LIV. I. ClIAP. II. DE l’inflammation
Acoidetis qui peuvent succéder à r opération.
A. Lésion de lilttis nerveux.
B, Défaillance.
moins en partie, cet inconvénient, de comprimer avec les doigts les autres veines du pli du bras, afin de forcer une plus grande quantité de sang à passer dans celle qui est ouverte.
Quoique simple en apparence, et pratiquée sur des organes peu importons, la saignée peut être cependant accompagnée ou suivie d’accidens très graves. La plupart des veines sous-cutanées, par exemple, sont accompagnées, dans leur trajet, par des filets nerveux qui s^'entrecroisent autour d’elles, et qui peuvent être aisément atteints par la lancette. Cette lésion est accompagnée d’une douleur aiguë, qui se prolonge le long du bras, et qui peut aller jusqu’à provoquer des spasmes et^des convulsions. Des applications émollientes sur la partie et quelques narcotiques administrés à l’intérieur suffisent ordinairement pour faire^ disparaître ces symptômes. Lorsqu’ils ne cèdent pas à ces moyens, il faut recourir à l’instillation du laudanum liquide dans la plaie, ou même couper en travers le fdet nerveux dilacéré. Les anciens attribuaient les accidens dont il s’agit à la lésion des tendons, des aponévroses, ou du périoste; mais l’anatomie pathologique a depuis long-temps détruit cette erreur.
Lorsque , durant une saignée, le sujet tombe en syncope, il faut suspendre le cours du sang et appliquer le bandage. On prévient cet accident chez les personnes faibles et craintives en les rassurant, en leur dérobant, autantque possible, la vue et l’odeur du sang; enfin, en ne faisant à la veine qu’une ouverture fort petite, par laquelle il ne sorte qu’un jet très mince de ce liquide. On a observé en effet que plus l’ouverture du vaisseau est large.
ET DES OPÉRATIONS QU’eLLE RECLAME.
et plus aussi la déperdition du sang est brusque, rapide, et promptement suivie de défaillances profondes : cette observation est mise à profit lorsqu’il s’agit d’alFaiblir promptement les sujets par la saignée.
Le défaut de parallélisme entre l’ouverture de la veine et celle des tégumens, ou le peu d’étendue de cette dernière, déterminent quelquefois l’extravasation du sang dans le tissu cellulaire voisin, et la formation d’une tumeur que l’on désigne sous le nom d’ecchymose lorsqu’elle est aplatie et peu saillante, et sous celui de trombus quand elle est plus volumineuse et mieux circonscrite. Cet accident, que l’on prévient en évitant les circonstances qui le produisent, est fort commun chez les sujets dont le tissu cellulaire est lâche et lamineux : une compresse trempée dans de l’eau froide ou dans de l’eau salée, suffit pour provoquer la prompte absorption du sang, surtout si l’on exerce sur la tumeur une compression médiocre.
L’ouverture de l’artère est un des accidens les plus graves de la saignée du bras. On reconnaît cette lésion au flot de sang vermeil qui jaillit tout-à-coup de la plaie et qui continue de sor^r en formant des saccades correspondantes au X puisa lions artérielles. En comprimant au-dessus de l’ouverture , ce jet s’apaise et le sang v eneux paraît seul; la pression exercée au-dessous donne, au contraire, de nouvelles forces à la sortie du liquide artériel. La plupart des auteurs conseillent alors l’emploi de plusieurs moyens qui n’ont d’autre but et en dernier résultat d’autre effet que de dissimuler le malheur qui vient d’arriver, et de mettre à couvert la réputation de l’opérateur. Mais les subterfuges de ce genre sont indignes du véritable chirurgien. Leur emploi n’aboutit