C. des polype
du sinus maxillaire.
L’hémorragie
est
le seul accident à redouter durant
ces opérations.
Il faut l’arrêter au moyen du
tamponnement des fosses nasales.
552 L. VI. CH. III. MALADIES DE l'aPPAREIL SENSITIF.
bouche, agrandir avec le couteau lenticulaire l’ouverture qui lui donne passage, le saisir ensuite avec les pinces de Museux, et l’extraire. Les divisions placées du côté de la tempe et de l’orbite sortent ordinairement avec le •corps principal de la tumeur. Lorsque, quelques jours après, l’irritation est calmée, on attaque à leur tour les divisions qui occupent les fosses nasales, et l’on en débarrasse le malade.
Une hémorragie abondante succède quelquefois immédiatement à la sortie du polype que l’on vient d’arracher. Le chirurgien doit avoir prévu cet accident. Un fil ciré double a dû être préalablement ramené, au moyen de la sonde de Bellocq, de la bouche dans le nez. A l’extrémilé de ce ül, qui sort entre les* lèvres, on attache un bourdonnet gros, court et solide. Lorsque l’hémorragie survient, si elle résiste aux aspersions froides et aux autres moyens de ce genre qu’on lui oppose, le chirurgien tire d’une main le bout du fd, tandis que les doigts de l’autre dirigent la marche du bourdonnet, et l’appliquent à l’ouverture postérieure des fosses nasales. Un autre bourdonnet placé, devant les narines antérieures, entre les deux bouts du fd, y est solidement lié. Le sang dès lors, n’ayant au dehors aucune issue, s’épanche dans les cavités nasales, et s’y arrête bientôt. Ce moyen doit être employé contre les épistaxis rebelles, auxquelles il met toujours un terme. Il est presque inutile d’ajouter que quand le sinus maxillaire a été ouvert il faut, en même temps que l’on ferme les deux ouvertures des narines, tamponner la plaie que l’on a faite, en y entassant un grand nombre de boulettes de charpie imprégnées de colophone.
Quelquefois, au lieu d’un polype distinct, le sinus maxillaire ne renferme qu’une masse fongueuse partout adhérente à ses parois. Desault, en particulier, a rencontré plusieurs cas de ce genre. Ils exigent qu’après avoir largement ouvert, en bas, le sinus, on emporte la plus grande partie du sarcome, et que, portant ensuite le cautère actuel au centre de l’os maxiliaire, on y arrête l’hémorragie en même temps que l’on détruit les racines du mal. Plusieurs cautères doivent souvent être éteints durant celte opération, qu’il est nécessaire de réitérer aussi longtemps que les parois du sinus continuent de donner naissance à des chairs fongueuses.
Les maladies des autres sinus des fosses nasales doivent être traitées d’après les régies établies plus haut, lorsqu’elles sont accessibles aux moyens chirurgicaux ; dans les cas contraires elles sont presque toujours supérieures aux ressources de l’art.
l50 Fongosités du sinus maxillaire.
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