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testablement la même cause qui détermine les tumeurs pédiculées des tégument. Les unes et les autres, lorsqu’elles sont accessibles auxinstrumens, doivent être emportées, soit au moyen de ciseaux portés en dédolant sur leur pédicule, soit à l’aide de fils cir^s dont on étreint leur base. Le premier moyen est le plus rapide; le second, non moins sûr, est plus généralement employé, et convient mieux lorsque la tumeur est volumineuse, en ce qu’il prévient sûrement l’hémorragie. La ligature alors, composée ou d’un fil ciré ou d\m fil de soie , doit être fortement serrée: en étranglant les parties qu’elle embrasse, elle prive de nourriture le reste de la tumeur, qui se flétrit et tombe. Si une première ligature ne suffisait pas pour produire cet effet, et qu’elle laissât vivre le centre du pédicule, après avoir circulairement ulcéré sa circonférence, il faudrait en appliquer une autre par-dessus, ou continuer de la serrer à mesure que les tissus qu’elle embrasse diminuent de volume.
Continuant le travail désorganisateur dont elle est la source , l’inflammation , devenue chronique , altère de plus en plus les tissus, pervertit leur nutrition, et tantôt leur donne l’aspect et la texture des parties fibreuses , cartilagineuses, osseuses ou muqueuses normales; tantôt, au contraire, elle les transforme en matières et en tis?us nouveaux, plus ou moins denses, tels que les squirres, les cancers, les tissus mélaniques, tuberculeux, cérébriformes, etc. Caractérisé par une trame fibreuse , infiltrée d’un liquide séreux, le squirre, en se ramollissant, par la sécrétion de plus en plus considérable d’une matière pultacée , jaunâtre ou blanche, qui l’envahit et détruit son parenchyme, acquiert les caractères des tissus can-
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céreux et cérébriformes. Qu’une portion de la totalité de la tumeur prenne en se transformant une couleur noire, on lui donne le nom de mélaiiose. Que l’org^me soit comme infiltré de petits points blanchâtres, remplis de matière pul lacée et presque calcaire, on dit qu’il est tuberculeux. Dans tous les cas, ces matières étrangères augmentent de volume sous l’influence de la phlogose qui a déterminé leur première formation ; elles enva^hissent peu à peu tout l’organe, et devenant elles-mêmes une cause nouvelle et puissante d’k’ritation, elles y reproduisent un mouvement inflammatoire aigu qui le détruit, et qui souvent se propage au loin et occasiorie la mort. L’expérience n’a pas décidé encore jusqu’à quel point il faut que les transformations organiques anormales soient arrivées pour cesser d’être susceptibles de résolution, etpar conséquent de guérison complète sans opération chirurgicale. Ce que Ton peut établir de plus positif, c’est que le traitement antiphlogistique local et général doit être entrepris et continué avec persévérance toutes les fois que la constitution du sujet n’est point altérée, que la maladie ne semble pas encore prête à se terminer par ulcération, ou que celle-ci fait des progrès peu rapidejs et n’a pas exercé d’influence manifeste et dangereuse sur les principaux viscères. Dans ces occasions, des cancers déjà caractérisés ont cédé aux saignées et aux applications émollientes locales. Mais lorsque ces moyens, aidés des révulsifs, tels que les cautères établis au loin, etc., sont demeurés sans succès, et lorsque la maladie paraît être déjà au-dessus des ressources médicales, il faut procéder à l’extirpation des tissus nouveaux. Cette opération doit être tentée toutes les fois que la vie ne semble pas
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Règles géni-rales relatives
.uix extirpations.
déjà gravement compromise par Tirritation sympathique et Faltéralion îles principaux viscères.
Afin d’emporter méthodiquement les tumeurs cancéreuses ou autres, il faut, i°îes découvrir au moyen d’une division simple des tégumens, ou, si elles sont volumineuses, pratiquer sur elles des incisions cruciales , en T ou en V, suivant la disposition des parties , mais toujours en ménageant le plus possible la peau ; 2° laisser sur la tumeur et circonscrire avec soin les portions de tégumens qui sont altérées ou adhérentes à sa surface; 5" disséquer ensuite le tissu cellulaire environnant à grands coups, en ménageant les vaisseaux, les nerfs , les tendons et toutes !es parties importantes ; 4" si le tissu cellulaire est lâche et mou, et que la maladie soit bien circonscrite, on peut substituer à la dissection la déchirure faite avec le doigt promené autour de la tumeur; 5° lier les vaisseaux à mesure qu’on les divise ; 6° rechercher , après l’extirpation de la tumeur principale, si d’autres productions semblables, ou quelques portions de la première, ne seraient pas restées dans les parties; 7° nettoyer la plaie, achever la ligature des vaisseaux, rapprocher les tégumens au moyen d’emplâtres agglutinatifs , et placer un appareil composé de plumasseaux enduits de cérat, de compresses et d’un bandage approprié. îl faut procéder suivant les mêmes règles, soit que l’on ait affaire à un squirre, à un cancer, à une tumeur enkystée , à une loupe , ou enfin à des productions fongueuses nées de la profondeur de nos par lies. Dans ce dernier cas seulement , il importe presque toujours de désorganiser, avec le cautère actuel, les lieux d’où naissait la tumeur, afin de prévenir sa récidive.
