‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 21 sur 170 · LIV. I. CIIAP. II. DE L INFLAMMATION · texte numérisé non relu

LIV. I. CIIAP. II. DE L INFLAMMATION

desquels les cylindres étaient changés de main, de ma nière à former un entre-croisement et une sorte de nœud sur la compresse. Mais ce bandage est dilïicile à supporter, autant par la pression incommode qu’il exerce sur toute la tête, que par l’action directe et quelquefois très violente des nœuds qui le composent sur la région temporale. J’ai toujours vu l’hémorragie s’arrêter facilement et sûrement par Tapplication autour du crâne de quelques circulaires médiocrement serrés, et dont on prévient les dérangemens par un tour de bande sous le menton.

La physiologie pathologique et l’observation clinique ont démontré qu’en opposant aux inflammations des irritations artificielles , on diminuait souvent leur violence et l’on rendait leur guérison plus rapide ou plus complète. Les irrltans des membranes muqueuses gastro-intestinales et ceux de la peau sont fréquemment employés pour opérer ces eflets. L’usage des premiers , qui est tout médical, exige que les organes digestifs soient euxmêmes dans l’état de santés de manière à ce que leur stimulation ne développe pas en eux une phlogose intense et susceptible d’augmenter sympathiquement celle que l’on veut combattre. Quant aux révulsifs extérieurs ou cutanés, ils rentrent entièrement dans le domaine de la chirurgie, et consistent en des opérations plus ou moins délicates. Dans tous les cas , la révulsion , pour devenir avantageuse, doit être opérée, soit au début de l’inflammation, soit à son déclin ou lorsqu’elle passe à l’état chronique. Dans le premier cas, on y ajoute , si le sujet est vigoureux, les saignées générales et locales, ainsi que l’application des fomentations émollientes ou

rlu froid, et, afin de détourner plus sûrement la fluxion qui s’opère , on place le révulsif le plus puissant sur la région du corps la plus éloignée de la maladie. Dans le second, au contraire ^ la ♦phlogose étant ancienne et enracinée dans les organes, il faut opérer le plus près possible de son siège. C’est ainsi que dans les pneumonies et les pleurésies chroniques , ainsi que dans les arthrocaces, on place les vésicatoires, les cautères ou le moxa sur la peau qui recouvre la poitrine ou les articulations malades. Aux congestions commençantes il suffit d’opposer une irritation passagère et superficielle, mais vive et étendue, que l’on reproduit à volonté,* les inflammations chroniques , au contraire , doivent. être combattues par d’autres inflammations également profondes, durables, et accompagnées de suppuration abondante. Enfin, jamais les révulsions ne doivent être tentées durant la violence des inflammations aiguës : elles les accroîtraient au lieu de les faire cesser; et, avant d’y recourir , il faut toujours diminuer, à l’aide des évacuations sanguines, la violence de l’irritation que l’on veut combattre par leur moyen.

Parmi les révulsifs externes , un des plus salutaires consiste en des frictions pratiquées sur toute la surface du corps , ou seulement sur une de ses régions, soit avec la main nue, soit par des flanelles ou des brosses douces. Il faut alors frotter d^’une manière égale , sur de grandes surfaces; et assez fort pour que les tégumens rougissent, mais sans aller jusqu’à détacher l’épiderme et occasioner ainsi la vésication. Les frictions sont simples ou sèches lorsqu’elles sont faites avec les instrumens indiqués; elles sont humides, au contraire , quand on se propose de faire

A. Frictions.

JB. Acupuncture.

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