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LÉSIONS DES JOUES ET DES ORGANES SALIVAIRES

vres en dehors , il est assez facile de le découvrir, en nie temps qu’on redresse le coude formé par l’extrémité du conduit, à Pinstant où il perce la membrane muqueuse.

Si quelque corps étranger l’obstruait, on devrait procéder nié ti ne à son extraction. Si le canal n’était que rétréci, le stylet servirait à y porter un fil de soie, au moyen duquel on entraînerait , de la bouche vers la plaie extérieure, des mèches de charpie de plus en plus volumineuses , afin de le dilater. L’un des fils, placé à l'extrémité externe de la mèche, doit sortir par la plaie, et peut être attaché au bonnet du malade ; l’autre est couché le long de la paroi de la bouche , et fixé, par une mouche de taffetas gommé , au voisinage de la commissure des lèvres. Lorsque la liberté du canal est enfin rétablie, on cautérise avec le nitrate d’ar.

gent les bords de la fistule; l’escarre est soutenue par un petit morceau de taffetas gommé; et l'on maintient pendant dix à douze jours le malade à une abstinence sévère, les mâchoires rapprochées, et en

évitant tout ce qui pourrait provoquer la sé-

crétion de la salive. Ces procédés ont quelquefois réussi entre les mains de Louis, de Morand , de Ferrand de Beaune, de M. Dubois, etc. ; mais ils sont difficiles dans leur application et fort incertains dans leur résultat. On y a généralement renoncé.

La cautérisation seule a été tentée , lorsque la fistule semblait dépendre d’une simple entamure du conduit de Stenon sans

rétrécissement de ce canal. Elle a réussi:

parfois; mais elle a ce désavantage que, lorsqu'elle échoue, la déperdition de substance qui en est la suite laisse entier la fistule plus large et plus rebelle qu’auparavant. Les mêmes reproches POLE être adressés à l’avivement et à la réumor médiate des lèvres de la pris istul car lorsque la consolidation n’est pas obtenue, ce qui arrive assez souvent, la maladie se trouve aggravée de toutes les pertes de substance que l’on a fait supporter aux par-

ties. >

En extirpant une tumeur fibreuse de la

joue, appuyée sur le canal de Stenon et ‘adhérente à sa paroi externe , ce conduit fut

ouvert, ainsi que le dénoitrà bientôt la

sortie de la salive par la plaie. Malgré cette complication, je rapprochai les bords de la solution de continuité avec une grande attention , au moyen de bandelettes agglutinatives , et la guérison eut lieu sans accident. Flajani, Percy et d’autres chirurgiens, pensaient qu’en rafraichissant les bords de la fistule et en les réunissant au moyen de la suture entortillée on pourrait en obtenir la cicatrisation , et ce procédé a réussi effectivement sur plusieurs sujets. On peut le tenter dans la plupart des cas, parce que, si Ja guérison n’en est pas le résultat, il n’ajoute rien à la gravité de la maladie.

On a proposé aussi de fermer la solution de continuité à träYers laquelle s "écoule la salive , en comprimant le conduit de Sténon enarrière , de manière à y retenir le liquide jusqu’à la Fbaatiqs de la cicatrice. Mais en

dépit du succès qu’il a procuré, dit-on, à

Maisonneuve, ce procédé est d’un +.

fort incertain , et a dà, avec raison, étre rejeté. Desault voulut comprimer la parotide elle-même, l’atrophier, et la rendre incapable de remplir ses HoGtgn IL ést douteux qu'il ait jamais réussi de’cette nianière, tant la parotide est difficile à atteindre dans ses parties profondes par les instruments compressifs , et tant serait do:

reuse une pression exercée sur Île assez de force pour la désorganiser : aussi ce traitement est-il abandonné, de même que la ligature du conduit de Stenon, en dehors à la fistule, conseillée par Vibére et par Zang.

Percer la joue avec un instrument aigu , de manière à pratiquer un conduit anormal par lequel la salive puisse tomber dans la bouche , telle est l’idée qui s’est présentée une des premières pour guérir les fistules

salivaires , et c’est encore celle à laquelle il faut revenir dans le plus grand nombre des cas. La tige rougie au feu, de Roy, et la ca-

nule de Dans sont LL pour l’exécution de cette opération. Le procédé de Monro serait plus simple et plus efficace, s’il n’était plus chirurgical de remplacer l'alène de cordonnier dont se servit ce grand praticien par un trois-quarts de petite dimension. Cet instrument, garni de sa canule, doit ètre porté dans la solution de

continuité de la joue, et enfoncé obliquement à travers cette partie, en suivant la direction qu’affecte le canal de Stenon. Il faut avoir soin surtout d'éviter de toucher au bord antérieur du muscle masséter. On se sert ensuite de la canule du trois-quarts pour passer dans la plaie un fil de soie, dont une des extrémités reste à l'extérieur, tandis que l’autre sort par la bouche: Sur cette dernière portion , l’on attache une mèche dé charpie, qui est retirée de dedans en dehors, jusqu’au voisinage de la division cutanée, que le fil seul doit traverser. Chaque jour on augmente le volume de cette mèche ; et lorsque le conduit anormal parait assez bien établi Hire les lèvres de la plaie extérieure, et on les réunit au moyen d'emplâtres agglutinatifs , oude Ja suture entortillée, Ce procédé est incon- testablement un des plus méthodiques que ‘puisse employer, le fil de plomb emplôyé par Bilguer, ou la canule de M. Atuü.

n’ajoutant rien ni à sa simplicité ni à la sûreté de ses résultats.

Cependant, Béclard , imitant en cela Deguise, a réussi sur plusieurs malades, par un moyen encore plus simple. Ce praticien fit au fond de la fistule deux piqûres, l’une au-dessus de l’autre , lesquelles , partant de la plaie ettérieure , traversaient oblique:

ment la joue de dehors en dedans et d’arrière en avant. Dans ces ouvertures fut engagée une anse de fil dé plomb, dont la

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