CHAPITRE IL
DE l’iKFLAMMATION ET DES OPÉRATIONS Qu’eLLB RÉCLAME.
L’inflammation est cet état dans lequel les tissus vivans sont tuméfiés , douloureux, plus chauds et pénétrés par une plus grande quantité de sang que dans l’état normal. C’est l’aflection qui réclame le plus fréquemment l’attention du chirurgien. Elle constitue par elle-même une foule de maladies auxquelles on a donné des noms divers, suivant leur siège et la nature des phénomènes qu’elles déterminent. Tels sont l’érysipèle , le phlegmon , l’ophthalmie, l’otite, etc. Dans le plus grand nombre des cas la phlogose succède aux lésions physiques extérieures , qui agissent constamment comme des causes puissantes d’irritation. Les contusions, les plaies, les déplacemens, déterminent toujours, dans les tisscjs qui en sont le siège, et une augmentation d’intensité dans les mouvemens vitaux , et l’afflux du sang. Si les organes, après les violences exercées sur eux^ ne s’enflammaient pas, et si cette inflammation ne troublait point sympathiquement l’action des principaux viscères, la plupart des blessures et les opérations les plus graves seraient sans danger. La mort ne pourrait être occasionée que par la lésion profonde et instantanée , ou par la destruction mécanique des organes centraux de l’économie vivante. Or, ces accidens sont assez rares ; les opérations ne vont jamais jusqu’à les produire; et l’on pejit affirmer qu’en
L’inflaninialioij occasione la plupart des maladies appelées chirurgicales ; elle succède 5 toutes les lésions physiques des organes \ivans , et doit , dans tous les cas, fixer d’une manière spéciale l’attention des chirurgiens.