X. Fractures du fémur
Appareil de Besault.
Double plan incliné
du chirurgien anglais.
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enveloppe Tattelle et lui de ses circonvolutions. De cette manière, le sommet de la malléole externe est tiré en bas et en dedans, le fragment inférieur. du péroné, écarté du tibia, s’approche du supérieur, et la bonne conformation du membre est assurée.
Les fractures transversales de la partie moyenne, et celles de l’extrémité inférieure du fémur n’exigent d’autres soins que l’application ordinaire du bandage de Scultet, et celle de deux attelles latérales, aussi longues que le membre, et maintenues par des rubans de fil. Dans les fractures obliques du corps du fémur, et dans celle du col de cet os, le raccourcissement du membre est très facile, et l’on s’y oppose au moyen de l’appareil à extension continuée de Desauît. Une large et forte attelle, plus longue que le membre, au côté externe duquel on la place, reçoit en haut un lien qui passe dans le pli de la cuisse malade, et en bas un autre lien dont la partie moyenne enveloppe l’articulation tibio - tarsienne. Ces deux liens repoussent, d’une part, le bassin en haut, et de l’autre tirent en bas le fragment inférieur du fémur. Mais cet appareil détermine souvent d’intolérables douleurs ; on est obligé de le resserrer presque chaque jour ; chez beaucoup de sujets, il provoque l’excoriation et la gangrène des tégumens des parties comprimées ; enfin il ne prévient pas sfirement la difformité, surtout dans les fractures du col fémoral. Les chirurgiens anglais lui ont substitué un double plan incliné, qui reçoit, d’une part, la cuisse à demi fléchie, et de l’autre la jambe, dont le poids, toujours agissant, s’oppose à ce que le fragment inférieur descende sur le supérieur, en même temps que le bassin ne saurait remonter, contre sa pesanteur, vers
MALADIES DES OS
la fracture. M. Dupuytren fait depuis long temps usage d’un procédé analogue. Il place sous la cuisse et le jarret des cqussins élevés, fléchit la jambe dessus, et la maintient dans cette situation avec un drap dont la partie moyenne embrasse le pied, et qui va, par ses extrémités, se fixer aux deux côtés du lit. Cet appareil réussit mieux, et jirésente moins d’inconvéniens que celui de Desault, contre les fractures du col du fémur.
Cette partie est quelquefois le siège d’une espèce singulière de fracture, déjà entrevue par Desault, et sur laquelle M. Devergie a présenté de judicieuses considérations. Le col peut être séparé à sa base du reste du fémur, et en même temps enfoncé dans la substance spongieuse qui forme les trochanters. Alors il n’y a que raccourcissement du membre ; le grand trochanter semble tourner sur son axe pendant les mouvemens de rotation ; il n’y a ni crépitation, ni obstacle considérable aux mouvemens, ni inclinaison du pied en dehors ou en dedans. Un repos prolongé suffit pour amener la consolidation de celte fracture, à la suite de laquelle le col du fémur demeure plus court et forme avec l’axe de l’os un angle plus droit que dans l’état normal.
Tels sont les principes généraux et les règles spéciales qui doivent servir de base au traitement des diverses frac- dïsïàc'im*."* tures. Ce traitement doit être, chez les adultes, de trentecinq à quarante jours pour les os de l’avant bras ; de quarante-cinq à cinquante pour fhumérus et la clavicule; de cinquante à soixante, et même soixante-dix pour les os de la jambe et le fémur ; enfin, de quatre-vingt-dix et cent pour le col fémoral. Chez les enfans, on peut lever l’appareil quelques jours plus tôt; sur les vieillards, au
Appareil
de
M. Dupuytren.
Fractures
avec
enfoucement du col du fémur dans
la substance spongieuse des trochanlers.
jO
Incurvation des membres après
les fractures.
5® Non-
consolidation des fractures.
Traitement.
Frottement des frajrnieiis l’ui)
contre l’autre.
ileseclion
de
te-, 1rs extiémités.
