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entourent l’articulation coxo«fémorale, il devient évident que la formation d’un lambeau interne et d’un lambeau externe est peu favorable à la guérison facile de la plaie. En effet, ces lambeaux sont placés aux extrémités du plus grand diamètre de la base de la cuisse; leur mutuelle application ne s’opère pas facilement avec exactitude ; enfin^ le lambeau externe, mince, et formé seulement par la peau, à l’endroit du grand trochanter, n’est pas en rapport avec l’épaisseur extraordinaire de la masse qui lui est opposée. Ces motifs ont porté M. Sanson et moi à placer sur le trochanter lui-même le point de réunion des lambeaux, l’angle inférieur de la plaie correspondant à la partie antérieure de la tubérosité iscliiatique. Le sujet étant situé sur le dos, une incision est d’abord conduite du sommet du grand trochanter à l’origine de la branche ascendante de l’ischion. Les tégumens divisés dans ce premier temps doivent être relevés, et l’on procède à la ligature de Tarière fémorale, après quoi Ton achève de cerner la base du membre par Tincisiqn postérieure. Les chairs sont divisées profondément, dans le second temps, suivant la môme direction jusqu’à la jointure, que Ton ouvre ensuite, de manière à terminer To-
pération par la section des ligamens qui retiennent le fémur. Les lambeaux que Ton conserve alors n’ont pas besoin d^être très longs ; il suffit qu’on puisse les mettre en contact, et recouvrir avec eux la surface de la plaie. Lorsqu’ils sont prolongés au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre ce but, ils deviennent embarrassans, et augmentent sans nécessité l’étendue des surfaces qui doivent s’enflammer.
Après toutes les amputations opérées dans la contiguïté
AMPUTATIONS DANS LA CONTIGUÏTE DES MEIVÏBRES. 665
des membres, il faut rapprocher les lambeaux, les appliquer h la surface des plaies, et les maintenir légèrement comprimés sur elles, au moyen d’emplâtres agglutinatifs, de compresses et de bandages unissans. Le traitement consécutif que réclament alors les opérés est le même que celui dont on fait usage dans tous les cas des plaies étendues et graves.
Un fait digne de remarque, et que je crois justifié par l’expérience la plus étendue, est que les amputations dans les articulations sont, en général, suivies de moins d’accidens, et réussissent mieux que celles que l’on opère dans la continuité des membres. Après elles, on n’observe jamais ces conicités des moignons, ces saillies des os, ces nécroses prolongées à plusieurs pouces au-dessus de la plaie, qui entravent si souvent la guérison des divisions ordinaires des membres, Après la mémorable victoire de Dresde, par exemple, alors que les amputés dans la continuité du bras périssaient presque tous, on vit guérir le plus grand nombre des hommes auxquels ou avait pratiqué l’opération à l’épaule. Les plaies de ces derniers, moins étendues et plus simples, suppurèrent moins long-temps, et se cicatrisèrent avec plus de facilité que celles des autres* Ces résultats sont à peu près constans : ils doivent engager les chirurgiens à préférer, autant que possible, la désarticulation des membres à leur amputation au milieu de la longueur des os. Et lors meme que l’on ne pourrait conserver que des lambeaux imparfaits, il y aurait encore, dans beaucoup de cas, au pied, par exemple, de l’avantage à amputer entre les sur-^ faces articulaires. L’expérience prouve que des cicatrices solides ont pu alors se former sur les cartilages mis à
Les ampulations dans
les articulations sont
plus facilement que les autres suivies
de la guérison.
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nu, et permettre de conserver une grande étendue du membre. Les jointures du pied avec îa jambe, et de la jambe avec la cuisse, semblent seules faire exception à ces règles , que je n’hésite pas à présenter comme générales, et dignes de fixer toute l’attention des praticiens.