers Feb attachés à une temporisation Lot prolongée et le peu de gravité d’ une incision hâtive, susceptible parfois de pouvoirêtre évilée, mais presque toujours exempte d’ inconvénients gravés,

Les abcès superficiels doivent , en pgénéral , être ouverts an moyen d’incisions faites de dudans en dehors. I! convient de choisir un bistouri à lame étroite, évidée, de le

tenir en seconde ou en sixième position, et

de le faire agir de telle sorte que ,,sa pointe étant entrée Jusque dans le foyer, et le tiers à peu près de l'ouverture étant faite, on relève le manche de l'instrument, afin determiner l’incision à l'instant où la lame arrive à la perpendiculaire , en agissant de son ta- Ton vers la pointe, tandis qu’au début elle marchait de la pointe vers le talon. Le sentiment d’une résistance vaincue indique fort bien l'instant où l'instrument pénètre dans le foyer. La sixième position surtout, en laissant aux deux derniers doigts de la main prendre un point d'appui sur é parties voisines , permet de ne pas craindre les mouvements involontaires résultant de la douleur ou de l’indocilité du malade. On peut avec avantage, dans ces abcès à pointe élevée , à parois minces, porter la pointe du bistouri, tenu en rie ou en septième position, sur un des côtés du foyer, puis la faire glisser jusque sous le côté opposé, qu’elle traversera, et achever l'ouverture de dedans en nn ne , encoupant le pont compris entre les deux points traversés. Ce procédé est rapide et n’expose à aucun danger, le dos du bistouri correspondant toujours à la paroi profonde de la cavité purulente.

Le bistouri convexe, tenu en premiére ‘ position, convient généralement pour les ouvertures RHbSes , Souvent multiples, et ressemblant à des scarifications profondes , que réclament la plupart des phleomons ou des abcës diffus. Le même bistouri - ou le bistouri droit, tenu de la même manière, mais présenté aux parties presque 5.44 talement , afin de les entamer par le milieu de la Lee. convient encore pour l’ouverture des aboës profonds , recouverts d’une couche de parties dont l'épaisseur ne peut pas être exactement appréciée. Il convie t

alors de couper d’abord la peau , puis les

couches musculaires, en portant chaque fois le doigt nd LA de la main gauche dans la plaie, afin de s'assurer de la fluc-

he tuation, et de 1 mesurer les progrès des di-

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