LIVRE 1. CHAPITRE IV. DÉS Es CMbnuité
donnèt de filciré. Ainsi armée, cette aiguille, tente entre le pouce, qui correspond à à sa
| concavité, et les doigts i in icateur et médius,
qui appuient sur sa convexité, est présentée aux parties dans une direction perpendiculaire à leur surface, La pointe doit pénétrer d’abord de dehors en dedans, à travers la lèvre droite de la plaie , saisie, soulevée et soutenue avec'le pouce, l'indicateur et le médius de la main gauche. Parvenue au fond de Ja division , on la retire pour lui faire traverser ensuile l’autre lèvre de dedans en dehors, et la faire ressortir à une distance égale à celle de son entrée. Le fil décrit alors une courbe étendueet régulière, dont la partie la plus profonde correspond au milieu dela plaie elle-mème. Plus celle-ci a de tendance à rester écartée, et plus
l'aiguille a dù être portée loin dé bords saignants de la peau, afin que ces fils puissent exercer une action plus. sûre et trouver dans la résistance des uissus un appui plus solide.
Après avoir fait un nombre suffisant de points d’aiguille, et ils doivent être en général espacés d' un pouce à quinze lignes ; soit ‘entre eux, soit des angles de la plaie, un aide tabbrôctie les parties, tandis que le chirurgien noue les fils, au moyen d’un nœud Te et d’une Hasbité sur le bord le plus élevé de Ja solution de continuité , qu'il recouvre ensuite d’un linge fenêtré PAUL de cératetd’un léger LR PAR de charpie.
I! faut bien se era de presser l’unecontre » l'autre les lévres de la plaie : : il suffit de les mettre Jégèrement en. contact : sans celte précaution, le gonflement qui doit s'en emparer les ferait réagir sur ‘les fils, de manière à occasionner *É Ja déileurs et peutètre à faire manquer ‘la suture. Afin de diminuer l'effort que celle-ci doit alors exercer, il faut ajouter une situation convenable et le bandage unissant à son action.
Vers le huitième ou le dixième jour, la réubion de la plaie étant opérée, l'on coupe .chaque fil, sur une sonde cannelée, près de son entrée dans les léguments, et renyersant l’autre extrémité , on. les retire ave précaution, ‘eh soutenant Hs} parties ; des ‘emplâtres agglutinatifs doivent ensuite leur
De d’un chas dans lequel passe un’cor- : “Etre sdhétitues pendant quélques j Jours en-
Pa
core. Toutes les fois que l’on emploie la suture, il faut surveiller attentivement son action, afin de la relâcher, si un gonflement | trop considérable se manifeste et si les parties fortement enflammées menacent de se couper sur les fils.
Les autres modes de suture , tels que la suture entortillée, la suture à points passés la suture du pelletier, la suture enchevillée ne sont usitées que pour des lésions spéciales, et font partie de certaines opérations à l’occasion desquelles elles seront décrites dans la suite de cet ouvrage.
Réunir les parties divisées et assurer leur contact, tel est, avons-nous dit, le double but que l’art se propose d'atteindre dans le traitement des plaies simples par incision ; et il est évident que les moyens les plus simples , les plus doux , les moins offensifs pour ies tissus vivants, SMETR être en cette occasion préférés : aux autres. Or la situation tient évidemment parmi eux le premier rang ; elle suflit rarement seule, mais sans elle les autres échoueraient certainement et toujours elle favorise ou assure leur succès. Elle ne doit donc jamais être négligée
Les bandagesunissants composés de compresses et de bandes en linge sont rarement d'une grande utilité : ils se relâchent presque toujours, se déplacent souvent, et dans “a très-srande majorité des cas laissent glisser sous eux la partie qu’ils devaient retenir, à moins qu'on ne les serre d’une manière excessive, et alors 1ls déterminent des constrictions qui les rendent bientôt insupportables. On ne doit donc leur accorder qu’une bien moindre confiance que ne faisaient nos prédécesseurs, et ne les employer que pour assurer et rendre invariables certaines situations que les parties, abandonnées à elles-mêmes, ne pourraient conserver. C’est ainsi qu'agissent les bandages de Petit pour la ruplure du tendon d'Achille, l’attelle placée sous le jarret ou au pli du coude dans les fractures de la rotule ou celles de l’olécrâne, etc.
Les emplâtres agglutinatifs, tels qu’onles emploie, sont ordinairement trop courts ; » leurs points d'adhésion étant peu multipliés, mils se détachent avec facilité et laissent glisser et s’écarter les parties. À l’exemple de
| jours réappliquer ceux-ci : ; tendu que des portions du corps telles que
M. Gama , on fait Hate cet inconvémient en usant d’emplâtres agglutinatifs très-longs, formant de véritables bandes à
avec lesquelles on entoure les parties, de
manière à les comprimer doucement et à
recouvrir la lésion tout entière. Dans les
plaies de tête surtout, cette méthode pré sente de très-grands avantages eb assure ja réunion des lambeaux, que ni lesemplâtres ordinaires, ni les MAR les mieux appliqués n'auraient pu maintenir en place. Si on les fait avec de la toile agolutinative, les bandages unissants décrits vu haut ne se relâchent pas, et, restant fixés solidement, n'ont plus besoin d’être autant serrés. Ils présentent d’incontestables avantages : 4l convient seulement de les surveiller, et si les parties éprouvaient sous eux un gonflement considérable, il faudrait les inciser dans le point opposé à la blessure, et donner ainsi aux tissus une liberté sans laquelle l’étranglement pourrait survenir.
Les sutures, que dans ces dernières années on a voulu préconiser de nouveau, etrelever de la défaveur dont Louis et Pébrac les avaient justement frappées ; les sutures, dis-je, ne sont utiles que quand la réunion ne peut être obtenue sans elles. Elles ajoutent aux douleurs des blessés, à l’irritation des organes; et les fils ou les autres corps étrangers qu'elles laissent dans les tissus y excitent un degré de phlosose susceptible de devenir dangereux. On les proscrira donc à la suite des amputations , des opérations de la hernie étranglée, du sarcocèle, et dans tous les cas où la situation, les emplâtres agglutinatifs et les re agissent avec une eflicacité suflisante. La pt gie de CR En a d’autres et de plus Justes titres à 1 voudrait trouver ane ceitetriste rénovation d’une pratique que la raison et l'expérience désavouent à l’envi. 2
Quel que soit le peu d’étendue de poin d’adhérence qui retiennent encore les la beaux détachés de nos parties, il faut tou-
le nez, lesoreilles, les extrémités des doigts, entièrement détachées, sont susceptibles de.
| se recoller; mais il est permis d'élever de
a gloire que celle qu elle. à
on a même pré