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AVRE L CHAPITRE 1V. DES SOLUTIONS DE CONTINDMTÉ

ses irritantes externes ou internes la produisent et tendent à à l'agrandir.

« Les premières peuvent être le résultat, pot de l'action d' instruments piquants , tranchants ou contondants, soît de tractions immodérées exercées sur les organes. De là,

les divisions que l'on désigne sous les noms :

de plaies par piqûre, par incision, par contusion et par arrachement ou par rupture,

Dans le plus grand nombre‘des cas, elles

sont apparentes ,. c’est-à-dire que les téguments sont divisés en même temps que “as tissus sous- jacents; d’autres fois, au contraire, on dit qu’elles sont cachées, parce que les. téguments restés entiers recouvrent les organes divisés, c’est ce qui a lieu dans les contusions, les ruptures musculaires ou tendineuses, elc. Tantôt en les Lissus sont simplement divisés, et tantôt une partie de leur substance a été détruite ou emportée par la cause vulnérante, ce qui a fait encore

distinguer ces lésions en plaies simples et

en plaies avec perte dessubstance. Elles peuventen outre être eaccompagnées de fractures, d'hémorragies, de la présence de corps étrangers, et d’autres lésions fournissant des IMSous curatives particulières:

on les nomme alors plaies compliquées.

Les plaies par piqüres, lorsqu'elles ne sont accompagnées ni de vives douleurs qui annoncent la lésion d’un nerf, ni de tumeur sanguine produite par la blessure d’un gros vaisseau, doivent étre abandonnées à des.

mêmes : leurs bords et les parois de leur trajet ne sauraient s’écarter beaucoup} et le gonflement léger qui s'en empare suflit pour les maintenir.en contact. Une mouche d' emplâtre de "diachylon pgommé à chacune de leurs extrémités, des compresses irempées dans une dissolution étendue d’acétate de plomb, et le repos absolu de la partie, suffisent ordinairement pour en procurer la guérison. Des évacuations sanguines générales, des applications émollientes , et même des, saignées locales, sont propres à prévenir et

à Anal ré l'inflémation vive dont les:

blessures de ce genre sont quelquefois suivies. Des dupe dar sont nécessaires lorsqu? un membre entouré par de fortes aponévroses est traversé, et que la phlogose, qu'on n'a pas réussi à prévenir, se compli-

que d’étranglement; mais comme ces accidents sont assez rares, il faut, dans le premier instant, se Doro des soins généraux et préservatifs, et attendre, pour exécuter des opérations douloureuses ou graves, que

des phénomènes d'irritation les rébilent né-

céssaires.

Quelles que soient la profondeur et la direction des plaies faites à nos parties par des instruments tranchants, le premier phénomène qu’elles présentent est l’écartement de leurs bords, produit à la fois par l’élas-

‘ticité et la retraite des tissus divisés, et par

la contraction de ceux d’entre eux qui peuvent exercer celte action. Aussi l'indication principale à remplir alors consiste- t-elle, après avoir extrait les corps étrangers, lié les vaisseaux et DEL TRE la surface de Ja division, à raphrochér, à réunir les lèvres de celle- -ci, et à les maintenir en contact.

Pour atteindre ce but, placer la partie dans une telle situation que les bords de la plaie tendent d’eux- mêmes à ‘se rapprocher, : et que les tissus qu ’elle affecte soient dans le relàächement. C'est dans cette intention que l'on incline les portions de membre voisines de celle qui « est blessée, du côté de la solution de continuité, lorsque celle-ci est transversale. Ainsi, par exemple, les plaies en travers de la partie antérieure de la cuisse, exigent que la jambe soit étendue sur le fémur et le membre entier soulevé vers le bassin : une situation contraire serait la plus utile si la division occupait la face postérieure du membre. En un mot, il faut toujours rapprocher les attaches des museles coupés entravers : on les met ainsi dans le relächement, et si là plaie alors n’est pas entièrement réunie, ses bords sont du moins placés dans la condition la plus favorable à cette réunion. Quant aux plaies en long, quelques chirurgiens ont recommandé Tr. donûüer au membre une telle situation que leurs angles soient tiraillés et éloignés lun de l'autre, afin que leurs bords

se rapprochent avec plus d'exactitude; mais la gène et l'irritation qui accompagnent une

telle situation la rendent plus nuisible qu'utile. I vaut beaucoup mieux, alors, laisser les parties dans le relâchement, entre la flexion et l'extension ; car les parties n’ont

il faut d'abord

aucune tendance à s’écarter, et le mare effort. suffira pour assurer leur contact, divisions obliques doivent être, en gén assimilées aux plaies en trayers.

Mais la situation seule ne suffit jamais pour mettre en rapport les bords des: solutions de continuité, et il faut y Joindre l’ac- . tion d’autres moyens, parmi lesquels le ban-

dage roulé,

|: à ÉT.DES OPÉRATIONS QU'ELLES RÉCLANENT, kr

1 toutes les parties qu'il embrasse, auane douleur ne suive sapin, Afin le prévenir l'engorgement « démateux de la

portion du membre inférieure à celle gui

est blessée, il importe"d’ ÿ placer un ba de depuis l'estro des

doigts ou des orteils jusqu’à la partie infé-

rieure du bandage unissant. Cette préçau-

dage unissan! est un des plus utiles. La “tion est de rigueur et ne saurait être négli-

plaie est-elle transversale? on prépare deux compresses ( d'une longueur égale à celle de la portion de He blessée, et aussi large que la plaie est longue. Une de ces compresses doit être divisée jusqu'à sa partie moyenne en autant de chefs qu'elle a de pouces de largeur ; sur l'autre, on fait autant de bontonnières que l'on a taillé de languettes à à la première. Enfin, deux ban-” des roulées chacune à un Cylhdre complétent l'appareil. On couche la bandelette fendue sur la partie inférieure du membre, et r on fixe son extrémité restée entière au dessous de la blessure au moyen d’une des bandes, dont les circulaires embrassent cette extrémité plusieurs fois repliée sur ellemême ; puis on remonte par des doloires Jusqu'au voisinage de la plaie où l’on fait tenir le cylindre par un aide. L'autre compresse et placée est fixée supérieurement de la même manière ; et la seconde bande,

ramenée aussi près ce la plaie. est encore confiée à l’aide. Un linge fenêtré enduit de cérat, et un léger plumasseau de charpie.

