‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 27 sur 170 · C. De droite à gauche · texte numérisé non relu

C. De droite à gauche

D. Devant soi.’

11 est de.s circonstances oit l’on ne peut indifféremment exécuter les procédés <]ui viennent d’étre décrits.

8o LIV. I. CHAP. III. DES PPxODUITS DE l’iNFLAMMATION,

porté à donner à l’une d’elles la préférence sur les autres. Les incisions de dehors en dedans, au contraire, doivent être préférées toutes les fois qu’il importe de ne pénétrer qu’avec ménagement dans les tissus. Parmi elles, les incisions de gauche à droite et contre soi sont plus convenables que les deux autres, parcequ’elles permettent de tendre les parties transversalement devant le bistouri, et de diriger celui-ci avec plus de sûreté que si l’on opérait devant soi ou de droite à gauche. Ces dernières sont tellement désavantageuses, que, pour les éviter, il convient en général de changer le bistouri de main et de tendre convenablement les tissus avec la main droite.

Incision Quelquefois, afin d’éviter plus sûrement la blessure

après avoir fait *

«npiiàia peau, (jgg ovgaiies sous-jaceus, l’on prend la précaution de soulever la peau , de la détacher et d’en former un pli dont une extrémité est confiée à un aide, tandis que le chirurgien lui-même soutient l’autre de la main gauche. La lame du bistouri , portée perpendiculairement sur ce pli, le divise d’un seul trait jusqu’à sa base. Si l’incision est encore trop petite , l’aide saisit la lèvre de la plaie qui lui correspond, le chirurgien s’empare de l’autre, et l’instrument, porté dans l’angle de la division, la prolonge autant qu’il est nécessaire. Dans les occasions où les tégumens ne peuvent être soulevés , et où cependant il faut inciser avec beaucoup de circonspection, l’on tend les parties, et, promenant sur elles la lame d’un bistouri convexe, on divise leur épaisseur, couche par |:ouche, de manière à ne jamais pénétrer qu’à de très petites

ffl eu dédolanl. profondeurs à la fois. Lorsqu’il s’agit enfin de pénétrer avec d’extrêmes précautions un organe dont la lésion serait dangereuse,, comme dans l’opération de la hernie.

ET DES OPÉRATIONS Qu’iLS RECLAMENT. 8l

nîaîres, on saisit avec des pinces à disséquer de petites portions de tissu cellulaire qui sont successivement soulevées et coupées avec le bistouri porté sur elles en dédolant. ^

Souvent , afin de mieux découvrir certaines parties, il est nécessaire de diviser les tégumens en plusieurs sens. Alors, la première incision étant faite, si l’on coupe chacun de ses Lords perpendiculairement à sa direction , il en résulte une incision cruciale. En ne divisant , au

contraire, que rune des lèvres de la plaie, on lui donne la forme d’un T. Ces sections secondaires se font quelquefois en soulevant la lèvre qui doit en être le siège , et en la traversant à sa base avec le bistouri, au moyen duquel on la coupe jusqu’à son bord libre. D’autres fois, la division commence à ce bord et se termine à la base de la lèvre dont il s’a2;lt. Enfin, si l’on réunit deux incisions en un meme point, la piaie qui en résultera aura la figure d’un L ou d’un V. Plus il y a, dans ces cas, de lambeaux, plus ensuite la réunion de la plaie est difficile; c’est pourquoi l’on doit en général préférer^ dans les opérations , les incisions en V ou en T, aux divisions cru ciales, qui sont plus compliquées, sans permettre beaucoup mieux de découvrir les tumeurs , les caries et les autres lésions à l’occasion desquelles on les pratique. Les incisions elliptiques ne conviennent que lorsqu’on veut emporter des portions plus ou moins considérables de peau. s

Dans beaucoup de cas, il serait dangereux de porter la pointe du bistouri à nu dans les parties. On fait alors usage, ou de bistouris boutonnés dont l’extrémité ne peut blesser, ou de conducteurs qui reçoivent, couvrent 1. G

Incision* cruciales en T , eu V , eic.

Incisions faites sur

des condncteui's.

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