VII. Artêffe carotide prÎHlitiTe
VllI. Ti-ouc
brachio-
céphalique.
472 L. V. CH. II. MALATIÏES DE l’aPP. DE LA CIRCULATION.
cléido-niasloïdien 5 depuis la partie supérieure du cartilage thyroïde jusqu’à un pouce du sternum. Les libres du muscle peaucier étant coupées d’un second coup, on fait écarter en dehors , avec un crochet mousse , le bord du muscle sterno-mastoïdien , qui inférieurement recouvre et cache l’artère. On aperçoit alors au fond de rincision le paquet formé par les nerfs, la veine jugulaire interne et le tronc carotidien. Si le muscle scapulohyoïdien,qui croise la plaie, gêne le chirurgien, on le déplace ou on le coupe. La gaîne celluleuse qui renferme les vaisseaux étant incisée sur la sonde, on isole l’artère et l’on glisse sous elle la ligature , en attachant une attention toute spéciale à ne comprendre avec elle aucun des filets nombreux et déliés des nerfs qui l’environnent. Cette opération a été pratiquée vingt à vingt-cinq fois depuis M. A. Gooper, tant en Angleterre qu’en Amérique et en France , sans occasioner le trouble le plus léger dans les fonctions cérébrales.
Le tronc brachio céphalique peut être en quelque sorte extrait de la poitrine et soumis à la ligature. Pour cela , le sujet étant couché sur le clos , la tête renversée en arrière et du côté gauche, on fait une incision qui, commençant au côté interne du muscle sterno-mastoïdien gauche, se prolonge à droite jusqu’à la partie externe du muscle opposé. Ce dernier est coupé sur une sonde cannelée près de son attache au sternum. On divise de la même manière les muscles sterno-hyoïdien et sternoihyroïdien, et l’on arrive à la carotide qui sert à conduire le doigt sur le tronc innominé. Cette opération , assez facile h pratiquer sur le cadavre, doit être fort dangereuse sur le sujet vivant. Elle vient cependant d’être exécutée,
et le sujet y a survécu vingt et quelques jours. Le voisinage de i’aorte doit s’opposer à la formation du caillot dans le tronc lié , et rendre très douteuse la possibilité de la guérison du malade.
Le pied reposant sur un plan solide, une incision faîte à
sa face dorsale, suivant la direction du premier intervalle
métatarsien, permet de découvrir l’espace situé entre le tendon de l’extenseur du gros orteil et le premier tendon du muscle pédieux: l’artère pédieuse est située à cet endroit.
Située au bas de la jambe , entre le tendon du muscle extenseur propre du gros orteil , sous lequel elle passe obliquement, et celui de l’extenseur commun des orteils, l’artère tibiale antérieure peut être aisément découverte, au moyen d’une incision longue de deux pouces, parallèle à la crête du tibia, et éloignée d’un demi-pouce en dehors de cet os.
Au tiers supérieur de la jambe , il faut reconnaître d’abord l’espace inter-musculaire qui sépare le muscle jambier antérieur des extenseurs des orteils. Les extrémités des doigts de la main gauche éeront appliqués le long de la dépression que l’on sent à cet endroit, et traceront la marche du bistouri, avec lequel on incise les tegumens, dans Tétendue de trois pouces. L’aponévrose étant divisée d’un second coup , on fait relever le pied par un aide afin de relâcher les muscles, et, écartant le jambier antérieur des extenseurs , on trouve l’artère profondément collée au ligament inter-osseux. Le nerf tibial antérieur est à son côté externe. Elle est accompagnée de deux veines qu’il est dilHcile d’écarter , mais dont la ligature ne présente aucun Inconvénient,
M. Lisfranc exécute cette opération de la manière sui-