‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 106 sur 170 · X. Artère tibiale antérieure · texte numérisé non relu

X. Artère tibiale antérieure

A. au tiers inférieur de la jambe ,

B. à la partie supérieure du membre.

Procédé

de

M. Lisfranc.

Jugement

sur

ce procédé.

XI* Artère tibiale postérieure :

A derrière ta malléole ,

474 3L. V. CM. lï. MALADIES DE l’apP. DE LA CIRCULATION.

vante ; on commence, dit-il, sur le côté externe de la crête du tibia , une incision qui doit remonter obliquement de dedans en dehors , de manière que sa partie supérieure soit distante d’un pouce ou d’un pouce et demi de la crête de l’os, suivant le développement du système musculaire. La peau étant divisée ainsi que le tissu cellulaire, on incise transversalement l’aponévrose jambière avec le bistouri. Cette incision est presque constamment parallèle aux fibres charnues ; ensuite on entre dans le premier interstice musculaire que l’on rencontre en partant de la crête du tibia , et l’on trouve l’artère entre le^^jambier antérieur et le long extenseur des orteils, etc.

Il résulte de cette description que la peau est incisée obliquement de bas en haut et de dedans en dehors, c’està-dire suivant une direction presque transversale à celle des muscles; l’aponévrose est ensuite divisée de dehors en dedans et de haut en bas ; et c’est après ces deux incisions perpendiculaires l’une à l’autre, dont aucune n’est exactement parallèle à Tarière, que Ton cherche l’intervalle musculaire qui doit conduire au vaisseau. Pourquoi n’y pas arriver tout d’un coup? pourquoi cette complication d’incisions croisées? quel avantage y a -t-il à compliquer autant une opération simple en elle-même , et qu’on ne manque jamais, lorsque Ton a Thabitude de la pratiquer ?

Une incision , longue de deux pouces , étendue derrière la malléole interne, à trois ou quatre lignes de son bord postérieur, suffit pour découvrir la fin de l’artère tibiale postérieure. Au-dessous de la peau existe un feuillet aponévrolique serré, à fibres presque toutes transversales, placé sur les muscles de la région jambière profonde, et

LÉSIONS DES ARTÈRES. i\i^

qu’il faut inciser avant de parvenir jusqu’au vaisseau, qui a le nerf tibial à son côté externe.

Au-dessous de la partie moyenne de la jambe, l’artère tibiale postérieure occupe à peu près le milieu de l’espace compris entre le tendon d’Achille et le bord interne du tibia. Une incision longitudinale faite en cet endroit permet de découvrir l’aponévrose jambière postérieure, que l’on divise d’un second coup, et au-dessous de laquelle se trouve le vaisseau.

M. Lisfranc veut que, pour exécuter cette opération, on fasse l’incision en commençant au tendon d’Achille, et en remontant obliquement dans l’étendue de trois pouces jusque vers le tibia. Le doigt porté ensuite dans Tangle inférieur de la plaie , la face palmaire tournée vers le tendon d’Achille, sert à séparer les muscles , et permet d’apercevoir l’artère. Cette incision a , comme plusieurs de celles dont j’ai parlé précédemment , l’inconvénient de n’être pas parallèle à la direction du vaisseau qu’il s’agit de découvrir et de lier.

Pour découvrir l’artère tibiale postérieure au tiers supérieur de la jambe , ce membre doit être à demi fléchi sur la cuisse et renversé en dehors. On fait alors une incision d’environ quatre pouces, parallèlement au bord interne du tibia , et à quelques lignes derrière lui ; puis on incise les adhérences du muscle soléaire , à ce bord, et même à la ligne oblique du tibia. Un aide renverse le soléaire et le jumeau en arrière et en dehors. On incise alors l’aponévrose qui recouvre la région profonde de la jambe, et l’on trouve l’artère, située d’autant plus profondément en dehors qu’on la cherche plus haut. Les contractions des muscles soléaire et jumeau sont

B- aU'dëssôuSi du milieu dd la jambe.

Procédé

de

M.? Liefraoej

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