XII. Artère péronière
Procédé
de
M. Liefranc.
Remarque Bur les lésions des artères de la jambe.
Xin. Artère
popfitée.
A . Portion jambière.
476 L. V. CH, II. MALADIES DE l’aPP. DE LA CIRCULATION.
quelquefois telles qu’on ne peut soulever ces muscles, et M. Bouchet fut une fois obligé d’inciser en travers leur bord interne pour découvrir le vaisseau.
L’artère péronière ne saurait être découverte et liée qu’au tiers moyen de la jambe: au-dessus, il est presque impossible de parvenir jusqu’à elle sans produire de grands désordres; au-dessous, elle finit en se perdant dans les muscles. Pour arriver jusqu’à elle, vers le milieu du membre , il faut inciser la peau entre le tendon d’Achille et le péroné, puis diviser l’aponévrose profonde. On trouve le vaisseau sous le bord interne du muscle long fléchisseur propre du gros orteil, ou même entre les fibres de ce muscle.
Lorsque les hémorragies , les tumeurs sanguines , ou les anévrismes de la jambe sont le résultat de lésions telles qu’il est presque impossible de déterminer quel vaisseau en est le siège , ou que les opérations nécessaires pour lier ce vaisseau occasioneraient des délabremens dangereux, il vaut mieux remonter au tiers supérieur de la cuisse , et placer la ligature sur l’artère fémorale. Cette conduite fut celle qu’adopta M. Dupuytren, d’abord dans un cas de fracture des os de la jambe avec anévrisme faux, ensuite chez un sujet qui avait reçu un coup de feu avec lésion des artères. M. Delpech suivit cet exemple , dans un cas semblable au dernier. MM. Hodgson et Scarpa ont vu plusieurs fois la ligature de l’artère fémorale réussir pour des anévrismes vrais de la jambe.
Si l’on jugeait convenable de découvrir la lin de l’artère poplitée, il faudrait que, le membre étant étendu, et reposant par sa face antérieure sur des coussins, on
fit une incision longitudinale sur la ligne qui sépare les muscles jumeaux. Les tégumens et l’aponévrose étant divisés, on écarte les deux faisceaux musculaires, et l’on peut à son gré découvrir, ou la terminaison de la poplitée, ou la naissance des trois artères de la jambe. Ce procédé est enseigné depuis long-temps.
Pour lier la portion fémorale de l’artère poplitée, le membre étant placé sur sa face antérieure, on fait, au creux du jarret, une incision étendue de deux pouces audessus de l’articulation, près du tendon du troisième adducteur, à la partie moyenne de l’espace compris entre les deux condyles du tibia. La peau étant incisée, on écarte les lames graisseuses avec le manche du scalpel ; le nerf sciatique et la veine saphène sont rejetés sur le côté interne de la plaie, et l’on arrive à l’artère, qui est presque entièrement recouverte par la veine qui l’accompagne.
L’artère poplitée est profondément enfoncée dans la graisse , et sa ligature ne présente pas d’avantage réel, sous le rapport du rétablissement de la circulation dans le membre, sur celle du tronc fémoral à la fm du tiers supérieur de la cuisse. On préfère donc toujours actuellement celte dernière opération à l’autre.
Pour lier l’artère fémorale à l’union du tiers supérieur avec le tiers moyen de la cuisse , le sujet étant couché sur le dos, le membre- doit être à demi fléchi et renversé en dehors. Une incision est alors faite, dans l’étendue de trois pouces , le long du bord postérieur ou interne du muscle couturier. On reconnaît les fibres de ce muscle à leur longueur et h. leur disposition rubanée. Il faut soulever en avant le bord mis h découvert de l’organe
B. portion fémorale.
Remarque
sur
ces opératioDS.