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LIVRE 1..CHAPITRE HI. DES PRODUITS.DE L'NFLAMMATION

vision des parties. Cette méthode + utile lorsque derrière le foper tent des organes importants do pourrait être dangereuse , comme des capsules synoviales, des membranes séreuses , des vaisseaux artériels eb veineux , etc.

Lorsque le danger d'atteindre quelqu’une de ces parties semble imminent, il convient, après avoir divisé couche par couche les tissus qui recouvrent l’abcès, et être arrivé près de la cavité de celui-ci, d’y plonger lentement et suivant une direction oblique la pointe du bistouri. Une goutte de pus paraît aussitôt à l’endroit de la ponction, et dans l'ouverture est glissé soit un bistouri boutonné , soit une sonde cannelée servant de guide au bistourt droit, et l’ouverture est agrandie sans le moindre danger. Cette précaution , employée pour l'incision des sacs herniaires, est applicable à tous les cas analogues,

Les abcès produits par des inflammations

Le ‘Ai ent exis-

aiguës étant ouverts, on se gardera bien

t la lésion |

d'introduire et de promener les doigts dans -

les cavilés qu'ils forment, les liens vasculaires et nerveux qui unissent encore leurs parois opposées. Des pansements simples suffisent ordinairement pour procurer le recollement du foyer et la cicatrisation des plaies que l'on y a faites.

Déterminés aussi par une inflammation locale , les abcès appelés froids ne différent des autres qu’à raison de la moindre intensité de la phlogose dont ils sont la suite. Le pus qui les remplit est ordinairement séreux,

ce qui Ne |

non lié et entremêélé de flocons d’albumine :

à demi concrète, La meilleure méthode de:

les traiter consiste à plonger la pointe du

bistouri dans leur partie la plus déclive , et,

après l’évacuation de la matière qu'ils ne ferment, d’irriter leurs parois , si la nature des tissus le permet, avec une injection de vin tiède, ou de toute autre substance analogue. Une compression légère maintient ensuite leurs surfaces opposées en contact et favorise leur mutuelle adhésion. Si ce

procédé ne peut être employé, une longue

incision doit être pratiquée, afin de mettre

à découvert les parties malades , d’y exciter “une inflammation vive, et de procurer en-

suite une cicatrice ferme et solide, L Le même

but peut encore ètre atteint à l'aide de la pure caustique , dont l'application est souvent suivie d’un mouvement inflammatoire salutaire ; mais je préfère, en général, Pinstrument tranchant. ,

Il était naguère éncore généralement admis que les abcès par congestion, ou ceux dont le pus provient de lieux éloignés, exiz gent, pour être ouverts, de das À précautions. Résultats de la carie des vertèbres ou de maladies diverses des grandes articulations, ces abcès, dont la matière, grisètre et sanieuse, a souvent parcouru de longs trajets, ont des parois fort étendues , que l'impression de l'air enflammerait, disaiton, vivement , ce qui entrainerait les accidents les plus graves. Afin d'éviter cette action dangereuse du fluide atmosphérique, on conseillait de ne faire à ces abcès que des ouvertures fort petites, avec un bistouri à lame étroite; et, après l'écoulement d’une certaine quantité de pus, de réunir les lèvres de la plaie au moyen d'un emplâtre agglutinatif. On réitérait ces ponctions aussi souvent qu'il était nécessaire. Boyer conseillait de se servir d’une aiguille rougie au feu; mais alors on réduisait le trajet de la plaie en une escarre, dont la chute ouvrait inévitablement un libre accès à l'air dans le foyer purulent , et devenait la cause des accidents redoutés.

Aujourd’hui, une méthode différente commence à prévaloir. De quelque précaution que l’on fit usage , les ponctions successives des abcès par congestion étaient enfin suivies d’une ouverture permanente et d’un Ccoulement continuel de pus. Pénétration de l'air dans le foyer, suppuration fétide, fièvre, amaigrissement , diarrhée et mort :

tels étaient les résultats ordinaires, plus ou moins tardifs, mais presque inévitables, de l'opération. On a pensé que les malades avaient plus de chances de guérison en ouvrant tout à coup ces tumeurs, soit par l'application de la potasse caustique, soit par des incisions larges , qui permettraient au foyer de se vider, à ses parois de revenir sur elles-mêmes, aux parties plus profondément situées 4à se mondifier et de se cicatriser, Combattre la lésion locale et génératrice de l’abcès à l’aide de moyens con-

venables, et spécialement du moxa, en même temps qu'ouvrir largement be Ci telles semblent être les deux princ ipales i indications à remplir ;. et puisqu'il faut tou jours que l'air entre, dans le foyer et et flamme, mieux vaut que cette action ai lieu

alors quelle maladetconserve encore presque toutes ses forces , que quand il sera affaibli par plusieurs ponctions chaque fois suivies du renouvellement de l'exhalation purulente. Sur six fois que j'ai, depus trois ans,

