À + DES HERNIES EN GÉNÉRAL
RE e Les éraillements ou les $olu de continuité accidentels des parois d al
omen s’élargissent plus rapidement, sous {l'influence dus hernies, que les M es naturelles, dont les bords sont toujours n solides et plus résistants. |
Dans les cas de hernies formées tout à
coup, surtout chez des sujets robustes, la
“tu M, "
“tumeur imprime souvent, à son début, aux
parties qu'elle traverse, des disf positions opposées à celles qui viennent d'être signag lées. Il arrive assez fréquemment | que ‘les tissus fibreux, disteñdus par, l'effortsqui surmonte leur résistance , revienne £ 1ncontinent sur eux- mêmes , ‘comme tous les corps élastio qu ils ,compriment, avec | | force, les organes qu'ils tranglement de la hernie < | jeu, suivant ce. | mécanisnie® à l'instant même où Ja tumeur se manifeste
au ‘dehors ; ; maïs , lorsque cet accident ne
survient! pas immédiatement, les lames aponévrotiques , soumises ensuite à une s' distension continuée, cèdentets ’amincissent; ce qui fait disparaltré graduellement la géñe) la douleur, l’engorgement .dont la hernie était abord le siége.
À mesure que l'intestin ou l'épiploon descendent et s’aliongent à travers les ouvertures qui leur Livret passage , leur tissu devient le siége d’une nutrition plus active. Le mésentère ou la toile épiploïique augmentent de longueur, et atteignent à des chaise où ils n'auraient jamais pu parvenir dans l'état de santé. Ce phénomène n’est pas le résultat du relâchement des intestins ou de l’épiploon ; ei surtout, quoi qu’ en aient É dit Warthon , Bénévoli, Brendel et Morgagni, il n’est jamais la cause des hernies, mais bien l'effet du défaut de résistance que trouvent les organes sur un point de l'enceinte abdominale. En s’engageant dans l’ouverture herniaire, l’épip'oon se rétréc:t, forme desole Au dedans, il présente la figure d’un triangle dont la base est à l'estomac et le sommet à l’orifice abdominal; au dehors, il forme une sorte de UPE gnon, dont la partie la plus large est située en bas, et dont le pédicule s'engage, en haut, dans le canal de la hernie. L'uiestih est-il déplacé? si une partie de son calibre paraît
seule au’ dehors, elle y forme nat eavité, plus large à son fond qu’à son col, et qui communique avec le reste du canal demeuré Le s le TA Lorsqu’ une anse entière de 'intestin est herniée, ses parois sont com- " nées à Lverture abdominale, de manière à géner ses fonctions , tandis qu’au dehors elles Le dilatent plus à l'aise.
L’épiploon, comprimé par les ouverturess
il franchit, devient presque toujours le pe irritation lente, obscure, qui, ns les hernies anciennes , finit par altérnet quelquefoisÿ par transformer entièrement son tissu, Chez quelques sujets, dé la graisse.s’Y accumule en grande ; fl présente des masses con:
ou moinsWsolides ; sa P nvertil, en beaucotp de don “ibreux'et “résistant? es H à sont quelquefois déve Mb nées: ‘enfiil'or
trouvé dans sa substance des parties do
nues cartilagineuses ou osseuses. Les mêmes causes Détisent fréquemment l'épaississement et l’induration des parois intestinales, | de manière à détruire leur extensibilité, et à rendre permanent et incurable le resserrement que leur a communiqué l'ouverture herniaire. Des cas de ce genre se sont présentés à Ritsch, Mertutle et Couriavoz.
Garengeot, Arnaud et Pott ont trouvé toute la partie de l’intestin contenue dans certaines hernies, revenue sur elle-même, et notablement diminuée devolume; M. Risal a vuuneviolente inflammation produire cp peu de jours l'agglutination des parois de l’intestin élranglé, de manière à interrompre la continuité de son calibre. Dans plusieurs hernies anciennes, cet organe, privé de ressort, se dilate, au contraire , en même temps que ses 15 ee s'amincissent et perdent presque entièrement la faculté de se contracter.
