XV. Iliaque citerne
478 h, V. CH. II. MALADIES DE l’aPP. DE LA CIRCULATION.
qu’elles forment; et au-dessous de lui on trouve le paquet des vaisseaux. La lame fibreuse qui les recouvre étant incisée, l’artère se présente, ayant la veine en dedans et le nerf en arrière. Un cordon nerveux est immédiatement accolé à sa surface , et doit en être séparé avec soin. Ce procédé est celui que tout le monde emploie, c’est à tort qu’il a été attribué à M. Lisfranc.
Il est à remarquer que l’artère se trouve d’autant plus profondément située sous le muscle couturier qu’on va la chercher plus bas. Au tiers inférieur de la cuisse, il faut inciser le long de la dépression qui sépare le vaste interne des adducteurs , et rejetant le muscle couturier en arrière , on découvre l’artère à son passage à travers le tendon du troisième adducteur. C’est en cet endroit que Hunter voulait qu’on pratiquât la ligature, dans le cas d’anévrisme de l’artère poplitée.
Pour exécuter l’opération qui nous occupe, à la base du membre, le chirurgien fait une incision qui, d’un pouce au-dessous au milieu de l’arcade crurale, se porte légèrement en dedans vers le bord interne du couturier, à l’endroit où ce muscle commence à recouvrir l’artère fémorale, et au sommet du triangle formé par la réunion du vaste interne et du second adducteur. La peau et le tissu cellulaire étant divisés, on incise d’un second coup, et avec légèreté , le feuillet aponévrotlque placé devant les vaisseaux. Il est quelquefois prudent d’introduire une sonde cannelée sous'cette lame fibreuse, afin
de la diviser sans danger. L’artère est alors découverte ; il ne s’agit plus que de fisoler, et de passer sous elle la ligature.
Le malade étant couché sur le dos, M. A. Cooper,
pour découvrir l’artère iliaque externe , fait aux parois abdominales une incision semi-lunaire , étendue de l’épine iliaque antérieure et supérieure au bord interne de l’anneau sus-pubien, dans la direction des fibres aponévrotiques du muscle oblique externe. Cette aponévrose est ensuite divisée dans la même étendue et suivant une direction semblable. Le lambeau étant soulevé, ainsi que les fibres inférieures du petit oblique et du transverse, on découvre le cordon testiculaire, et l’ouverture du fascla internalis qui lui donne passage. On glisse alors le doigt sous le cordon , on le soulève ainsi que le péritoine , et l’on arrive immédiatement sur l’artère, qui est côtoyée, en dedans, par la veine iliaque. Il est facile d’éviter les nerfs, qui sont situés en dehors et protégés par une lame aponévrotique. Cependant, un filet nerveux appliqué à l’artère ne peut souvent en être séparé; il faut alors le couper en travers avant de serrer la ligature. Les ongles sont presque les seuls instrumens que l’on puisse employer pour séparer sans danger, à cette profondeur, la veine de l’artère.
M. Abernethy , pour exécuter la même opération , fait à l’abdomen une incision de quatre pouces , étendue depuis un pouce et demi environ en avant de l’épine antérieure et supérieure de l’os des iles jusqu’à un demi pouce delà partie moyenne du ligament de Poupart. Les bords de la plaie sont alors écartés , et l’on divise d’un second trait l’aponévrose du 'muscle grand oblique. Le doigt étant introduit sous les muscles oblique interne et transverse , afin de protéger le péritoine , on les divise de bas en haut avec un bistouri boutonné. Alors on fait fléchir légèrement et renverser en dehors la cuisse du
Procédé
de
M. A. Cooper,
Procédé
de
Abernethy
Jugcmeot
mr
ces opérations.