C. Mécanisme
du
rétablissement de la
circulation
dans
les parties.
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préparée, à entretenir la circulation par d’autres voies. Cependant un changement très considérable a lieu à l’instant de l’opération. Le sang fait subitement irruption dans les branches nées au-dessus de la ligature, et dans les vaisseaux capillaires qui la terminent. Ces vaisseaux se dilatent subitement; ils s’irritent quelquefois, et alors la température du membre, au lieu de baisser, s’élève sensiblement, ainsique MM. EverardHome, Forster, Scarpa et autres l’ont constaté. Le mouvement circulatoire nouvellement établi se régularise toutefois graduellement. Les anastomoses qui unissent les branches collatérales nées de l’artère, au-dessus delà ligature, à celles qui en partent au-dessous de l’anévrisme , se dilatent, forment des canaux artériels, plus ou moins volumineux, dont le nombre varie, et qui ramènent le sang dans le vaisseau principal au-delà de la maladie. Lorsque des branches partent de la portion affectée du vaisseau , et sont oblitérées à leur naissance par suite de la ligature, leurs ramifications restent cependant perméables, et transmettent le sang des collatérales supérieures aux inférieures par une série quelquefois très prolongée de canaux intermédiaires. Il résulte de là que le mouvement circulatoire , normal dans les collatérales supérieures à la ligature, s’établit dans un sens opposé à l’ordre naturel, c’est-à-dire des extrémités vers le tronc, dans les collatérales situées au-dessous de la maladie. Quelquefois le sang est ramené dans le vaisseau , entre la ligature et l’anévrisme , et y entretient un canal plus ou moins large , mais insuffisant pour perpétuer la tumeur. Ces particularités résultent de dissections faites par Desault , MM. Pelletan , Ribes, Hodgson, A. Gooper, et plusieurs autres chirurgiens.
M. Parry a cru qu il pouvait se former, dans quelques occasions, des vaisseaux nouveaux, destinés à faire communiquer les deux bouts oblitérés de l’artère liée; mais cette opinion, partagée cependant par M. Ribes, est trop opposée à ce que nous connaissons des lois générales de 1 organisme pour être adoptée sans que de nouvelles expériences en constatent l’exactitude.
Après 1 opération de 1 anevrisme , la partie doit être i exempte de toute compression. Si sa température s’élève, si des accidens généraux produits par le trouble survenu dans la circulation se manifestent, quelques évacuations sanguines générales et locales doivent être pratiquées. Lorsque le membre se refroidit , au contraire, il faut l’en-
tourer de sachets de son ou de balles d’avoine médiocrement échauffés, afin d’y entretenir une température douce sans le comprimer. La tumeur doit être abandonnée à elle -même. Lorsqu’elle persiste ou qu’elle continue d’augmenter, il faut examiner si la compression exercée immédiatement au-dessus ou au-dessous d’elle ne fait pas cesser ses pulsations. Il conviendrait, s’il en était ainsi, de pratiquer à ces endroits de nouvelles ligatures. L inflammation du sac doit être combattue comme si toute autre partie du corps en était le siège. La suppuration de la tumeur, et sa transformation en un abcès, nécessitent l’emploi des moyens dont on fait usage contre les collections puridentes ordinaires. La gangrène du sac exige qu apres s être efforcé de la prévenir, on attende la chuîe des escarres et la cicatrisation de la plaie. Enfin , les plaques gangréneuses des tégumens, et meme le sphace e du membre, ne présentent d’autre indication que celle qui consiste à attendre que la mortification soit
Il n’est pas probable qu'il puisse alors naître
des vaisseaux qui
n’existaient pas.
Traitement consécutif à r opération.
Diminution de la chaleur du membre.
Persistance des pulsations dans
la tumeur.
Inflammation , Suppuration ,
Gangrène du sac.
Gangrène et sphacèle du membre opéré.
Hémorragie
eonséCHtive.
Procédés opératoires pour lier es principales artères.
Règles
générales.
I Arlèra radiale
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bornée, et que Ton puisse, ou provoquer la séparation des escarres, ou opérer l’amputation. Dans tous les cas , les hémorragies consécutives doivent être combattues comme si elles survenaient dans toute autre circonstance. Après la guérison, il importe que le malade ménage encore pendant quelque temps le membre opéré, afin de ne pas occasioner la déchirure des parties non encore très solidement oblitérées de l’artère. On a vu des hémorragies survenir après l’entière cicatrisation de la plaie extérieure.
L’histoire de l’anévrisme serait incomplète si l’on n’y ajoutait l’indication des procédés suivant lesquels il faut procéder à la ligature des principales artères du corps.
Il faut en général , pour les lier, faire placer le membre dans la demi - flexion ; appuyer les extrémités des doigts de la main gauche sur la ligne que forme le trajet de l’artère, afin de dessiner celte ligne, de tendre les tégumens , et de guider en quelque sorte le bistouri. L’incision des tégumens doit toujours être parallèle à la direction du vaisseau. 11 ne faut pas craindre de lui donner de Féteodue, afin de pouvoir aisément découvrir et reconnaître les parties à travers Fécartement de ses bords. Le chirurgien doit avoir une connaissance parfaite des saillies formées par les os, les tendons et les muscles, afin de tracer d’après elles la marche et les rapports des vaisseaux. Lorsqu’un nerf ou une veine importante acconipagnent Farlère, c’est toujours entre ce nerf ou- cette veine et le vaisseau qu’il faut porter l’instrument avec lequel on |;Jace les fils. On est sûr ainsi de ne pas blesser ces organes, et d’éviter de les comprendre dans la ligature.
L’artère radiale , superficiellement placée près du
poignet, est découverte avec la plus grande facilité au moyen d’une incision longitudinalement dirigée le long de la face antérieure du radius, entre le long supinateur et le radial antérieur. Le nerf est situé à son côté externe.
Pour lier la même artère au tiers supérieur de l’avantbras , il faut faire une incision, obliquement dirigée de dedans en dehors et de haut en bas, le long d’une ligne qui s’étendrait du tiers externe de l’articulation humé^ ro-cubitale à l’apophyse styloïde du radius. On trouve l’artère en écartant l’un de l’autre les bords correspondans des muscles long supinateur et radial antérieur.
M. Lisfranc veut, pour exécuter cette opération, que l’on tire d’abord une ligne qui, partant du milieu de l’es^ pace compris entre les condyles de l’humérus, aille finir à trois pouces et demi plus bas, au côté externe du ra-* dius. Une seconde ligne commencée à l’extrémité inférieure ou externe de la première, doit remonter vers le condyle huméral externe, en s’écartant, en haut, d’un demi-pouce de l’autre. C’est le long de cette seconde ligne qu’il conseille d’inciser, à un demi - pouce audessous de la jointure. Cette manière de déterminer le lieu où l’incision doit être faite, ne présente pas d’avantage manifeste sur celle que l’on emploie ordinairement.
Une incision faite le long de la face antérieure du cubitus, entre les tendons du cubital antérieur et celui du fléchisseur sublime, suffit pour découvrir, près du poignet, l’artère cubitale, au côté interne de laquelle est situé le nerf du même nom.
A la partie supérieure de l’avant-bras, l’incision, pour découvrir le même vaisseau, doit être longitudinalement
A. près dn poignet ,
JS. Au tiers supérieur de l’avant-bras /
Procédé
de
M. LisfranC/
IL Artér»
cubitale
A. près du poignet.
B. à la partie eupérieure de
l’avant-bras.
ITT. Artère bracliiale.