Tous les viscères abdominaux que le péri-
toine enveloppe dans la plus grande partie
“de leur circonférence agissent directement sur les ouvertures par lesquelles ils doivent sortir,set les dilatent, en poussant devant eux la portion de Hémabraue séreuse qui correspond à ces ouvertures. Cette enveloppe séreuse, que se forme la hernie à mesure qu'elle se développe, constitue le sac her-
antité, et
Paper L À
niaire. Ge sac. né manqué | jame is lorsque les viscères,, se déplaçar An:
une ancienne plaie abdominale, dilatent la % ice Sans P voir déplacerle péritoine, qui, s'il ne manque pas en réalité, est con+ fondu avec elle, et incisé du même coup ‘durant l'opération. ki
Quelques hernies, toutefois, ne présentent qu’une enveloppe séreuse incomplète :
ce sont celles que formentles viscères dont la | surface n’est point: elle-même entièrement recouverte par le péritoine, tels que le cæœcum , la vessie, la matrice. Ces organes, rapprochés g aratstlen tres d'une ouverture let olissent pour l'atteindre sous le péritoine , et, continuant de cheminer | ainsi, parviennent au dehors, sans pousser devant eux la membrane séreuse , mais en la souleyant, et en passant. entre ‘ee et la paroi du ventre. Si la hernié est'bornée au déplacement de la portion de l'organe que | le péritoine ne nebouyre pas, elle -ne présente aucun sac; mais lorsque: le’ viscère sort entièrement, ül entraine avec lui la membrane séreüse qui adhère à sa surface, et qui, parvenue au dehors; forme au devant, dé là tumeur une poche libées ‘dans laquelle les intestins grêles ou l'épiploon se précipitent presque toujours. Chez d'autres sujets, la hernie du cœcum ou de la vessie ‘est con- | sécutive, et succède aux hernies ordinaires, au lieu de précéder et de favoriser leur apparilion. Il arrive quelquefois, par exemple, qu'une hernie, devenant très-volumineuse, attire à elle LÉ péritoine de toutes les parties voisines de l'ouverture qui lui livre passage. Or, il'se peut que le cœcum ou la vessie, adhérant à ce péritoine, soient par lui entraînés à l'extérieur. D’ autres fois enfin, les dénières portions de l'intestin grêle sortant, et la tumeur continuant de, s'accroitre, le cœcum est ehcore attiré à sa | suite. Dans toutes ces occasions, le viscère, ainsi déplacé, se trouve appliqué à l'un des côtés du sac herniaire, dont il semble étre) une dépendance , et dans la cavité duquel il À ne fait qu'une saillie ou un relief plus ou moins considérable. Il n'existe d'autres her- | nies cœcales pourvues de sacs herniaires | complets que ‘celles dont Wrisberg, Sandifort et Dupuytren ont constaté la présence
| DES HEBNIES ez de fee n où le festieuleg
nt au cœcum, avait potrglis .cet 4 Eee vogiale,. 4 , 14
Pr sac herniaire se forme à la fois par la”
qu et par la locomotion du péritoine 4
| AP celle membrane varie chez Ariagre sujets, suivant qu'elle est unie . parois du ventre par un tissu cellulaire plus ou moins serré, Son épaisseur, sa force sa densité ne sont pas moins Tartibles:
issi, tantôt le sac herniaire se développe ucoup plus par déplacement que par extension du péritoine, et tantôt suivant un mécanisme inverse. La portion du sac qui correspond à étroite, et resserrée sur les viscères : c'est . ce que ai nomme le collet du sac herniaire. -Mou, lâche et offrant des replis longitudinaux, formés par "le rapprochement d ses parois, le collet du sac est d’abord sans action sur les parties qu’il embrasse ; mais, à re que la hernîe devient er call on
‘le voit acquérir de Ja solidité, de l'épaisseur et de la résistance, ‘Les CA qu’il présentaits sql À dd eux, ce qui lui done png densité qu'il n'avait pas. Dès” lôre Je sac ; qui jusque-là pui pu. S'étendré de nouveau, et. $e confondr avec lespéritoine,
consiitue une poche pe oneute , qu'ilest
impossible de, faire disparaître autrer ès que par l'adhésion mutuelle de ses parois.
