CHAPITRE maladies de la portion sus-diaphrag
matique de V appareil digestifs et des opérations que Von pra^
tique sur elle . 120
§ I®'. — Lésions des lèvres ibid.
1» Union congéniale des lèvres entre elles , ou avec les gencives et la langue. L’union accidentelle de ces parties exige l’exécution des mêmes opérations. — 2" Bec-de-lièvre. On le distingue en congénial et accidentel , en simple , double et compliqué. Particularités que présente la maladie. — Si le bec-de-lièvre congénial existe sans perte de substance, il est souvent accompagné de défaut de développement de 1^ lèvre. Indications curatives qu’il présente. L’âge de trois ans est l’époque la plus favorable à l’opération qu’il réclame, et l’on ne doit opérer plus tôt, que si la maladie met en péril l’existence du sujet. Procédé opératoire. I. Écarter les complications qui aggravent la maladie. A. Habituer les parties à être en contact. B. Repousser en arrière les dents incisives et les os qui les supportent , lorsqu’ils sont saillans en avant. On ne doit arracher les unes et emporter les autres que quand on ne peut les replacer. Les dents situées de chanap doivent être limées. C. Suppléer à la perte des dents par une plaque métallique. D. Extraire les tubercules charnus placés entre les bords du bec-de-lièvre. — II. Aviver les bords de la solution de continuité, les caustiques et les vésicatoires employés pour cela, sont rejetés ; on leur préfère l’instrument tran-
j chant. — Appareil instrumental. Appareil de pansement. Procédé
I opératoire , lorsqu’on fait usage du bistouri, et lorsqu’on se sert des
: ciseaux. — Règles générales. — III. Réunion des lèvres de la plaie.
I La suture entortillée est le meilleur moyen pour prévenir la difior-
6^2 TABLE ANALYTIQUE
mité. Manière de l’exécuter. L’hémorragie n’est point à craindre ; cependant il faut surveiller les enfans après l’opération. — Application du bandage unissant, de Louis , de Desault. — Procédé pour le bec-de-lièvre double. Soins consécutifs que réclame le malade. — 3° Plaies des lèvres. — 4'’ Cancer des lèvres. Lorsqu’il résiste au traitement antiphlogistique, on doit l’extirper. Procédé de M. Dupuytren. Procédé ordinaize. 11 faut prévenir l’établissement d’une fistule salivaire au menton. On doit opérer autrement lorsque le c ancer occupe la commissui’e des lèvres.
§ II. — Lésions de l’os maxillaire inférieur i3y
Fractures. — 2'* Luxations. — 5° Cancer de l’os maxillaire inférieur. Lorsqu’il est superficiel on peut le combattre au moyen de la rugine et de la cautérisation. — Quand la mâchoire est pi’ofondément altérée , il faut en l’etrancher la partie malade. Appareil. Procédé opératoire de M. Dupuytren.
§ III. — Affections de la mâehoire supérieure. ...
Le cancer peut affecter cet os ; il exige l’ablation des parties altérées. M. Dupuytren a pratiqué cette opéi-ation avec succès. — Les ulcères de la voûte palatine sont presque tous syphilitiques,
%1\.~ Lésions des dents 1/^2
Les maladies des dents sont très nombz’euses ; les opérations qu’elles réclament ne sont pas moins multipliées. — Règles générales qu’il faut toujoui’s observer dans le ti’aitement des maladies des dents.
§ V. — Lésions des joues et des organes salivaires . . . 144
Parmi les maladies des joues, on doit distinguer les plaies, les tumeurs et les perforations. — î" Fistules salivaires du tissu paiotidien. Elles exigent la compiession ou la cautéiisation. — 2° Tumeurs squiireuses des parotides. Leur extirpation peut être entreprise toutes les fois que le mal ne s’étend pas trop pi’ofon dément. Procédé opératoiz’e ordinaire. Procédé de l’auteur pour l’extii’pation totale de la pai’otide. — 3" Concrétions salivah’es formées dans l’épaisseur de la joue. Elles doivent être extraites par l’intérieur de la bouche, ou bien à travers la peau. •— 4" Fistules salivaires du condidt pareti-
DES MATIÈRES
<lien. Cn leur oppose trois méthodes opératoires, Rétablissement des voies normales. B. Suspension ou suppression de la sécrétion salivaire. C. Ouverture d’une voie artificielle. Les instrumens de Roy et de Duphénix sont abandonnés. Procédé de Monro. Procédé de M. Béclard. — 5° Ranine ou grenouillette. Elle exige l’ouverture de la tumeur ou même l’excision d’une partie de ses parois. Lorsque la plaie tend à se fermer, il faut l’entretenir ouverte au moyen de corps étrangers introduits entre ses lèvres. Procédé de M. Dupuytren.
