II. Ariipulalioiis dans
les articulations du métacarpe avec
les doigts.
Premier procédé.'
Second procédé.
Procédé
de
M. Dùpuytïen.
Proeéclé
do
M. Lisfranc pour omponor tous les doigts dans
leur arlieulatiou nu''taearpojilialapgieuno.
Application de ce procMù ans cufaus.
(>46 L. VII. CH. IV. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.
sommet, M. Diipuylren, aÜH remédier h celte düYormllé et il îa gêne qui eu résulte , a depuis lou^-tcmps imaginé d’euiporler avec la première phalange la lôte de l’os du métacarpe qui la supporte. Pour cela, les deux lambeaux latéraux étant formés , ou isole rexlrémité de l’os du métacarpe , et ou la retraiicho avec une scie à main , après avoir écarté les chairs au moyen d'une compresse fendue. Ce procédé, que j’ai employé dans un cas de carie è rarlicuiation métacarpo-phalangienne du doigt médius , a parfaitement réussi ; c’est le seul qui soit applicable aux circonstances de ce genre.
Les quatre derniers doigts peuvent être retranchés au moyen d’une opération dont les règles ont été établies par M. Lisfranc. La partie étant placée dans la pronalion et les organes è emporter étant réunis dans la main gauche du chirurgien , celui-ci doit inciser les tégiimens d’un coté à l’autre , en passant immédiatement derrière les plis qu’ils forment entre chaque doigt. Le lambeau qui résulte de cette première sec lieu étant relevé , on ouvre toutes les articulations, et l’on divise largement les liens qui les aÜermissent en arrière. Ensuite, plaçant le bistouri eu travers sous toutes les extrémités des phalanges, on les détache successivement eu taisant agir Piustrument de la pointe vers la base de la lame, et en coupant la peau è la naissaucc des plis antérieurs qu’elle forme eu passant d’un doigt à l’autre. Ce lambeau, plus long et plus épais que le premier, peut, après la ligature des vaisseaux, être aisément relevé et recouvrir les têtes des os du métacarpe.
Chez les eufans, M. Lisfranc croit que l’on pourrait, au besoin , retranclier les articulations carpo-métacar»
AMPÜTATIOIVS DANS LA CONTIGUÏTE DES MEMBRES. 647
piennes elles -mêmes, en coupant les os dans les intervalles, non encore solidifiés, qui séparent leurs têtes de leurs épiphyses digitales. Ces procédés sont susceptibles d’une application fort utile.
On peut facilement amputer !e pouce dans son articulation carpo-métacarpienne. Cet organe étant écarté des autres, et les tégumens qui recouvrent sa base étant tirés en dehors par l’aide qui soutient la main, un bistouri doit être porté d’avant en arrière dans l’intervalle qui sépare le premier os du métacarpe du second jusqu’à ce que son tranchant soit arrêté par le trapèze : alors inclinant l’instrument vers le bord radiai de la main , et portant le pouce dans le même sens , on divise tous les liens articulaires, et l’on termine l’opération en ramenant le bistouri le long de l’os du métacarpe dont il détache les tégumens. On applique ensuite ceux-ci à la surface opposée de la plaie.
Par un second procédé , moins rapide peut-être, mais qui est quelquefois indiqué par la destruction des par^ lies molles placées sur le premier os du métacarpe, on conduit en avant et en arrière deux incisions qui , de la partie externe do l’articulation de cet os , vont se réunir au côté interne de la base du pouce. Les tégumens étant alors portés vers les autres doigts , on divise les muscles et les liens articulaires comme dans le procédé précédent; la plaie est ensuite réunie d’avant en arrière.
Afin de retrancher le cinquième os du métacarpe , il faut, avec un bistouri , couper d’un seul coup les chairs inter-osseuses et les tégumens , puis , divisant les liens articulaires , traverser la jointure de dehors en dedans et terminer l’opération, en conservant un lambeau formé des