Parvenueau dehors, l'enveloppe herniaire prend la forme des parties au milieu desquelles elle est située : tantôt aplatie, tañtôt conoïde ou cylindrique , elle se moule sur Isÿ obstacles qu’elle rencontre, ou se porte à iravers les ouvertures situées à son yoisinage, de manière ? à former des lobes, appendices; et des cavités accessoires,
e figures et de dimensions variables à l'in-
fini, A,ces' mières causes qui tendent à
modifier «la forlne des hernies, il faut en
de ma une autre moins fréquente, peut- “43
re, mais plus variée encore et plus remar-
dans. ses ‘effets. "Cette cause consiste E Le corig uellement exercée par
ur é- + et sur son cohets Ainsi,
A ci lééollet resserré- ; adhérences avec le con-
l’ouverture abdominale est
EN GÉNÉPAL. 159 l'étranglement n’est pas le résultat de cet effort, la herni descendre, ICS se déve au-dessus d'elle, et Ja tumeur tale tera à sa partie nne un rétrécisse ent formé par l’ancien collet. ne à méconidine se répète plusieurs. fois, on aura des sacs herniaires dits en chapelet. Qu’au lieu d’être placée diréctement au-dessus de la tumeur ancienne , la hernie nouvelle, corresponde à l'un deses côtés, on aura des sacs bilobés, trilobés, ou multiloculés. Enfin, que près d'un sac ancien, dontle collet ne peut se déplacer, se forme un sac nouveau à la suite d’un violent effort, il existera deux tumeurs parallèles, et dont les deux collets, réunis en un seul, correspondront à la même ouverture lôtuinale! Toutes ces variétés ont été constatées par la dissection, et il n'est pas douteux que de nouvelles recherches n’en fassent découvrir d’auires encore; mais ce qui précède suffit pour faire connaître le mécanisme/suivant lequel toutes peuvent se former,
Le sac herniaïre est susceptible de con- «tracter des maladies diverses, qui consisent, ou en des lésions physiques, ou en * des résultats de inflammation aiguë ou chronique, dont les hernies sont très-souvent le siése, Des coups portés sur la tumeur, des efforts exercés de dedans en dehors par les viscères, telles sont les causes qui produisent ordinairement les ruptures dusac. Lt den dépendent presque toujours de la gène, plus où moins grande, à laquelle les parties dép acées sont soumises; et alors on trouve leur enveloppe séreuse,
tantôt recouverte de concrétions albutitiént
ses récentes, tantôt unie par des adhérences aux viscères, tantôt, enfin, épaissie, lardacée, fibreuse; on l’a trouvée même cartilagineuse et osseuse.
Distendues et pressées par la hernie, les parties qui la revêtent extérieurement sont presque toujours altérées dans leur texture, en proportion del’ancienneté du volume dela tumeur. La peau s’amincitordinairement, par l'extension qu’elle éprouve.Comprimés entre elleetla hernie, les feuillets celluieux et aponévrotiques se confondent souvent, s’usent et diparaissent; de telle sorte que le sac her-
| niaire devient presque immédiatement sous-
; FITES AE. : RME, à Li cutané. Chez certains sujets, un état opposé | 1 épigastre, tels sont les phénomènes qu elles
se manifeste : le acquiert plus de
+ db A TTOURE Issu rh s'épaissit, Fu s lé , et forme enfin des
déterminent ordinairement.
e4 ne HU a Plus anciennes et plus considérables, elles |
’ Pre LR 1 2 $ ne":
lames d apparenceibreuse, qui ogpsouren k provoquent des symptômes plus grayes, qu trompé les chirurgiens les plus habiles! Des | résultent d’embarras plus marqués dans le
abcès, des kystes séreux, "des tumeurs grais- | cours des matières edtitia EM ’une gêne seuses, se sont quelquefois développés au de- | plus grande de. la circulation dans les vis-.
vant des hernies, et en ont obscurci le diagnostic. .