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contraire, il faut en prolonger l’application de deux à trois semaines plus tard.
Lorsque les membres fracturés sont mal contenus, ou lorsqu’on leur confie trop lot le poids du corps, le cal provisoire cède quelquefois à l’action musculaire, ou à la pesanteur du tronc, et se courbe en sens divers. /Aussitôt que l’on aperçoit ce dérangement, il faut absolument que le sujet reprenne la situation horizontale, que l’ap pareil soit réappîiqué, que l’on comprime la convexité de la courbure, au moyen de compresses graduées qu’une forte attelle surmonte. Il est toujours possible, h l’aide de ces moyens, de borner le mal, et, toutes les fois qu’ils sont employés assez tôt, ils suffisent pour rétablir la forme du membre.
Lorsqu’après la durée ordinaire du traitement, une fracture ne s’est pas réunie, il faùt rechercher et combattre les causes de ce défaut de succès. Il dépend quelquefois de la faiblesse ou de l’âge avancé du malade, et dans ce cas il convient d’insister sur l’usage interne des amers et sur l’application exacte de l’appareil. Le scorbut, la syphilis, le cancer peuvent retarder la consolidationdes fractures, et nécessiter l’emploi de médications intérieures propres à les détruire. Mais le plus souvent ce résultat dépend de finrlocilité des malades, et des mouvemens qu’ils ont exercés pendant la formation du cal provisoire; il faut alors réappliquer l’appareil, et maintenir pendant long tefups le membre dans un repos absolu.
Lorsque l’aiiiculalion anormale est organisée, Gelse proposait de frotter violeniment les extrémités des os l’une coTilre l’auli'e, et de remettre ensuite la partie dans un appareil convenable; mais ce moyen est trop peu
MALADIES DES OS
efficace pour mériter quelque confiance. While,en 1 769, incisa les parlies molles du membre, dans la région opposée au trajet des vaisseaux, fit sortir les deux extré-
mités de la fracture, en retrancha le sommet, puis, appliqua un appareil convenable, et traita la plaie comme une plaie simple : un succès complet couronna cette opération. M. Dupuytren, dans une occasion semblable, ne pouvant dégager l’un des fragmens qui adhérait h des parties voisines de vaisseaux et de nerfs, se contenta de retrancher une partie du fragment opposé, et la guérison n’en eut pas moins lieu dans le temps ordinaire.
M. Percy et Philippe S. *** de Philadelphie, ont passé avec succès un séton entre les pièces fracturées, en évitant le trajet des vaisseaux et des nerfs. J’ai vu ce moyen échouer une fois. Deux incisions longitudinales servent de voie à raiguille à séton qui doit, autant que possible, passer au centre de l’articulation anormale, et y laisser la mèche qu’elle tire après elle. II est bien entendu que, pendant toute la durée du traitement, un appareil convenable doit maintenir l’immobilité entière du membre.
De tous ces procédés, la résection des fragmens ou même de l’un d’eux est le moyen de guérison le plus sûr.
Tous les corps vulnérans peuyent atteindre les os, les dépouiller de leur périoste, ou pénétrer dans leur parenchyme. Chez les jeunes siijets, la substance osseuse mise à nu fournit aisément des bourgeons celluleux et vasculaires qui servent de base à la cicatrice. Si celte substance peut être recouverte par des lambeaux de par ties molles, elle contracte des adhérences avec eux, et la réunion s’opère, au moins dans beaucoup de cas, par
Procédé de White ,
de
M. Dupuytren.
Séton passé en ire
les fragmens.
4° Dénudation et
plaies des o$.
La guérl.fort de ces lésions .s’opère
j(, immédiatement chez
les jeunes sujeta
La nécrose leur succède chez
Jes adultes
et chez les vieillards.
Mécanisme
de
l’exfoliation.
Il faut traiter ces lésions au moyen des, émolliens.
Mécanisme de la guérison dans
les dilïèrens cas.