étant appliqués sur celle-ci, le chirurgien passe les lanières de l’une da compresses.

dans les boutonnières de l’autre, qui doivent correspondre à la solution FE continuité, et ürant leurs extrémités en sens MALE il rapproche exactement les parties divisées. Avec le cylindre de la bande supérieure , il descend par des doloires sur le chef de la compresse supérieure, dont il remplit plusièurs fois l'extrémité entre les derniers circulaires. L La bande inférieure, à son tour, sert à maintenir supérieurement le chef de la Compresse inférieure. Ce bandage agit d’une part en poussant l'une vers l’autre % parois opposées de la plaie, de l'autre, en comprimant les. muscles et en s'opposant à à leurs contractions. Pour qu'il soit bien fait , il faut que, pressanttégale-

gée sans danger. Ê Pour les plaies longitudinales, on prend une pièce de linge un peu plus large que la

‘plaie n’est Frs PU eb assez longue pour

faire trois ou quatre fois le tour du membre. Cette bande est roulée à un cylindre, Son chef libre doit être fendu en lanières longues de dix à douze pouces | et larges d’un pouce, À une distance plus ou moins considérable , on pratique autant de bontonniéres que l'on a fait de languettes. Deux compresses oradnées et épaisses sont placées longitudinalement, et maintenues par ! un aide sur les côtés du membre, afin de pousser l’une vers d’ autre les parties ‘latérales de Ja division , en augmentant l'étendue du diamètre Dot elles correspondent. Alors le milieu de l'intervalle compris enre les boutonnières et la base des languettes est appliqué sur la région du Montre opposée à [a plaie; ; arrivés sur celle-ci, les chefs sont . passés dans les POUR ia tirant les extrémités de,latpièce de‘linge en sens contraire, on réunit parfaitement la ‘division qui a dû être pansée comme dans le cas précédent. Avec le cylindre de la bande on fait. sur tout l'appareil trois ou quatre € circulaires, qui lui donnent, la solidité dot il a besoin. |

Utiles pour la réunion des plaies profondes comme pour celle des divisions su erfis cielles, les emplâtres à gglutinatifs sont com" posés d’une Sibstinee tenace, susceptible d'adhérer intimement à peau, et étendue sur une forte! toile ou sur un taffetas serré. | On les coupe en bandelettes d’auta t plus longues et laïges qi que l'on vent agir avec plus de force sur les lèvres de la Lite, ft vant la nature résineuse ou Fommegse À de l'emplâtre ,.on l’échauffe ou on l'hymecte légèrement ayant de l'employers puis, ayant collé une de ses moitiés sur-un des côtés de

Las À

Fr.

a plate % ns une direbtion parfaitement )erpen iculaire. à la sienne, ‘on la RE avec les pauatre défniers doigts de la mai

gauche, tandis qu'avec e potiée c on rappro- |

che la lèvre opposée, jusqu’ à ce qu’ elle soit

en contact avec la premiére, etl on applique sur elle l’aütre moitié de la bandelette, afin

de: la maintenir dans cette situation. On, multiplie ces bandelettes suivant la lon-

gueur de la plaie ; de telle sorte qu’ elle en soit ‘entièrement recouverte. On échancre parfois cependant un peu leur partie

. moyenne afin de laisser entre elles de léger

s intervalles pour l’'éconlement libre du pus. Souvent, aux bandelettes agglutinatives on ajoute le bandage unissant, et cette addition est généralement très-utile. Lorsque la réunion dela solution de continuité parait opérée , on détache d’abord chacune des extrémités des emplâtres jusqu’ aux environs de la plaie, puis on achève de les détacheren soutenant avec les doigts lesbords de cette dernière,

Fort employée BAT les anciens, la suture

ù est devenue pour les chirurgiens modernes

une opération presque inusitée. Quelquefois nuisible, et souvent inutile, son usage S ’est trouvé peu à peu restreint à certains cas spéciaux, faciles : à déterminer, et où la nécessité d' obtenir. une réunion exacte J’em-

porte sur le désir d'épargner quelques

douleurs au malade: telles sont les plaies des joues, des lèvres, des paroïs du ventre, du canal intestinal, etc. On l’emploie cependant rañssi sur toutes les parties du corps, lorsque” des lambéaux à demi détachés tendent ‘incefsammeñt À abandonner la surface de la division ;! mais les bandages aggs tels qu ils Seront indiqués Ni loiñspeuvent , conviction d’ après Î' expérience, la remplacer

parfaitement dans} presque , tous Les cas de genre, € el maintiennent aussi solidemént

Cr irlies en contact. A ‘

Te. voulait ,amaloré tout, y

NET esourir la Suture qui Co VE HRNE alors est

lle que l'on nomme entrecoupée. Pour

y étuter”c on fait usage d’aiguilles aplaties,

de mi-circulaires, Hate sur'les côtés.

leur pointe , et percées à leur extrémité" |

ainsi que j'en a “acquis Ja

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