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S VIT. HERNIES SOUS-PURIENNES

Aussi rares que les précédentes, les hernies formées à travers le trou sous-pubien n'ont été observées que depuis Arnaud, Duverney et Garengeot. Développées, à la partie supérieure de la cuisse, entre les muscles grêle interne, pectiné, grand et moyen adducteur, elles ont été quelquefois méconnues; et dans un cas de ce genre,

rapporté par M. Cloquet, l'étranglement de

la tumeur fut suivi de la mort. Si on reconnaissait une semblable hernie , il faudrait, après l'avoir réduite, la comprimer au moyen d'une espèce de bandage en T, dont les 11”

mouvêéments de la cuisse rendraient sans doute l’exacte application fort difficile. Si l'étranglement y survenait, on pourrait le lever en incisant en dedans, du côté de la branche descendante du pubis, dans une direction opposée à celle du sillon par lequel sortent les vaisseaux sous-pubiens.

S IX. HERNIES DIAPHRAGMATIQUES.

Ordinairement produites par des efforts violents, les hernies de ce genre ne sont jamais susceptibles ni d’être bien constatées sur le sujet vivant, ni de réclamer l’exécution d'aucune opération chirurgicale. C'est pourquoi je crois inutile d’entrer dans de plus grands détails à leur sujet.

ge.

N X. ETRANGLEMENTS INTERNES.

Il n’a été jusqu'ici question que des hernies formées à travers l’enceinte des parois abdominales, et dont l’étranglement, lorsqu’il se manifeste, est situé ou à l’extérieur, ou au niveau, ou très-peu au delà de louverture qui a livré passage aux viscères.

D'autres obstacles peuvent être apportés au cours des matières intestinales, et résulter de la compression de quelques parties du tube digestif au dedans du ventre. Les lésions de ce genre ont été appelées étranglements internes, par Dupuytren, qui en a signalé des variétés assez nombreuses. Sous le rapport de la pratique chirurgicale, elles peuvent toutes se réduire aux cinq chefs suivants,

1° Il existait une hernie, saillante au dehors ; mais, après avoir débridé et réduit les viscères, les accidents ont continué. Dans ces cas, assez multipliés , tantôt l’étranglement est dû à une bride anormale plus ou moins profondément située, et sous laquelle glisse l’intestin ; tantôt au-dessus du collet agrandi du sac herniaire, se trouve un second collet donton n’a pas soupconné l’existence ; tantôt enfin l’épiploon, perforé ou

entorlillé autour de l'intestin, le comprime

dans le ventre,

2° Chez quelques sujets, on a vu, sous les tflorts de réduction, la hernie rentrer en

- Le

bloc, enveloppée encore dans son sac péritonéal, et continuer à être étranglée , par le collet de ce dernier, dans l'intérieur du ventre. Dupuytren a fait observer que, dans ce cas, la tumeur, maintenue par le péritoine des parois de l’abdomen, ne s’éloigne jamais beaucoup de l'ouverture qui lui a livré passage, et à travers laquelle on l'a repoussée.

8° L'étranglement interne a succédé, chez quelques sujets, à des blessures abdominales cicatrisées depuis un temps plus ou moins long, ou à d'anciennes hernies. On a trouvé alors que l’éliploon, le mésentère ou quelque autre partie analogue avait contracté des adhérences avec les bords de la plaie, ou avec les parois du sac herniaire. Ilrésultait de là l'existence, dans l'abdomen, d’un cordon solide, plus ou moins tendu , presque fibreux, sous lequel ou autour duquel une portion du canal intestinal se trouvait étranglée.

4° Les hernies diaphragmatiques, quelquefois congéniales, ordinairement produites par de violents efforts, et toujours accompagnées , lorsqu'elles ne sont pas subitement mortelles, d’une gêne plus ou moins grande dans la respiration, ainsi que les hernies incomplètes du périnée , et leshernies peu volumineuses du trou sous-pubien, sont autant de causes de maladies dans lesquelles l’étranglement ne peut être que difficilement connu, ou setrouvemême situé à l’intérieur.

5° Enfin, les accidents qui résultent des étranglements internes se sont manifestés, chez quelques sujets, sans que l’on pût reconnaître ni la nature ni le véritable siége de l'obstacle qui les occasionnait. On a vu alors l'intestin contourné autour du mésentère,ne plus pouvoir livrer passage aux matières intestinales; d’autres fois, desadhérences produites par d'anciennes péritonites entre l’épiploon, les intestins et la paroi de l’abdomen , étaient la cause de la compression du canal digestif; chez quelques sujets, l’appendice cœcal produisait le même effet;

ilestarrivé, enfin, que desintus-susceptions

intestinales, ou des amas de corpsétrangers

| au-dessus d’un point rétréci du canal diges- ! tif, ont déterminé l'interruption du cours

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