VI. Luxation des articulations cubilo- Tadiales
A. Articulation
supérieure.
Réduction.
B. Jointure inférieure.
Signes.
Rèduciion.
Vtl. De
rarticulaüon
Imméro-
cubilale.
Signes.
584 vu. CH. II. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.
des mains étant alors appliqués au pli du coude , et le pouce sur la tête saillante du radius, on repousse celle-ci en avant, sous 1 os du bras, en même temps que la main opposée secondant l’aide chargé de l’extension, et saisissant le poignet, étend l’avant-bras et le porte dans la supination. Il faut ensuite maintenir le membre dans cette situation, afin de prévenir la récidive.
Lorsque la partie inférieure du cubitus est portée en arrière du radius, l’avant-bras et la main sont dans la pronation,* les tendons des musles fléchisseurs, portés en dedans, font saillie devant le côté interne du radius, le cubitus soulève la peau à la face dorsale du poignet. Le cubitus est-il porté en avant ? le membre est fixé dans la supination, les tendons sont déplacés en dehors, le cubitus est saillant h la face palmaire du poignet ,* dans toutes deux, les os de l’avant-bras sont croisés à angle aigu, la partie inférieure du membre est rétrécie, les doigts sont maintenus à demi fléchis.
Le bras et la main étant confiés à des aides, le chirurgien saisit avec ses deux mains la partie inférieure de l’avant-bras, écarte lesdeux os qui le forment, et repousse le cubitus h sa place, pn même temps que l’aide chargé du poignet le porte dans le sens opposé h celui vers lequel il est iüdiné, è raison de la maladie.
Le-< os de l’avant-bras sont-ils portés derrière l’extrémité inférieure de rhumérus? i’avanl-hras est à demi fléchi, et fixé dans cette situation, à moins, toutefois, que les muscles brach al antérieur et biceps n’aient été déchirés. Dans ce cas, le membre est étendu, et jouît d’une grande mobilité, ce qui suppose la rupture de tous les ligamens articulaires. L’olécrane est remonté au des-
SUS des condyles de rhumérus, et fait une saillie plus con-, sidérable en arrière; dans le pli du bras, on trouve une tumeur transversale ej; arrondie, formée par la surface articulaire de l’humérus. Les os de l’avanl-bras ne peuvent se déplacer en avant que quand l’olécrane est rompu; circonstance qui est fort rare et contribue à rendre le diagnostic très facile. Dans les déplacemens latéraux et presque toujours incomplets des os do l’avant-bras, ils font saillie d’un côté, l’humérus de l’autre, et les ligamens sont presque toujours rompus.
Pour réduire la luxation en arrière, deux aides saisissent un lacs passé autour-du poignet; un autre aide retient la partie inférieure du bras ; le chirurgien applique les doigts entre-croisés de ses deux mains au pli du coude, et ses pouces sur le sommet de l’olécrane. Lorsque les os s’ébranlent par les efforts d’extension, le praticien portant l’humérus en arrière, et l’olécrane en avant, favorise et dirige le replacement de leurs surfaces. Dans les luxations latérales, les efforts étant exercés de la même manière, les os doivent être portés en sens contraire, les uns vers les autres. L’avant bras doit ensuite être maintenu dans la demi-flexion, et soutenu par une écharpe.
La tête de l’humérus étant luxée en bas, ainsi que cela est le plus ordinaire, le membre est un peu alongé; le coude, écarté du tronc, ne peut en être rapproché; la surface externe du moignon de l’épaule est aplatie, une dépression profonde s’y fait sentir, le sommet de l’acromion soulève la peau ; dans l’aisselle, on trouve une tumeur arrondie, faisant corps avec le reste de l’os, et qui est formée parla tête de l’iiumérus ; l’épaule est abaissée; le tronc, le cou et la tête sont inclinés du côté de la mala-
EédnclioB.
VTÎl. T>«
rarliculalion
scapulo-
Luoiérale.
Signe».
586 L. VII. CH. II. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.
Réduelion,
die; récartement léger du coude en dehors est le seul mouvement qui ne soit pas très douloureux ; il est impossible de rapprocher cette partie du thorax. Lorsque le déplacement a lieu en avant, la partie inférieure du bras est dirigée en arrière et en dehors ; l’aplatissement et la dépression de l’épaule ne sont bien sensibles qu’à la partie postérieure; la tête deriiumérus est placée au-devant du col de l’omoplate, sous l’apophyse coracoïde; le mouvement du coude en avant ne peut absolument être exécuté. Dans les luxations en arrière, des phénomènes opposés se manifestent, et la tête de l’os souiève-les muscles de la partie postérieure de l’aisselIe. Après les luxations en bas, non réduites, les muscles, faisant ^remonter l’humérus, portent ordinairement sa tête en avant et en haut, de manière à opérer une luxation du second genre. Quelquefois même l’os du bras est arrivé jusque sous la clavicule.
Un coussin de crin , de laine ou un tampon de charpie , enveloppé de compresses , étant placé sous i’aisselle, afin de prévenir le tiraillement. des muscles de cette région, il faut y appliquer la partie moyenne d’un drap , dont les extrémités remontent en avant et en arrière de la poitrine , au-dessus de l’épaule opposée, et vont s’attacher à un point fixe. Le sujet est assis sur un tabouret solide ; une serviette, pliée diagonalement , est fixée autour du poignet, et ses extrémités sont confiées à des aides; l’extension s’opérant, le chirurgien conduit la tête de l’os vers sa cavité, en même temps qu’il fait signe aux aides dé ramener le bras à sa direction normale. Dans les luxations consécutives, la tête de l’os doit parcourir, en sens inverse , le trajet qu’elle a
suivi pour gagner le lieu qu^elle Occupe. Après la réduction , il faut tenir l’avant-bras en écharpe et le bras rapproché du tronc.
Une saillie plus ou moins considérable, formée par la partie externe de la clavicule au-dessous de l’acromion caractérise la luxation du premier de ces os sur l’autre. Porter l’épaule en dehors et en haut, en même temps que l’on presse sur la clavi-cule , tel est le mouvement qu’il faut opérer pour obtenir la réduction. Le coussin de Desault doit ensuite être placé sous l’aisselle , et le bras sera soutenu par une écharpe, en même temps que quelques tours de bande affermiront les compresses épaisses dont on couvre l’articulation scapulo-claviculaire. Il est rare qu’il ne reste pas de difformité au malade.
Une tumeur sensible au-devant du sternum , au des sous du niveau de l’autre articulation sterno-claviculaire ,* une dépression formée en haut par la cavité demeurée vide ; l’inclinaison de la tête du côté de la maladie ; la difficulté de porter le bras en haut et en avant ; tels sont les phénomènes de la luxation de l’extrémité interne de la clavicule. On en obtient la réduction, en portant l’épaule en arrière et en appuyant sur la partie déplacée de la clavicule. Le coussin de Desault , sur lequel on fixe le bras , et une écharpe destinée à soutenir l’avant-bras , tel est l’appareil contentif qu’il faut employer, mais qui ne prévient jamais entièrement la difformité.
Ce qui a été dit plus haut, relativement aux luxations des doigts est en tout applicable à celles des orteils, maladies très rares, que la chaussure et le peu d’étendue des phalanges rendent fort dillicile à opérer. Les os du métatarse sont si solidement lixés dans leur