§ VI. — Lésions de la tangue i52
1 ° Longueur excessive du frein delà langue. Procédé opératoire.
— 2° Adhérences de la langue aux gencives ou à la paroi inférieure de la bouche. — 5° Plaie de la langue. — 4" Gonflement inflammatoire de la langue. Il exige l’exécution de scarifications profondes. — 5° Augmentation considérable du volume de la langue. On lui oppose la compression , la ligature, ou, mieux encore, la rescision.
— 6“ Ulcères de la langue. — 7'’ Cancer de cet organe. Procédé opératoire pour l’extirpation des ulcères cancéreux de l’extrémité
de la langue ou de ses bords. Amputation de la langue.
§ VU. — Lésions du voile du palais et des amygdales. . . iBj
1° Chute ou prolapsus de la luette. Procédé opératoire pour resciser cet organe. — 2“ Division verticale du voile du palais. Elle exige l’exécution de la staphyloraphie. Procédé de M. Roux. Ses résultats sont incertains. La faculté d’exécuter cette opération ne doit point engager à fendre sans nécessité le voile du palais. — 7)° Tuméfaction chronique des amygdales. Elle exige la rescision de ces organes. L’arrachement, la ligature, le caustique et la section en plusieurs temps sont des procédés tombés en désuétude. Procédé opératoire généralement adopté. Suites ordinaires de l’opération. — 4“ Abcès des amygdales. Ils exigent la ponction.
§ VIII. — Lésions du pharynx et de l^ œsophage. . « .
1“ Plaies de ces organes. Celles de la portion thoracique de l’œsophage sont mortelles. — 2" Paralysie de l’œsophage. — 3« Inflammation chronique et épaississement des membranes de l’œsophage. Procédé opératoire pour introduire les sondes œsophagiennes ; phénomènes qui indiquent leur déviation dans le larynx. — 4“ Corp.s
étrangers arrêtés dans le pharynx ou dans l’oesophage. Le chirurgien peut agir alors de trois manières differentes : A. abandonner le malade aux seuls efforts de la nature ; B. pousser le coi’ps étranger jusqu’à l’estomac; C. opérer son extraction. — Il faut alors commencer par s’assurer de la position du corps étranger , ensuite chercher à l’attirer en dehors. Procédés nombreux dont on fait usage pour atteindre ce but. L’œsophagotomie peut devenir indispensable. Procédé de Guattani. Procédé de M. Yacea Berlinghieri ; ses avantages. Procédé de M. Lisfranc. La bronchotomie peut être indiquée.
CHAPITRE II, •: — Des maladies de la portion sous^diaphragmatique de V appareil digestifs et des opérations qu^ elles ré-
clament. . .... 1^2
§ I®‘'. — Des plaies de Babdomen ibid.
Les plaies abdominales sont pénétrantes ou non pénétrantes. Lorsqu’elles sont simples, elles l’éclament dans i’un et l’autre cas la réunion immédiate. Situation du sujet. Réunion des lèvres de la plaie. — Opération de la gastroraphie . On peut l’exécuter suivant deux procédés. Suture entrecoupée ; suture enchevillée. — Règles générales ; la suture enchevillée doit être préférée. Manière d’ôter les lils. — Réunion des plaies longitudinales de l’abdomen. Procédé de l’auteur. — L’explication que l’on donne généralement de la formation des hernies après les plaies de l’abdomen est vicieuse. — Complications que peuvent présenter les plaies abdominales. — i° Hémorrhagie. Elle exige la ligature ou la compression directe du vaisseau ouvert. — 2“ Sortie des viscères. A. De l’épiploon. H faut le réduire lorsqu’il est libre et sain ; dans les cas contraires, sa résection et sa ligature ont ^^occasioné des accidens graves. 11 vaut mieux abandonner à la nature la séparation de la partie déplacée. B. De l’intestin. Il faut promptement le réduire s’il est intact; mais le plus ordinairement il est éttanglé entre les bords de la plaie. Il faut alors exercer sur lui de douces pressions, ou en attirer de nouvelles parties au dehors. Les piqûres qu’on a conseillées d’y faire sont dangereuses : il vaut mieux agrandir la plaie de l’abdomen. Procédé opératoire, avec la sonde cannelée et le bistouri ordinaire ;'"avecle bistouri boutonné ; avec le bistouri ordinaire conduit sur le doigt indicateur. — • Adhérence de l’intestin aux lèvres de la plaie. —
DES MATIERES
5° Plaie des intestins. A. Division peu étendue. B. Incision plus grande. — Suture du pelletier. ^ Suture à anses. — ‘Suture à points passés. Inconvéniens des deux premières ; la troisième doit être préférée. — Procédé pour retirer le fil. C. Section transversale de tout le calibre de l’intestin. Invagination. — Manière de reconnaître le bout supérieur de l’intestin. Procédé de quatre maîtres. Procédé de Ramdohr. — Il n’est pas vrai, quoi qu’on en ait dit, que la membrane muqueuse ne puisse adhérer à la tunique péritonéale. — Procédé de M. Jaubert. — 4° Gangrène des intestins. — 5" Plaies de l’estomac. — 6° Plaies par armes à feu. — 7® Contusions' abdominales. — Règles générales relatives au traitement consécutif des blessures de ce genre.
