‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 135 sur 170 · I. ftésectîon de · texte numérisé non relu

I. ftésectîon de

l'articulaJion

liuinéro-

cubitale.

situation du sujet.

Appareil.

Manuel

opératoire.

Procédé de Bloreau,

ModiGcatîon

de

M. Dupuytren.

Traitement

consécutif.

pour extirper isolément ■Un des condyles de

l’humérus.

598 L. JII. CH. II. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.

section transversale qui passe au-dessus de l’olécrane. Puis, ainsi que le conseille M. Dupuytren, il faut inciser la gaine qui renferme le nerf cubital, isoler cet organe, et le porter en avant du condyle hunréral interne, où un aide le retient, avec une spatule, à l’abri de l’action des instrumens. Gela fait, et le tendon du muscle triceps brachial étant divisé, on isole et l’on emporte l’olécrane, en sciant cette apophyse à sa base. Les iigamens latéraux sont ensuite coupés, et l’avant-bras, fortement fléchi, permet de découvrir, en arrière, la surface articulaire de l’humérus, et de juger de l’étendue de sa désorganisation. On relève alors, autant qu’on le juge nécessaire, le lambeau postérieur, puis, le couteau étant glissé entre l’os et les chairs antérieures, on l’isole, et on retranche sa portion affectée. Si les os de l’avant-bras sont malades, il faut prolonger sur eux les incisions latérales^ détacher les tégumens qui les recouvrent en arrière, les isoler en avant, et les resequer à leur tour. La division des os se faisant d’arrière en avant, il faut scier Thumérus un peu obliquement de bas en haut, et les os de l’avant-bras de haut en bas, afin que le membre étant à demi fléchi, l’on puisse plus exactement mettre ses deux parties en contact. On réunit ensuite les lèvres de la plaie, l’avant-bras est maintenu immobile, et le traitement consécutif est celui de toutes les solutions de continuité étendues et graves.

Une incision étant faite le long de la crête d’un des condyles de l’humérus, et tombant perpendiculairement sur une autre division dirigée en travers, sur le côté de l’articulation, il est facile, en écartant les lèvres de cette plaie, qui a la forme d’un T, de découvrir l’éminence qui

lui correspond, et d’en retrancher, soit avec une scie à main, soit au moyen de la gouge et du maillet, toute la portion cariée.

Exécutée pour la première fois par White en 1769, puis par Bent, la résection de la tête de l’humérus est une opération peu difficile. White incisa longitudinalement la peau et toute Tépaisseur du muscle deltoïde, depuis l’acromion jusqu’à la partie moyenne du bras; ensuite, divisant la capsule articulaire et les tendons qui la recouvrent, il fit sortir la tête de l’humérus à travers la plaie, et en retrancha toute la partie malade. Sabatier voulait qu’on fît deux incisions obliques, écartées en haut de deux à trois pouces, et réunies en bas, de manière à former un lambeau que l’on pût aisément relever. Moreau faisait deux incisions, une en avant, l’autre en arrière de l’articulation, et les réunissait par une section transversale qui passait sous l’acromion, de manière à circonscrire un large lambeau quadrangulaire qui était ensuite abaissé. Les tendons qui recouvrent la capsule articulaire étant coupés, et la tête de Thumérus étant porlée en dehors à travers la plaie, il était facile d’en faire la résection. Si l’angle antérieur de l’omoplate paraissait malade, on prolongeait en arrière les deux incisions latérales, un nouveau lambeau était formé, et l’on emportait le reste de la carie. On réunissait ensuite les parties, et l’on soutenait, le bras avec une écharpe. Ce procédé présente le désavantage de former au bras un lambeau dont la base est en bas, qui, par conséquent, ne permet pas au pus de s’écouler avec facilité, et dont la réunion à l’acromion doit toujours être difficile.

Page 1