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QU'ELLES RÉCLAMENT

résolutifs les émollients, et pratiquer des saignées locales plus ou moins abondantes.

Quoique la partie contuse présente de la fluctuation , et contienne évidemment du sang épanché, il ne convient pas d’y pratiquer d’abord aucune incision. En effet, le plus ordinairement, l’absorption du liquide s'opère, et la guérison a rapidement lieu ; tandis que l'impression de Pair sur les parois des tumeurs sanguines y détermine trop souvent, ou une inflammation vive, ou des suppurations prolongées. On ne risque d’ailleurs rien d'attendre ; car, si l'absorption ne s’opère pas , aucun inconvénient ne peut résulter du retard apporté à l'ouverture de la collection sanguine.

J'ai cependant quelquefois dérogé à cette règle générale, dans des cas de tumeurs circonscrites , molles et fluctuantes , résultant de contusions, surtout aux membres, Une ‘ncision faite sur ces collections m'a permis d'exprimer le sang, en partie liquide et en parlie coagulé, qu’elles contenaient, et la réunion immédiate de la plaie aidée d’une douce compression, ma fait obtenir une guérison, non-seulement exempte d’accidents, mais encore extrêmement rapide.

Cette conduite, suivie depuis plusieurs années à ma clinique, ne m'a jamais donné de regrets.

Si quelque vaisseau considérable était ouvert dans une tumeur sanguine, et la transformait en anévrysme faux, primitif ou diffus, il faudrait découvrir le tronc divisé au-dessus de la blessure, plutôt que d'inciser la tumeur, et de s'exposer à ne pas trouver l'artère, au milieu des débris crganiques et des caillots qui Penvironnent. Il est manifeste que, quand un membre entier est réduit en bouillie, et que les os eux-mêmes sont brisés, broyés et mélés aux lambeaux des muscles et des aponévroses, il faut immédiatement recourir à l’amputation.

Déterminées par des causes diverses, les ruptures des muscles, des tendons, des aponévroses, etc., seront examinées lorsqu'il sera question des maladies des organes qui peuvent en être le siége. Qu'il me suflise dè dire ici que, prévenir et combattre l’inflammation locale, en même temps que l'on rap-

toires se développent, il faut substituer aux | proche les parties rompues et qu'on Îles

maintient dans un repos absolu, telle est la conduite qu'il convient de tenir en pareil cas.

Les agents chimiques, tels que les caustiques , agissent en se combinant avec les tissus vivants, en les désorganisant, et en les réduisant en des corps inertes ou de véritables escarres. Les alcalis semblent, dans leur action, s'emparer spécialement des fluides graisseux que contiennent les parties, etsaponifier en quelque sorte cellesci; tandis que les acides minéraux concentrés agissent spécialement sur les éléments solides, qu’ils détruisent. Quoi qu’il en soit, l’escarre, une fois formée, offre des caractères différents, suivant la nature de la substance qui l’a produite : molle et d’un gris noirâtre après l’action de la potasse et de la soude, elle est sèche et jaune après l’application des acides nitrique et nitreux ; noire, au contraire, lorsqu'elle est due à l'acide sulfurique, etc." Adhérente aux tissus, un cercle inflammatoire plus ou moins intense se développe bientôt autour d’elle, et la suppuralion la détache au bout d’un temps plus ou moins long. Après sa chute, on a sous les yeux une plaie avec perte de substance, dont le traitement ne présente rien de particulier.

Les brülures produites par l’action des corps incandescents sont accompagnées de désordres plus ou moins considérables.

Dupuytren les distinguait, sous ce rapport, en six degrés, qui étaient : 1° Ja rubéfaction des téguments ; 2° la vésication; 8° la

destruction du corps muqueux ; 4° la réduc-

tion en escarre de toute l'épaisseur de la:

peau ; 5° la carbonisation de quelques muscles ; 6° enfin, la combustion totale d’une partie.

Dans tous les cas, le chirurgien doit alors, après avoir éloigné la cause du mal, s’efforcer de prévenir ou de faire avorter l'inflammation, qui tend toujours à se manifester avec une extrême violence. Si les bains à la glace, si les applications permanentes de liquides résolutifs ou opiacés froids ne suffisent pas, et si, malgré leur emploi, la phlogose se développe avec intensité, il faut recourir aux émollients et aux évacuations sanguines. Les topiques opiacés servent spé-

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