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Les opérations de ce genre, les plus imporlantes, seront décrites plus loin en particulier.
L’excès d’inflammation a souvent pour résultat la mort des parties qui en sont le siège : c’est ce que Ton nomme gangrène. Lorsque les parties gangrénées se racornissent en-'devenant plus denses et plus solides, on dit que la gangrène est 6'èc/i6.‘ elle est appelée Aumti/e, au contraire, quand les tissus sont infiltrés de sucs, et que leur mortification est accompagnée de ramollissement. La cause la plus gé-nérale de la gangrène est la trop grande violence du mouvement inflammatoire. La faiblesse y dispose les sujets, parceque les tissus peu vivans et peu énergiques ne sauraient supporter, sans se désorganiser, une inflammation très vive. L’altération du sang dans le scorbut est, par la même raison , une cause prédisposante de la gangrène. La compression et l’étranglement des tissus phlogosés déterminent constamment leur mortification, lorsque l’art ne vient pas au secours de la nature. Enfin, certains principes, tels que celui de la pustule maligne et du charbon, le venin de la vipère et le seigle ergoté , déterminent des inflammations auxquelles la gangrène succède presque toujours.
C’est à l’influence de quelques unes de ces causes sur la marche etles effets de l’inflammation qufil faut attribuer les phlegmasies appelées gangréneuses par les auteurs. Ce que M. Richerand a dit, à ce sujet , soit de l’équilibre rompu entre les forces générales et les forces locales, soit des effets que produit la trop grande intensité de la phlogose locale comparée à celle de la réaction générale, est entièrement hypothétique; les conséquences qu’il a déduites de ces principes, doivent être considérés comme
6“ pRontJtT.
(jlaiigi'ène,
C’esl à riiifluencc de causes faciles à recoiiuaîlre et à détfci'iiiiner , qu’il faut rapporter les iidlanimatiom gangréneuses des auteurs.
C’esl à cuiiibaltre ces causes que consiste le traitement de ces maladies.
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des jeux d’une imagination toujours féconde en physiologie , et seraient d’une application éminemment dangereuse à la pratique.
Tout ce que le praticien doit faire, afin de prévenir ou de borner la gangrène dans les inffammations, consiste, d’une part , à diminuer la violence de celle ci , de l’autre à combattre les causes locales et générales qui tendent à provoquer la mortification. Ainsi , dans les furoncles et les anthrax, des incisions largement et profondément pratiquées arrêteront sûrement les ravages de la maladie. Dans le charbon et la pustule maligne, caractérisés par une tumeur dure, brûlante, d’une couleur brunâtre , recouverte à son centre de phlyctènes rem plies de sérosité citrine , et bientôt couronnée par une escarre grisâtre ou noirâtre, dont la circonférence s’étend au loin ; dans ces maladies terribles par leurs ravages , il faut promptement porter le cautère actuel sur le milieu de la tumeur , v désorganiser la cause excitatrice de la phlogose , et provoquer , dans les tissus , un mode plus salutaire d’inflammation. Le sujet esl-ii scorbutique? at-il fait usage du seigle ergoté ? en même temps que l’on recouvre la partie enflammée de topiques appropriés à la violence des accidens dont elle est le siège, il faut re venir à des alimens de meilleure nature, et employer quelques substances médicamenteuses qui agissent en modifiant l’état des viscères. Si , dans tous ces cas , le sujet est faî’ble, le pouls petit et lent, le visage pâle et amaigri ; si aucun signe d’irritation gastro-intestinale ne se manifeste, on peut, sans hésiter, administrer à l’intérieur des toniques propres à relever, h soutenir les actions vitales. Dans les cas contraires , ces médications
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ne conviennent jamais. Enfin , lorsque la gangrène est le résultat d’un excès d’inflammation aiguë, c’est par les antiphlogistiques locaux et généraux qu’il faut, jusqu’au dernier moment , combattre les accidens qui tendent à la produire.
La gangrène est-elle déclarée ? après s’être étendue plus ou moins loin, elle borne ses ravages; un cercle inflammatoire entoure les parties mortifiées. Celles-ci se détachent, tombent, et laissent à découvert une plaie vermeille qui tend à se cicatriser. Lorsque la maladie est légère , le chirurgien peut abandonner ce travail à la nature, se bornant à seconder et à favoriser ses efforts par de bons alimens, par des pansemens fréquemment réitérés. 11 préviendra la résorption des matières putrides au moyen de scarifications , qui ouvrent une voie à l’écoulement des humeurs , et de paudres d’écorce de chêne ou de quinquina , qui les absorbent. Des liqueurs stimulantes , telles que le vin et l’alcool camphrés , soutiennent et excitent l’action éliminatoire des chairs voisines. Enfin, les parties gangrénées superficielles sont emportées avec des ciseaux et des pinces, jusque tout près des tissus vivans. Si la mortification comprend l’épaisseur entière d’un membre, elle constitue le sphacèLe, et l’amputation au-dessus des parties gangrenées doit être exécutée au moment où le cercle inflammatoire a marqué les limites du mal.
Traileiiieiit local.
Variations «Dire la définition (jiie les auteurs ont donnée des plaies et des ulcèi'PS.
CHAPITPiE lY.
DES SüEUTiülNS t)K CÜWTJNUITE ET DES OPERATIONS NECESSAIRES