ET DES OPÉRATIONS
justifié les.espérances qu’il avait fait d’abord concevoir. Il en est de même, maloré les faits allégués par plusieurs praticiens, de la recherche des pustules vésiculaires, qui, selon le médecin russe Marochetti, se développeraient sous la langue, du huitième au quinzième jour après la morsure, et dont l'ouverture, suivie de l'expulsion du venin, préviendrait l'invasion de cette horrible maladie. Le traitement par les saignées excessives, par les applications nombreuses de sangsues au cou, semble bien pouvoir apaiser des irritations du pharynx , accompagnées d'horreur pour les liquides : mais il est très-douteux qu’il suflise pour guérir là rage proprement dite. L’amputation de la partie mordue serait plus efficace si on la pratiquait à temps : elle constituerait un mode de destruction analogue à la désorganisation par le feu, et peut-être plus puissant encore.
Le traitement rationnel et véritablement efficace de la rage se réduit encore aux lotions , aux expressions, aux succions, et, aussitôt qu’on le pourra, aux cautérisations, précédées , s’il en est besoin, de débridements convenables, ou remplacées par l’ablation de la partie mordue.
Les contusions sont des solutions de continuité cachées, dans lesquelles les tissus sous-cutanés ont été, jusqu’à une profondeur variable, froissés, rompus, écrasés et privés par là, d’une manière plus ou moins ‘complète, de leur organisation. Le sang, sorti de ses vaisseaux, s’infiltre dans les mailles celluleuses, et se méle souvent à leurs débris, de manière à réduire l'organe contus en une sorte de bouillie homogène, assez semblable à la lie de vin. Une inflammation intense succède presque nécessairement à des désordres aussi considérables, Si la contusion paraît modérée, des compresses trempées dans une liqueur résolutive, arrosées fréquemment, et soutenues par un bandage médiocrement serré, doivent recouvrir la partie blessée. L’eau froide en application permanente ést ici d’une incontestable utilité. Lorsque, malgré ces moyens, secondés par le repos, les saignées et les autres antiphlogistiques, les accidents inflamma-