‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 150 sur 170 · IV. Amputation dans · texte numérisé non relu

IV. Amputation dans

rarticulation

648 L. VII. CH. IV. MALADIES DE l’aPP. LOCOMOTEUR.

parties molles qui recouvrent le bord cubital de la main.

On peut, si on le juge convenable, commencer par tailler ce lambeau, diviser ensuite les tégumens, et terminer par la section des chairs inler-osseuses.

Lorsqu’il s’agit d’emporter le troisième ouïe quatrième os du métacarpe, il faut diviser les tégumens en avant et en arrière, le long de celui de ces os que l’on veut retrancher,* deux incisions faites ensuite de chaque côté de la base du doigt réunissent les premières et achèvent de cerner l’organe ,* les chairs inter-osseuses sont ensuite divisées, et la section des ligamens articulaires termine l’opération. La réunion de la plaie s’opère ensuite facilement.

On a depuis long-temps proposé d’amputer les quatre derniers os du métacarpe ; mais cette opération ne saurait être pratiquée sans que fa plupart des muscles qui servent à mouvoir le métacarpien du pouce, et qui par conséquent servent de point d’appui h ce doigt , ne soient sacrifiés. Dès lors, le pouce, affaibli et privé de l’opposition des autres doigts , ne serait de presque aucune utilité. Cependant , si l’on voulait retrancher les os du métacarpe, il faudrait tailler aux dépens de la face palmaire de la main un lambeau assez étendu , puis, coupant circuiairenient les tégumens du coté dor* sai du membre , terminer par la désarticulation des os. Ce procédé, dont les résultats compensent si peu la longueur et les difficultés , ne méritait pas l’honneur d’être figuré dans un ouvrage publié il y a quelques années sur les amputations.

Pour amputer la main dans l’articulation radio-carpienne, M. Lisfranc fait placer le membre dans la supi-

Dation, puis, ayant reconnu les saillies osseuses des ex > trémités inférieures du radius et du cubitus, il traverse, de Tune à l’autre, la face palmaire du poignet, qu’il fléchit, et aux dépens de la peau duquel il taille un lambeau antérieur. Les parties situées au-devant de la jointure étant divisées, le couteau parvient derrière le carpe, et l’on termine l’opération en formant un second lambeau avec les légumens de la face dorsale du poignet.

Ce procédé est d’une exécution pénible , à raison de la densité des parties à travers lesquelles il faut d’abord plonger le couteau pour faire le lambeau antérieur, aussi doit-on lui préférer le suivant, dont l’exécution est beaucoup plus simple et plus rapide. Le membre étant placé dans la pronation, et les tégumens retirés en haut, une incision demi-circulaire, à convexité inférieure, est faite aux tégumens de la face dorsale du poignet; l’articulation étant ensuite ouverte dans toute son étendue postérieure, le couteau contourne le carpe, et l’on termine l’opération, en taillant à la face palmaire du poignet un second lambeau semblable au premier.

Mais l’opération de ce genre qui me semble devoir être préférée, est la suivante. Le membre étant situé entre la pronation et la supination, l’aide qui soutient l’avant-bras, tirant les tégumens en haut, on les coupe circulairement à un pouce au-dessous des apophyses styloïdes du radius et du cubitus. La peau est ensuite facilement relevée , puis on désarticule le carpe , en commençant par le côté externe de la jointure, llien n’est aussi rapide que cette opération, après laquelle les tégumens sont facilement rapprochés et réunis sur la plaie.

radio-

carpienne.

Procédé-

de

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