Les adhérences que l’on observe fré-
x 7. r ” " \ ; cères déplacés. La tumeur est assez fréquemment alors le siége d’une pesanteur habituelle, de douleurs après le repas, ou à la
quemment dans les hernies présentent plu- | suite des longues stations sur les pieds, des
sieurs variétés : elles sont ou filamenteuses ou immédiates. Celles-ci peuvent être récentes, molles et couenneuses, ou anciennes, celluleuses et solides. Dans le premier cas, les parties ne sont que faiblement unies, la traction la plus légère suffit pour lesséparer; dans l’autre, elles sont accolées avec force, au contraire, et quelquefois leur union est si intime qu'elles semblent confondues.
Tantôt les adhérences, quelle que soit leur espèce, n’envahissent qu’une partie des or-
marches forcées, etc. Ces incommodités rendent l’action digestive pénible, obligent * à diminuer la quantité des aliments, affai-, blissent graduellement les sujets, et entratnent parfois un état de maigreur et d'épuisement dangereux. ; Dans une nuance plus prononcée encore, les hernies intestinales anciennes et volumineuses produisent des symptômes mor-
bides plus intenses, “qui. marchent d'une manière plus rapide et constituent n@e |
, ’ ° Q * rs . + dr: .# à . Mi ganes déplacés, qui sont unis dans une plus | sion spéciale très-grave , à laquelle on doit æ
ou moins grande étendue, entre eux ou avec
opposer promptement les secours de l’art.
CT] £ e N % : è n e le sac herniaire ; tantôt elles existent.| La tumeur devient rapidement plus volu-- : # . ‘ Li PATES .
dans toutes les parties de la tumeur, et leS *minêbse ét plus rénitente; elle se remplit viscères agglomérés ne forment qu’une seule | de matières sterco ales , dont le cours est
masse, que revêt, en s’y attachant, la face interne du sac herniaire. Ces modifications
ralenti ou suspeñdu.dans son intérieur :
alors surviennént des nausées, des hoquets,
a # . Q # ° C M e " ÿ ne peuvent être sûrement distinguées. par des vomissements, asseztrares d’abord,ide les signes extérieurs que présentent les | liquides chymeux, puistbilieux el muqueux,
hernies. Toutefois, l'ancienneté de la tumeur , l'usage de brayers mal faits qui la comprimaient sans la contenir; son irréductibilité totale ou partielle, sans que le volume des parties ou le resserrement de l’ouverture qui leur livre passage explique ce phénomène ; tels sont les signes généraux des adhérences. On peut soupçonner que celles-ci sont intimes, solides "et étendues , lorsqu'elles existent depuis longtemps, et que la tumeur, retenue tout entière au dehors, forme une masse compacte et solide ; des dispositions opposées annoncent que les viscères ne sont que faiblement et partiellement unis, soit entre eux, soit au sac.
Les hernies simples et peu volumineuses peuvent exister pendant fort longtemps, sans oCCasionner aucun accident grave. Quelques désordres dans la digestion, des coliques,
des embarras intestinaux, des tiraillements à | corales abondantes, soit
et.enfin de matières stercorales. Le sujet est sans fièvre, la hérnie sans vives douleurs.
Cet état d'engorgement ou d’engouement peut durer pendant plusieurs jours, et même plusieurs semaines ; mais #enfin , les intestins incarcérés " APTE et réa" gissant contre le coliet du ‘sac herniaire, s'étranglent avec plus ou moins de force.
À partir de cet instant, la tumeur devient douloureuse , le entre se tend, les vomissements sont plus rapprochés, l'agitation du sujet fait des progrès rapides , le pouls s'émeut, devient petit, vif et fréquent. L constipation , qui, jusque-là, n'était,quel
queflois pas absolue, acquiert une te us RE
niâtreté que rien ne sor reconnaissént
r \ : # phénomènes pour cause première’ ui \ dans la tumeur, soit par
(] £ 1 m atières st par des vers, des