§ II. — Corps étrangers arrêtés dans le canal digestif, . . iqj
1" Aerêtés dans l’estomac, les corps étrangers sont expulsés ou doivent être extraits. — De la gastrotomie. Procédé opératoire. Procédé en deux temps. — De l’entérotomie.
§ III. — Lésions du foie et de la rate i8g
1° Plaies du foie et de la vésicule biliaire. — 2° Abcès du foie. Ils sont le résultat d’mitalions sympathiques ou primitives de cet organe. Ils ne doivent être ouverts que lorsqu’ils deviennent apparens
au dehors. — 3° Tumeurs et fistules biliaires. — 4“ Blessures de la rate.
§ IV. — Epanchemens abdominaux ig2
1° Épanchemens sanguins. Ils se forment rapidement, ou avec lenteur; leur traitement consiste: ^ à combattre l’hémorragie interne qui *
les produit,,!?, à leur ouvrir une issue au dehors. — 2“ Épanchement de chyle. — 5° Épanchement de bile, d’urine et de matières fécales. —
4° Épanchement de pus. — 5° Epanchement de sérosité, ou hydropisie. Opération de la paracentèse. Appareil, situation du sujet, lieu où l’on doit porter le trois-quarts. Endroit indiqué par M. Lisfranc ; il est moins sur et plus embarrassant à déterminer que les autres. Les ponctions ombilicale , inguinale , rectale et vaginale sont abandonnées. Procédé opératoire. Moyen de remédier h l’interruption du jet du liquide ou à l’hémorragie. 6" Hydropisie enkystée.
§ V. — Maladies du rectum et de l’anus, igg
1° Blessures du rectum. — 2° Corps étrangers arrêtés dans cet intestin. Accidens qu’ils déterminent. 11 faut les extraire. Procédés
TABLE ANALYTIQUE
opératoires employés afin de remplir cette indication. — S*’ Abc^s au fondement. Ils sont le résultat de phlegmons ordinaires, ou de l’épanchement de matières stei'corales. Les abcès stercoraux doivent être ouverts très promptement. Procédé opératoire. Pansement, — 4” Fistules à Fanus. Elles sont complètes ou incomplètes. Traitement. Il faut reconnaître d’abord la situation de l’ouverture rectale de la fistule , et fendre ensuite les parties qui séparent le trajet fistuleux de la cavité du rectum. Procédés opératoires. A. Les suppositoires. B. Les caustiques. C. L’excision . D.La ligature. E. L’incision. Procédés de Desault , de M, Lai-rey, de M. Dubois. L'incision est de tous les procédés le plus avantageux. Pansement. — 5° Hémorroïdes. Il est facile de rappeler leur écoulement; leur destruction peut êti’e opérée suivant plusieurs procédés. A. Les caustiques. B. Le cautèi-e actuel. C. La ligature. D. La rescision. E. L’excision. L’hémorragie doit être arrêtée. Procédés de J. -L. Petit, de Levretet deM. Dupuytren. — 6° Polypes du rectum. — 7® Chute du rectum. Il faut réduire l’intestin , et quelquefois resciser sa membrane muqueuse relâchée et saillante. Procédé de M. Dupuytren. —
8® Cancer du rectum. Application du spéculum uteri au diagnostic et au traitement des maladies du rectum. — 9*^ Rétrécissement et fissure de l’anus. Procédé opératoire pour fendre l’anus. — 10° Imperforation de l’anus et absence du rectum. Variétés de cette conformation vicieuse. Procédés opératoires que ces dispositions exigent.