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rètre et l œæsophage,
trois autres succombèrent : on assure que
C'est aux progrès de la maladie ; maïs est-il
certain que l'impression du caustique n'y ait été pour rien? Les analogies qu'on a prétendu établir, d'après Madchart à entre l'usont manifestement forcées ; et si la méthode du caustique a un peu perdu de sa vogue pour le premier de ces conduits, ce n’est certes pas un encouragement pour l’appliquer au second.
Contractiles et lubrifiés par un liquide muqueux abondant, le pharynx et l’œsophage sont en même temps susceptibles d’une dilatation portée fort loin, et qui leur permet de livrer passage à des corps étran gers assez volumineux. Cependant , F 9 pas très-rare de voir des corps desce genre s'arrêter sur un des points du conduit que ces organes consiituent. On les rencontre le plus ordinairement dans ia portion soushyoïdienne du cou, au niveau du bord supérieur du sternum ou un peu plus bas ; et le mécanisme connu de la déglutition, ainsi que les dispositions anatomiques des parties, rendent assez bien compte de cette particularité, démontrée par l’expérience.
Durant le second temps de la déglutition, en effet, le larynx et le pharynx sont élevés par leurs muscles supérieurs, êt viennent, le premier recouvert par la base de la langueet l’épiglotte, le second dilaté en forme d’entonnoir, au-devant du bol alimentaire, qui s’y trouve précipité avec une force proportionnée à la gloutonnerie de l'individu.
Lorsque ces parties s’abaissent, la bouchée ingérée est par cela même arrivée d’emblée plus ou moins bas dans la première portion de l'œsophage. Si le corps avalé avec elle est long , aigu, etse présente en travers ou obliquement, sa pointe 1ra souvent heurter contre le pharynx lui-même ou contre les piliers du palais, et il s'y implantera avec plus où moins de force. On extrait très-fréquemment ainsi des épingles ou des arêtes de poisson, enfoncées sur les côtés ou au fond de l’arrière-bouche et au voisinage des tonsilles. Mais lorsque le corps étranser est plus volumineux, garni d’aspérités moins incisives, ou ent clophl de substances molles et onctueuses qui facilitent son glissement, il fragcbit lepharynx sans ètre senti;
sans blesser en aucune facon les parois écartées de cet organe, sans queles malades se doutent le moins du monde de l’accident ui leur arrive. Ce n’est qu’à l'instant où Pesophage. s'empare, pour ainsi dire, de l'aliment qui vient de lui être envoyé, et se contracte sur lui, que le corps étranger décèle sa présence. Sa marche seralentit Éolons) ; ses aspérités, rhises à découvert, irritent la membrane muqueuse, et il s'arrête enfin.
Les fibres musculaires du conduit le pressent avec force, et forment au- -dessus et audessous de ses points de contact un bourrelet qui s'oppose à ce qu’il continue de descendre vers l'estomac, aussi bien qu'à son ascension rétrograde du, côté de la bouche.Lesefforts du sujet, les mouvements convulsifs de déglutition ou de vomissement, ne font souvent, lorsqu'ils ne réussissent pas, que rendre l’enclavement plus solide, en augmentant l’irritation des parties , et en Pr. pénétrer plus profondément les aspérités qui blessent la membrane. | … Les corps étrangers qui franchissent le niveau de la première pièce du sternum, descendent presque toujours plus bas, à raison des contractions plus lentes et plus douces du conduit, dont la dilatation n’est plus génée ni par le volume de la trachéeartère, ni par l'anneau osseux du sommet de Ja poitrine. La partie de l’œsophage que le diaphragme embrasse, forme seule un dernier détroit, que certains corps ne peuvent franchir, et au-dessus duquel on les a vus séjourner pendant un temps plus ou moins longs. En beaucoup de circonstances , une sensation intérieure et pénible de dilatation ou de déchirement, permet de suivre la marche du corps étranger le long de la colonne dorsale , et redouble de vivacité lorsqu'il franchit le cardia ; après quoi, un soulagement indicible annonce que le danger est passé, et qu'il a pénétré dans l'estomac.
Une douleur plus ou moins vive , aiguë ou obtuse, que les mouvements de déglutiton augmentent ; une anxiété et une agitation RE nt considérables ; le sentiment , presque toujours exagéré, d’une strangulation imminente ; quelquefois, lors-
que le corps étranger est volumineux et !
placé à la hauteur du larynx, une gêne no- !
table dans la respiration , préduité par Ja
»mpression de cette cavité ; la turgescence du visage, le gonflement dei veines de la face , l'embarras des idées: tels sont les phénomènes qui accompagnent l'accident dont il est question, et sur les moyens thérapeutiques duquel j'insiste avec d’autant plus de prédilection qu'il est un des plus fréquents, un des plus graves et des plus ardus que présente la chirurgie.
La première indication que*le praticien
ait à remplir alors consiste à s’assurer de la situation du corps étranger. Occupe-t-il les
parois des l’arrière-bouche ou les parties supérieures du pharynx, on peut ordinairement le découvrir par la seule inspection de ces parties, la bouche étant largement ouverte, la langue déprimée avec l'extrémité d’une cuiller, la tête renversée en arrière contre la poitrine d’un aide, et le jour direct d’une fenêtre éclairant le fond de la gorge.
Lorsque le corps étranger est situé plusloin, une sonde flexible, en gomme élastique, de quatre lignes de diamètre , étant introduite dans l’œsophage, sert à mesurer, avec assez d’exactitude, la profondeur à laquellé il est arrêté. Une tige d'argent, flexible, arrondie, et terminée en bas par une extrémité sphérique , en haut par un anneau, longue de douze à quinze pouces, peut être employée avec avantage à ce cathétérisme: mais cet instrument, que Dupuytrenaffectionnait beaucoup, peut être remplacé par la sonde.
Avec celle-ci, non-seulement on sent le corps étranger, maisil est assez facile, après quel-
questàtonnements, dedistinguer ladirection
transversale ou d’avant en arrière de son plus grand diamètre, et par conséquent la direction de son enclavement. Il suflit pour cela de bien remarquer sil’instrument poussé Jusqu’au-dessous de lui, est frotté constamment par ses faces antéro-postérieures où par ses côtés. Le degré de pression exercé sur le corps sans le faire changer de place, fournit aussi une donnée assez exacte de la solidité avec laquelle il est retenu à la place qu’il occupe.
Quatre partis peuvent alors être pris par le chirurgien. Ils consistent : 1° à extrairele