Une faut pas les ourrir
B. Usage de la
compression,
C, Extirpation ou
cautérisation de la tumeur.
D. Ligature des vaisseaux <pii s’y rendent.
484 L. V. CH. II. MALADIES DE l’aPP, DE LA CIRCULATION.
sion, elles compriment, pénètrent, raréfient, détruisent graduellement les organes voisins, et déterminent même aux os des érosions profondes.
Les tumeurs érectiles ne doivent jamais être ouvertes. Lorsqu’on a porté sur elles le bistouri ou le caustique , on a vu des bords de la plaie s’écouler en nappe un sang noir , abondant , dont l’issue , à chaque instant réitérée, a fini par mettre en danger les jours du sujet ; d’autres fois, il s’élève de la division un fongus rouge , mollasse , saignant au plus léger contact , et dont il est fort difficile d’extirper les racines. La compression a mieux réussi dans les cas de tumeurs sanguines cutanées, circonscrites, situées sur des os qui fournissaient aux moyens mécaniques un appui solide. C’est ainsi que M. Boyer a vu se dissiper une affection de ce genre qui avait son siège à la lèvre supérieure. Toutefois, ce moyen est souvent infidèle; chez plusieurs sujets, il a développé dans la tumeur une irritation qui hâte ses progrès. L’extirpation complète du tissu anormal est plus rationnelle et plus efficace. Les artères principales de la partie étant comprimées, on cerne la tumeur et on l’emporte en totalité, sans toucher à sa substance, et en liant tous les vaisseaux qui s’y ramifient, au-delà du point où leurs parois sont malades. La cautérisation peut être employée avec avantage , soit pour désorganiser le tissu morbide, soit pour achever la destruction de celles de ses parties qui auraient échappé à l’instrument tranchant. Enfin, la ligature des artères qui se rendent à la tumeur, qui l’alimentent et y entretiennent les pulsations, a été quelquefois suivie d’une guérison radicale. Toutefois , dans ces cas, la tumeur, "après s’être flétrie et avoir près-
que entièrement disparu, a souvent repris ses premières dimensions, lorsque les anastomoses artérielles ont pu y ramener une quantité suffisante de sang ,* c’est au moins ce qu’observa M. Dupuytren après la ligature de l’ar» tère carotide , pour une tumeur érectile de la conque de Toreille.