IV. liUxations des os du carpe entre eux
582 L. VII. CH. II. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.
à entretenir une mobiiité qui rende ensuite possible la guérison de la luxation.
Quelques mots sur chacune des luxations en particulier achèveront de faire connaître ces maladies. '
Presque toujours déplacées en arrière, les seconde et troisième phalanges des doigts sont alors renversées du côté de l’extension; leur hase fait saillie à la face dorsale de l’organe affecté; la tête de la phalange supérieure est proéminente en avant. Si la seconde phalange est ainsi déplacée, la troisième est fléchie.
Le chirurgien saisit la portion du doigt déplacée, fait l’extension, et ramène ensuite l’organe dans le sens de la flexion, en même temps que, de la main restée libre, il pousse en sens opposé la surface articulaire inférieure.
Caractérisées par les mêmes signes que les précédentes, les luxations des articulations métacarpo - phalangiennes doivent être réduites parmi procédé semblable. Ici, un aide saisit le poignet, un autre fait l’extension, en tirant sur le doigt, et le chirurgien ramène les os à leur situation normale. Le pouce est le siège le plus ordinaire de ces luxations, qui deviennent promptement irréductibles.
Le premier os du métarcape, ou celui du pouce, est le seul qui puisse se luxer sur le carpe, et son déplacement a toujours eu lieu en arrière. Alors on trouve à la face dorsale de la main la saillie de son extrémité supérieure ; il est fléchi, de même que les phalanges qu’il supporte. Un aide doit s’emparer de l’avant-bras ; un autre tire sur le pouce, entouré de linge, et le chirurgien repousse les os dans leur situation.
On voit quelquefois la tête du grand os se porter en arrière, pendant les flexions forcées delà main. Redresser
LESTONS DES ARTICULATIONS. 585
cette partie, comprimer l’os devenu saillant, faire porter long-temps au malade un bandage qui s’oppose h la reproduction du déplacement, tels sont les moyens ![ue celle lésion réclame.
Les os du carpe sont-ils poités en avant de ceux de l’avant-bras ? la main est étendue, les doigts fléchis, le carpe saillant 5 la face palmaire du membre ; le radius et le cubitus soulèvent les légumens du côté opposé. Dans la luxation en arrière, des phénomènes entièrement inverses onl lieu. Dans toutes deux, Taxe delà main croise, è angle plus ou moins ouvert, celui de l’avant-bras. Enfin la main inclinée en dehors ou en dedans, et le carpe saillant sous les apophyses sSyloïdes du cubitus ou du radius, caractérisent les luxations en dedans ou en dehors.
Placer l’avant-bras dans la demi-flexion; faire retenir la partie inférieure du bras par un aide très fort; charger un autre aide, également vigoureux, de saisir le métacarpe, et d’opérer l’extension ; repousser le carpe avec les pouces, aussitôt qu’il se dégage, en même temps que l’aide porte la main dans un sens opposé è celui que le déplacement lui avait communiqué: telle est la manœuvre qu’il faut alors employer pour opérer la réduction.
Pronation forcée de l’avant-bras, flexion de ce membre, saillie de lR,têle du radius derrière l’éminence externe de l’humérus, tels sont les signes de la luxation delà partie supérieure du radius en arrière, maladie commune chez les enfans, et souvent produite par l’action de les soulever par un bras.
11 faut alors faire saisir l’extrémité inférieure du bras par un aide, et la main par un autre. Les doigts d’une