‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 112 sur 170 · C. Eitirpatiotl de» varice · texte numérisé non relu

C. Eitirpatiotl de» varice

î). Ligature du tronc auquel se rendent les veines dilatées.

fi. incisiotl des tumeurs variqueuses.

490 L. V. CH. III. MALADIES DE l’aPP. DE LA CIRCULATIOX.

un sujet qui fut parfaitement guéri. Un moyen quia réussi plusieurs fois à Sir Everard Home, consiste à découvrir et à lier le tronc des veines variqueuses au-dessus de la maladie. Cette opération, pratiquée à la grande veine sa-* phène, pour des varices de la jambe, fut plusieurs fois suivie d’un succès complet; on cite, toutefois, des exemples de phlébites intenses déterminées par elle. La ligature , de même que l’obstruction spontanée du tronc des veines variqueuses est toujours suivie, d’abord d’une augmentation de volume dans les varices, produite par l’accumulation du sang, et d’une irritation plus ou moins vive des veines distendues ; c’est pourquoi cette opération doit être immédiatement suivie , oumieux encore précédée de l’application d’un bandage compressif sur le membre. On peut enfin opposer aux varices très volumineuses , ou aux tumeurs qu’elles forment par leur agglomération une incision longitudinale pratiquée sur elles. Celte opération est suivie de la sortie du sang accumulé dans les veines dilatées. La plaie doit ensuite être réunie, comprimée légèrement, et la phlogose, qui s’y développe en oblitérant les vaisseaux ouverts , procure la guérison de la maladie. L’incision dont il s’agît avait été déjà pratiquée avec quelques modifications par Fabrice d’Aquapendente ; les chirurgiens anglais l’ont plusieurs fois employée avec succès , et M. Piicherand vient de guérir par elle deux sujets affectés de varices considérables aux jambes : ce procédé me semble le plus simple et le moins dangereux de tous ceux dont il vient d’être question.

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