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SIIT. AFFECTIONS DE LA MACHOIRE SUPÉRIEURE

Les fractures de la mâchoire syncrânienne sont assez rares el n’exigent aucun appareil pour être maintenues.

Le cancer des parties molles extérieures se propage assez facilement jusqu'aux 0s maxillaires supérieurs. Chezun sujet affecté de cette maladie, Dupuytren, armé d’une gouge et d’un maillet, emporta la presque totalité de l’arcade dentaire, et une portion considérable de la voûte palatine. Le rap- . prochement des lames osseuses combla en partie les ouvertures pratiquées, et un obturateur acheva de les fermer entièrement.

S'il fallait n’emporter que des portions de la voûte jalatine affeciée du cancer, on pourrait, après avoir détaché la lèvre supérieure des parties molles qui la recouvrent, arracher quelques dents, pénétrer dans les fosses nasales, et à l’aide de cisailles telles que celles de M. Colombat, pratiquer les excisions en V ou autres nécessitées par la forme du mal. |

Plusieurs chirurgiens sont allés de beaucoup au delà de ces premiers essais. L’os maxillaite supérieur tout entier a été détaché de ses nombreuses connexions et enlevé avec un entier succès. M. Gensoul, se fondant sur des considérations anatomiques et pathologiques d’un grand poids, établit comme une règle générale que , dans les affections cancéreuses du sinus maxillaire , l’ablation totale de l'os est bien plussüre, sans êtré plus longue, plus douloureuse ou plus grave, que le procédé de Desault, qui consiste à ouvrir cette cavité, à la curer pour ainsi dire avec le scalpel, et à cautériser ses parois + En enlevant la partie d’où le mal naït, on est bien plus certain en effet de le détruire qu'en l'attaquant partiellement , et en poursuivant ses racines dans des anfractuosités au fond desquelles il est fort douteux que l’on puisse atteindre.

La nature et le volume de la tumeurvfaciale ayant démontré la nécessité d'enlever Ja totalité de l'os maxillaire supérieur, on devrait y procéder de la manière suivante :

Le malade étant assis sur une chaise peu élevée, la tète légèrement renversée en ar-

rière et appuyée contre la poitrine d'un aide, le chirurgien pratique d’abord une

incision verticale, étendue depuis le grand

angle de lœil jusqu’à la lèvre supérieure ,

au niveau de la dent canine correspon- 7 0 +. Lt ; dante. De cette premiére incision, à la

hauteur de l'aile du nez, une seconde section doit être prolongée jusqu’au devant du lobule de l'oreille, endroit où viendra®Wse terminer une troisième division commencée en dehors de l'angle externe de l'orbite. Un large lambeau quadrilatère étant ainsi cerné aux dépens de la joue, on le relève vers l'œil et le front , en lui conservant toute l’épaisseur des parties saines. On peut, s’il en est besoin, pour achever de découvrir la tumeur, détacher en bas une portion de la lèvre inférieure de la plaie , et la rabattre sur le cou.

Ce premier temps de l'opération étant terminé , et les artères ouvertes ayant été liées à mesure de leur section, le chirurgien porte un ciseau sur l’arcade orbitaire externe, près de la suture de l’os malaire, et le fait pénétrer jusqu’à la fente sphénomaxillaire ; il coupe ensuite l’apophyse zÿgomatique de los malaire. Ün ciseau trèslarge doit être alors porté en dedans, au-dessous de l’angle interne de l’œil, de manière à diviser à coups de maillet la partie inférieure de l’os unguis et de la face orbitaire de l’ethmoïde. La branche montante est divisée d’un second coup de la même manière, et alors l'os maxillaire se trouve complétement isolé en haut. Pour le détacher en bas, il suffit de porter le ciseau, obliquement de dehors en dedans, et de bas en haut, dans la suture inter-maxillaire qui se trouve bientôt ébranlée et disjointe.

Revenant ensuite en haut, le chirurgien implante son ciseau contre la paroi inférieure de l'orbite, l’enfonce obliquement dans la tumeur, de manière à couper le nerf sous-orbitaire ; et se servant ensuite de cet instrument comme d’un levier, il abaisse l'os maxillaire tout entier et le fait basculer dans la bouche. Il ne reste plus, pour achever de le séparer, qu’à couper, avec des ciseaux. courbes ou avec le bistouri, les attaches postérieures des parties molles à cet os, de manière à laisser Le voile du palais

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