‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 65 sur 322 · partie moyenne resta Cachée au fond de la · texte numérisé non relu

partie moyenne resta Cachée au fond de la

solution de continuité, tandis que ses extrémités , tordues sur elles-mêmes et flottantes dans la bouche , furent coupées trèsprès de la membrane muqueuse buccale. La plaie extérieure fut réunie ; la salive coula en dedans le long des deux fils métalliques, et-la cicatrisation ne se fit pasättendre. Les parties comprises dans l’anée du fil se coupèrent, et le corps étranger tomba dans la bouche.quelque temps plus tard, laissant après sa chute une ouverture assez grande pour assurer la solidité de la guérison.

Cet ingénieux procédé réunit en sa faveur tous les avantages , et je ne doute pas que l'expérience ne confirme de plus en plus son utilité. Si l’on se sert du trois-quarts à hydrocèle pour pratiquer la double ponction

UN

de Béclatd , il faut ; après avoir placé l’extrémité du fil de plomb dans la première piqüre ; à l’aide de la canule , introduite dans celle-ci, lorsqu'on a perforé pour la seconde fois la joue, un fil de chanvre ou de soie, dont un des bouts reste au dehors et l’autre est flottant dans la bouche. Au bout extérieur on attache la seconde extrémité du fil de plomb; que l’on attire ensuite dans la cavité buccale. Ce procédé est plus simple que celui de Grosserio ; qui se sert d’un trois-quarts particulier, dont la canule est dépourvue de pavillon. À quoi bon multiplier ainsi les instruments de la chirurgie?

remplacer avec MM. Vernhes et Roux le fil de plomb par un fil de soie, c’est faire du nouveau sans la moindre utilité.

Une tumeur molle, transparente, aplatie, située sous la langue et sur les côtés du frein de cet organe, caractérise la ranine où grenouillette, maladie plus commune dans la

jeunesse que chez les sujets adultes , et'que

déterminent l’obstruction ou l’oblitération

complète du conduit de Warthon. Révenant.

à l'idée des anciens , victorieusement, combattue par Louis, plusieurs chirurgiens de l’époque actuelle, et entre autres M; Larrey, professent que la grenouillette est étrangère aux organes excréteurs de la salive, et consiste en un kyste séro-fibreux, développé sous la langue ét qui réclame la pratique de Procédés spéciaux. Ce point de doctrine , bien que nous penchions pour l’é-

tiologie admise depuis Louis, peut être en- |

core controversé,

Si, toutefois , l’'obstruction semble mani- |

feste , il faut débarrasser le canal de War-

thon des mucosités ou des concrétions qui

] \ LP pie M l'occupent ; si, au M À la tumeur n'a |

pas de connexion évidente avec le canal ex- |

que la grenouillette est petite. Da

au kyste une oûvérture. Au cau- | tèrê actuel ‘dont se servaient Hippocrate, | M. A. Severin et notre bon Paré ; aux caustiques employés par d’autres praticiens , et \ qui présentent plus d’inconvénients encore, : on a substitué le bistouri, avec la pointe duquel on incise les parois toujours minces de la tumeur. Cette opération suffit, lors-.

le cas | contraire , il faut emporter avec des ciseaux |

ïl convient d'abandonner celui-ci, :

s LÉSIONS DE LA LANGUE. 12 4 87

côourbés sur le plat une partie des membranés qui la forment. Si elle contient des calculs salivaires , on les extrait ; les parois de tumeur se rapprochent ensuite , et la guérison devient radicale, par la conversion de la plaie que l’on a faite en une ouverture fistuleuse. Cette ouverture doit ètre pratiquée plutôt du côté de la langue que de celui des dents incisives , afin d'éviter que la salive ne soit lancée hors de la bouche pendant l’exercice de la prononciation. Les extirpations de la grenouillette préconisées par NerMriali et même, dit-on, par Celse ne consistaient sans doute que dans l’excision de la portion saillante de la tumeur. I serait sinon impossible, du moins fort difficile d'aller détacher, en le disséquant, le fond du kyste enfoncé dans la paroi inférieure de la bouche , et parfois faisant saillie jusque sous le rebord maxillaire inférieur.

Il est souvent impossible de maintenir ouverte la plaie faite à la grenouillette. Aux mèches de charpie , aux fils de plomb, aux morceaux de bougie, et aux canules employés par Louis, Sabatier et quelques autres praticiens; aux cautérisations réitérées,

préconisées par Camper, Dupuytren préfé-

rait une sorte de cylindre à deux têtes, formant un double bouton , et qui, long seulement de trois à quatre lignes, pouvait être aisément introduit dans la plaie. Ce eylindre était maintenu en place par ses deux plaques, dont une correspondait à l'intérieur de la poche , tandis que l'autre restait dans la bouche : la salive coulait aisément entre lui et les lèvres de la plaie, et la présence de l'instrument ne génait en rien les mouvements de la langue et la mastication. Ce procédé, actuellement encore employé, présente sur les précédents l'avantage d'être incontestablement plus simple et plus sûr dans ses effets. L

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