‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 103 sur 170 · IV. Artère axillaire · texte numérisé non relu

IV. Artère axillaire

A. dans le creux de l’aisselle ,

B an devant de l’épaule.

Procédé de Desault,

468 L. V. CH. ïï. MALADIES DE l’apP. DE LA CIRCULATION.

étendue suivant une ligne qui , de la partie antérieure du condyle huméral interne , se porterait au côté externe de l’os pisilbrine. L’aponévrose étant divisée 5 on sépare , en commençant par la partie inférieure de la plaie , le muscle cubital antérieur de la masse formée par le fléchisseur sublime , le palmaire grêle et le radial antérieur, et l’on découvre le 'vaisseau à une distance d’autant plus considérable, du côté interne de la division, qu’on veut le lier plus haut.

Obliquement étendue du tiers antérieur du creux de l’aisselle à la partie moyenne et antérieure de l’articulation huméro-cubitale , l’artère brachiale peut être découverte dans tout son trajet par une incision faite le long de la ligne qu’elle parcourt. Le nerf médian la recouvre, en se plaçant à son côté interne. Depuis le tiers supérieur jusqu’à la partie inférieure du bras, elle est accolée au côté interne du muscle biceps, qui doit servir de guide au chirurgien.

En relevant le bras, et en incisant longitudinalement, dans le creux de l’aisselle, au devant de la partie moyenne de l’espace compris entre les tendons des muscles grand pectoral et grand dorsal , on découvre la fin de l’axillaire ou la naissance de la brachiale. Des cordons nerveux recouvrent cette portion de l’artère , et il faut les écarter avec prudence, afin de ne pas les blesser.

Une incision, longue de quatre pouces, faite sur le trajet de la ligne celluleuse qui' sépare le muscle grand pectoral du deltoïde, permet d’écarter les fibres correspondantes de ces muscles, et de pénétrer jusqu’au tendon du muscle petit pectoral , au dessous, duquel on cherche à découvrir l’artère. Si la maladie ne permet

pas de placer la ligature aussi bas, on porte rinstrument ' au-dessous de la clavicule, et l’on pratique Topération à cet endroit. On est quelquefois obligé en l’exécutant de couper le tendon du muscle petit pectoral sur une sonde cannelée glissée sous lui avec précaution. Ce procédé diffère peu de celui de M. Lisfranc, qui conseille d’inciser le long de la ligne celluleuse placée entre la portion sternale et la partie claviculaire du muscle grand pectoral . ce qui est trop en dedans du trajet des vaisseaux. Dans

cette région, la veine axillaire est placée en avant, en *

bas et en dedans de Tarière; les cordons du plexus brachial sont presque tous en haut, en dehors et en arrière; un d’eux recouvre ordinairement le vaisseau et doit en être soigneusement écarté. Le manche d’un scalpel doit être préféré au bistouri pour exécuter cette partie de l’opération. C’est entre la veine et Tarière que doit être glissé la sonde qui sert à conduire le stylet chargé de la ligature.

M. Hodgson fait au-dessous de la clavicule une incision demi-circulaire, dont la concavité est dirigée en haut, et qui s’étend d’un pouce environ de l’articulation sterno-claviculaire à une égale distance de Tacromion. Les fibres musculaires étant divisées de la même manière , et le lambeau étant relevé, on arrive aux vaisseaux et aux nerfs , entre lesquels il faut isoler l’artère, afin de glisser sous elle la ligature. Ce procédé ne dilFère de celui que Chamberlaine mit en usage, que par la courbure de l’incision, que ce praticien fit parallèle au bord inférieur de la clavicule.

Pour lier l’artère au-dessus de la clavicule , le sujet étant couché sur le dos , il faut faire porter l’épaule en

et de

M. Liffranc.

Procédé

de

M. Hodgson^’

Il diffère peu de celui de

Chamberlaine.

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