‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 133 sur 170 · XII. Des articulations tarso · texte numérisé non relu

XII. Des articulations tarso

raétatarsieunes.

ïni. Des articulations intertarsiennes.

XR.De

l’articulation

tibio-

tarsienne.

Signes.

Cotoiplications.

588 L. VII. CH. II. MALADIES DE l’aEP. LOCOMOTEÜR.

situation qu’ils sont plutôt écrasés que déplacés sur le tarse.

La tête de Tastragaîe peut abandonner , au moins en partie , la cavité du scaphoïde, et faire, sur le dos du pied , une saillie plus ou moins considérable. Relever le pied et comprimer la tumeur formée par l’os déplacé , tels sont les moyens à employer pour faire disparaître la difibrmité et contenir la partie.

Lorsque l’astragale est porté en dedans , luxation qui est de toutes celles du pied la plus commune , la face plantaire de cet organe est inclinée en dehors ; l’astragale forme sous la malléole interne une saillie manifeste ; la malléole externe semble effacée , et repose contre la face correspondante du calcanéum. Dans la luxation en dehors, des phénomènes entièrement opposés surviennent: dans l’un et l’autre cas, les malléoles sont souvent fracturées , ce que l’on reconnaît à leur mobilité , à la crépitation qu’excitent les mouvemens du pied , et à la dépression que l’on remarque entre elles et la portion de l’os qui les supportait. Dans les luxations du pied en arrière, cet organe est raccourci, le talon alongé, le tendon d’Achille en quelque sorte contourné en arrière. Les luxations de l’astragale en avant présentent des signes contraires.

Les luxations de l’articulation tibio-tarsienne sontcelles que les désordres les plus compliqués et les plus étendus accompagnent le plus facilement. Il n’est pas très rare de voir, en même temps qu’elles ont lieu, l’astragale séparé du calcanéum et du scaphoïde, ou même entièrement chassé de sa place et faisant saillie au dehors. Le tibia et le péroné, quelquefois dirigés vers la peau, la

déchirent et paraissent k l’extérieur. On conçoit à quel pronostic défavorable ces désordres doivent donner lieu.

Le sujet étant couché, et la jambe demi-fléchie , un aide saisit la cuisse, 'au-dessus du genou, un autre s’empare du pied et opère l’extension. Lorsque les ligamens ont cédé, le pied doit être porté dans un sens contraire à la direction que le déplacement lui a communiqué ; le chirurgien favorise ce mouvement en pressant sur les saillies que forment les os ; un bandage simple doit ensuite être appliqué. Si le tibia ou le péroné étaient brisés, il faudrait, après la réduction, appliquer l’appareil que réclament les fractures de ces os. Lorsque l’astragale, chassé de sa situation et ayant déchiré la peau, ne tient plus que par un petit nombre de liens fibreux , on doit achever de l’extraire , puis replacer le pied sous les os de la jambe ; la guérison s’est plusieurs fois alors opérée avec un raccourcissement du membre. Chez les sujets oii l’astragale paraît pouvoir être conservé, on doit le remettre à sa place, en agrandissant, s’il le faut , la plaie qui lui livre passage. On agirait de même pour les os de la jambes’ils faisaient saillie au dehors. On conçoit qu’il faut alors redoubler d’activité pour s’opposer au développement des accidens inflammatoires intenses qui tendent à succéder à des lésions aussi graves.

La tête du péroné peut se porter en avant ou en arrière de la facette du tibia. Ce déplacement, qui est presque impossible à la jointure inférieure de ces os , est facilement réduit et contenu.

Lorsque la rotule est luxée en dehors , ce qui est le plus commun, on sent en dedans le rebord interne de la poulie fémorale, qui est mis à découvert ; en dehors, on

Réduction. ^

Traitement

consécutif.

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