‘suivi cette méthode nouvelle, j'ai deux fois

obtenu la guérison , et dans les deux cas il s'agissait d'Aboss provenant de carie de la colonne lombaire, venant faire saillie à la région crurale, Une gihbosité bien marquée, sur un des malädes à ne permettait pas de douter de la lésion Dome des deux dernières vertèbres lombaires.

Loin de se terminer toujours par la su

puration . la phlogose aiguë et légère UE duit souvent l'adhésion at CUS des surfaces ‘ qu’elle envahit, lorsqu'elles sont en contact

et en repos. On observe fréquemment ce résulfat après les inflammations des organes renfermés dans les hernies. Certaines tumeurs ne semblent que faiblement adhérentes aux tissus au milieu desquels elles se sont développées. Pour rompre les liens de ce genre, lorsqu'ils sont mous , spongieux ou filamenteux , il suffit ou de tirer en sens contraire les tissus que l’on veut rompre, ou de passer le doigt entre les surfaces qu'il

s’agit de séparer. Ce procédé se nomme dé- Rire on trouve assez fréquemment. ‘4 0

casion A l'employer dans la pratique chirurgicale , à raison de la rapidité de s

exéculion et de la certitude avec laquelle il prévient les hémorragies, dans les vais-.

seaux rompus el revenus sur eux- -mêmes. 7” Il est rare qu’il excite des irritations pro- È

fondes. Les adhérences très-solides doivent

étre coupées avec le bistouri ou Les ciseaux;

et celles qui sont intimes exigent souvent des dissections délicates , dans lesquelles le bistouri doit être tenu éloigné. de celui des deux organes réunis dont la Jésion serait le plus Mere. "+ L’ inflatuiidlef aiguë et | 0e a pour effet de rougir les tissus , de les rendre. homogènes et assez semblables au parénehyme

- du foiè où dé la rate. Cét état peut devénir périmanent, et former ce que l’on nomme hépatisation. Mais HUE là phlôsose diminué

d'intensité en $e prolongeant, ét péü à peu |

pr ane affécté di desieridrablanchatre, dense,

paiss il senble du ’üne lymphe coagulable, (sé dans $es mailles et Cémnbtté avec elles, sérve à lui donner l'aspect du lard, On Ébhésit que cetie induration où eelté trañisformation puisse présenter une foule de degrés “etque, plus où moins complète, êllé permette encore de reconnaître la texture primitive de l'organe où qu’elle en déiruise j jusqu'au tôttidhe vestisé. Dans tous les cas , les phénomènes irtfldtiAtorres ex- RH éocatt él sympathiques ont disparu, et les chirurgiens vulgaires , méconnaissant trop sue lt l'origine. ainsi. que la nature du mal, recdu réf la partie de substances irrilantes, Lan entretiennent la dévénéres-

* cénice organique et précipitent ses progrès.

La pPhÿsiologié pathologique énseigne à suivre d’ aütréserrements: L’ ibflatitalion chronique, et linduration dielle produit, doivent être combattues au moyen deë évacuations sang uinesdocalés , peu abondantes et répétées, "des apoliéationté émollientes, des bains, étc.; et, lorsque toute espèce de Ho TÉS* a distri, lorsque la partie commence à se ramollir, des frictions exercées sur elle avec des liniments alcalins, des cataplasmes recouverts de savon râpé, et d'âutres moyens analogues, hâtent la marche de la résolution. Let vésicaloire peüt

étre utile ; mais il faut ne l'appliquer que afin de

fort tard, ét surveiller ses effets,

le supprimer s’il est nuisible , et dé revenir

aussitôt au traitement antiphlogistique.

C’est à une irritation , quelquefois vive et

- intense, mais le plus drdihatretientt obscure

et à peine sensible , qu’il faut rapporter la aissance de ces tumeurs fongueuses, sont si communes sur les HeRSRES mufueuses du nez , du vagin , du rectum, etc.

C’est ire téstAblement la méme cause qui détermine les tumeurs pédiculées des téguments. Les'ünes et les autres , lorsqu ralles sont "accessibles aux instrünients , M étréemportées, soit au moÿen f ciseaux ee én dédolant sur leur pédicule , Suit pe en fils cirés dont on étréint leur base.

qui.

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