LIVRE I. CHAPITRE IV. DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ
naître et à se propager vers le tronc ; des taches livides recouvrent successivement les parties affectées et annoncent la tendance à la gangrène ; des vertiges, des défaillances, un sentiment de prostration générale se manifestent , et démontrent combien est profonde l'impression faite par le venin sur le système nerveux. Agrandir la plaie par des incisions convenables, porter sur ses parois, au moyen d’un petit pinceau, de l'hydrochlorate d’antimoine liquide ; frotter toutes les parties tuméfiées avec un mélange d’huile d’olive et d’ammoniaque, les recouvrir ensuite de compresses trempéés dans ce topique, ou même dans de l’huile simple; administrer, à l’intérieur, des cordiaux, des sudorifiques, et spécialement de l’ammoniaque étendue dans les boissons : tels sont les soins que réclame d’äbord le blessé, et auxquels il faut recourir sur-le-champ. Cette conduite serait la seule qu’il convint de suivre aprés les morsures faites par les reptiles des régions équatoriales , si la mort, tou- . jours prompte, qu’ils as hnieht, FAT AT | temps de faire usage de duslqié moyen thérapeutique.
La cautérisation instantanée et profonde
des plaies, au moyen du fer incandescent,
est encore le procédé le plus efficace que nous connaissions contre les morsures faites par les animaux enragés, Prévenir la maladie, et, pour cela, s'opposer à l'absorption de la bave déposée dans la plaie, telle est l'indication qu'il faut remplir. À défaut de cautères où de caustiques , des lotions réitérées, des pressions faites dans l’eau pour faire sortir le sang et tout ce que peut renfermer la plie, à l’aide de vw és appliquées sur la solution de cont tels sont les moyens à employer d’abord. Mais ils ne suffisent pas : il faut toujours, le plus tôt possible, recourir à la cautérisation, faite ; soit avec l’hydrochlorate d’antimoine, soit avec le fer chauffé à blanc. Lorsque la rage est déclarée, aucune médication n’a pu borner jusqu'ici ses ravages. Bien que l'injection de l'eau dans les veines ait semblé d’abord produire de bons effets sur un animal enragé que M. Magendié"SOumit à cette expérience, ce moyen, employé sur l’homme, n’a pas